Depuis 1986, Haïti vit enfermée dans un régime de paroles. Discours sur la démocratie, promesses de rupture, proclamations d’État de droit : tout a été dit, souvent avec emphase, rarement avec efficacité. Plus de trente ans plus tard, la réalité s’impose brutalement. Le langage politique haïtien s’est autonomisé de l’action, créant une illusion permanente de gouvernance. Comme l’avait déjà compris Aristote, la
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