Le combat, un seul combat
Dans l’histoire récente d’Haïti, les divergences politiques ont souvent été utilisées comme armes pour diviser le peuple et l’empêcher d’atteindre un consensus national. Pourtant, l’heure n’est plus aux querelles stériles. Aujourd’hui, il nous faut de l’altitude, une vision au-dessus des intérêts partisans et des calculs mesquins. Deux points doivent réunir la nation entière.
1. Refuser les élections imposées par un secteur
Le premier point d’accord incontournable est le rejet catégorique de toute élection organisée en violation de la Constitution de 1987, et surtout sans tenir compte des priorités vitales du peuple haïtien.
Ces élections, voulues par un secteur minoritaire mais puissant, ne visent qu’un seul objectif : confisquer le pouvoir pour perpétuer une politique destructrice contre la majorité souffrante. Accepter ce simulacre reviendrait à cautionner la reproduction du système d’exclusion qui a plongé Haïti dans la misère, l’insécurité et la dépendance.
2. Une entente sur l’après-7 février 2026
Le second point d’entente doit porter sur l’alternative nationale face au CPT et au gouvernement actuel.
La date du 7 février 2026 est une échéance incontournable. Ce jour-là, il ne saurait être question de prorogation, ni de prolongation, ni d’arrangement douteux.
Quel qu’en soit le format de la transition – conseil présidentiel, gouvernement provisoire, assemblée nationale de refondation – une seule exigence demeure : tous doivent partir à la date butoir.
Le CPT et le gouvernement, imposés par un secteur politique avec l’appui d’une partie de l’international, notamment la CARICOM, ne peuvent prétendre rester au-delà de leur mandat limité.
3. L’urgence d’un sursaut national
Le peuple haïtien doit comprendre qu’il n’y a qu’un seul combat :
• Reprendre en main son destin.
• Mettre fin aux manipulations étrangères et locales.
• Ouvrir la voie à une véritable refondation nationale.
Cette lutte dépasse les partis et les clivages idéologiques. Elle concerne la survie même de la nation et l’avenir des générations futures.
Conclusion :
Il est temps de dire assez.
Assez d’un pouvoir confisqué.
Assez de mandats imposés.
Assez d’arrangements qui étouffent la souveraineté nationale.
Le 7 février 2026 doit marquer le début d’une ère nouvelle.
Un seul mot d’ordre :
Fòk nou alèz lakay nou. Nou ka alèz lakay nou.
Auguste D’Meza
Président
Fòs Chanjman Nasyonal
