M. (Mme) l’étranger(ère) vous avez le genou sur notre cou. M. (Mme) l’étranger(ère) laissez-nous respirer pour que nous reprenions nos forces. M. (Mme) l’étranger(ère) nous savons -- certainement mieux que vous -- le profil des dirigeants dont Haïti a besoin.
Durant le dernier trimestre de 2021 (25 septembre 2021), une conférence (sommet) a été tenue aux États-Unis par les nations « unies » contre Haïti et la semaine dernière, le Canada a continué les mêmes simagrées -- juste pour détourner l’attention des citoyens du pays qui s’affairent à rechercher une solution à la crise haïtienne. Cette décision ne semble pas être tout à fait canadienne (pure perception -- mais nous concevons que ce que nous percevons n’est pas toujours correct).
Ce n’est pas la première fois que l’ingérence des pays du Nord se fait à travers des « tweets », des missions, des résolutions, des déclarations, des nominations, des conférences, des envoyés (« envois » ou « renvois ») …et malheureusement ces pays trouvent toujours une audience prête à les applaudir ou à les supporter.
M. (Mme) l’étranger(ère), cessez d’étrangler notre petit pays. Vous n’aimez pas Haïti alors laissez le pays respirer en paix et abandonnez vos « prises en charge » -- vos activités hostiles, malveillantes, et trompeuses entreprises pour plonger Haïti dans l’abîme. Vous n’avez pas la décence de manœuvrer discrètement-- dans la clandestinité -- car vous révélez au grand jour et volontairement vos manipulations. Quelle indécence! Gouvernements « exogènes » qui asphyxient Haïti, un peu de gêne, nous vous exhortons ! Haïti a besoin d’oxygène !
L’ingérence, qu’elle soit en Ukraine ou en Haïti, est blâmable ! Alors pourquoi cette attitude « deux poids et deux mesures » affichée par la communauté internationale ?
Haïti vous demande de le traiter avec respect. Aimeriez-vous que vos gouvernements respectifs reçoivent des dictats d’un autre gouvernement ? Pour une fois, dans le secret de vos cœurs endurcis, ténébreux et pervertis, répondez… sans hypocrisie.
Malheur à ceux qui pensent qu’un émissaire étranger peut se convertir en défenseur du pays ou se métamorphoser en militant national ! L’étranger est et reste toujours étranger au bien d’un pays étranger parce que trop concentré sur ses propres intérêts et sur ceux « impropres » de son pays. Et c’est normal ! Mais là où le bât blesse, c’est que bien souvent en cherchant ce qui est bon pour lui et son pays tous les « coups » sont bons. En effet, du même coup, il peut supporter les malfrats -- les créer même -- et éliminer les leaders dévoués à la cause nationale pourvu que ça favorise le plan qu’il a forgé pour répondre aux désirs de son pays. Ainsi il piétine, humilie et détruit tout un peuple pour atteindre ses objectifs. C’est inhumain ! Et malheureusement, ce n’est pas demain la veille que les grands changeront. Ce qu’ils veulent faire en Ukraine, il y a longtemps qu’ils l’infligent à Haïti. Mais l’attitude est toutefois différente… toujours par hypocrisie…
Malheur aussi à ceux qui croient que l’étranger vient seulement de l’extérieur. Un étranger est aussi l’autochtone qui, imposé par l’Internationale pour accomplir sa sale besogne, fait tout pour lui plaire ; à cause de la sécheresse qui l’envahit, il ignore volontairement les souffrances, les cris de détresse que poussent ceux qui sont de la même terre. Oui l’étranger est ce vulgaire, ce « terre à terre » qui n’arrive pas à s’élever, à se placer au-dessus de ses bas instincts (goût du pouvoir, de l’argent, de l’alcool, de la débauche etc.…) qui traîne par terre comme un serpent juste pour baiser les talons de « l’étranger ».
Haïti est devenu un État failli parce que justement les Etats, qui lui imposent des dirigeants comportant toutes ces failles, ont failli. Ils ont échoué piteusement parce que leurs intérêts les aveuglent et le cerveau des leaders est totalement brouillé ; ainsi ils ne voient ni ne comprennent que notre pays, Haïti, est unique et les projets « uni pays/one project fits all » ne lui siéent pas.
M. (Mme) l’étranger(ère), de grâce, et pour une fois, ayez la grâce de vous retirer de notre scène politique ; acceptez votre défaite et reconnaissez que vous n’êtes pas à votre place… sans hypocrisie. Pervers (e), vous avez placé des épines, des pièges sur la voie du peuple ; mais les vrais citoyens se sont gardés et se sont éloignés. Ce que vous redoutez le plus et sur le chemin duquel vous avez érigé des murs est enfin arrivé : La muraille est tombée ! Les Haïtiens conséquents ont compris que la cohésion peut aplanir les obstacles, ils ont aussi saisi que l’union est la force qui leur permet de casser le genou que vous mettez sur leur cou, cette force qui les aide à redresser l’échine, à ne pas ramper comme les caméléons -- il y en a plein au timon des affaires. Depuis environ un an, les haïtiens-oui il y en a encore- travaillent sans arrêt à rechercher une solution à la crise haïtienne. Ils ont fait du chemin depuis et avec beaucoup d’enthousiasme, la population se réjouit des interventions et des débats retransmis sur les ondes des stations de la capitale et même en dehors du pays. Le peuple prend une bouffée d’air sain dans cet état malsain que vous avez contribué à engendrer. Cet engouement, nous ne l’avons jamais ressenti avec les élections/sélections dont vous êtes les géniteurs. On eût dit que les habitants du pays se réveillent pour reprendre en main leur destinée. Alors observez et apprenez !
M. (Mme) l’étranger(ère), ne nous irritez pas ! Collaborez en restant loin de nos affaires internes. L’ingérence est comme le vinaigre pour les dents ou la fumée pour les yeux. Elle dérange parce que nuisible ! L’ingérence est abominable et condamnable. Pour vraiment coopérer, cherchez la voie de la droiture et là vous rencontrerez des citoyens capables et désireux de redresser le pays ; ces derniers vous expliqueront la conduite à tenir pour que le pays se relève !
M. (Mme) l’étranger(ère), nous arriverons à enlever définitivement le genou sur notre cou parce que nous avons emprunté la route de la recherche pour une solution à la crise -- dans l’union et la paix. M. (Mme) l’étranger(ère) laissez-nous respirer pour que nous reprenions nos forces… M. (Mme) l’étranger(ère), nous connaissons bien le profil des dirigeants dont HAÏTI a besoin -- parce que nous sommes HAÏTIENS.
Dr. Winie E. Robin
camelotlancelot@yahoo.com
Conférence Nationale : Sauver Haïti (FB)