Malou Beauvoir et James Germain à l’ouverture du festival « Photoville » à New York ce week-end

Publié le 2021-09-17 | lenouvelliste.com

Les rendez-vous avec la culture haïtienne ne manquent pas cette semaine à New York. Après le concert d’Erol Josué au Lincoln Center le dimanche 12 septembre 2021, les artistes Malou Beauvoir et James Germain se produiront ce samedi 18 septembre  à l'ouverture de la 10e édition du festival  baptisé « Photoville » qui se tiendra au Brooklyn Bridge Park, du 18 septembre au 2 décembre 2021. À l'initiative de l’organisme « Haiti Cultural Exchange », les deux artistes dont la complicité est connue et dont le travail se passe de présentation offrent une prestation commune dont le dénominateur n’est autre que Haïti et la musique haïtienne.

Au début, Photoville était un festival de photos. « Il s’agit d’une grande exposition où des photos prises partout à travers le monde sont préalablement sélectionnées puis exposées.  Ce sont surtout et avant tout des photos tournées vers le social et dont l’engagement du photographe se voit dès le premier regard », souligne Régine Roumain, directrice et fondatrice de Haïti Cultural Exchange. Cet organisme a été créé en 2009, avec lequel le festival « Photoville » a établi un partenariat depuis maintenant deux ans. Elle nous confirme par la même occasion que la prestation de Malou Beauvoir et de James Germain cadre avec la mission de « Haiti Cultural Exchange » qui consiste à promouvoir, présenter et développer la culture haïtienne. Elle est sans équivoque un des fruits dudit partenariat.

Selon madame Roumain, cette 10e édition de « Photoville » est une bonne occasion de mettre des artistes comme Malou Beauvoir et James Germain sur scène : « Nous avons présenté plusieurs Haïtiens, y compris certains de la diaspora depuis notre fondation en 2009. La reprise des événements en présentiel depuis la Covid-19 était une occasion idéale de mettre ces deux artistes à l'affiche comme on le voulait depuis un moment », explique-t-elle avec sympathie et conviction dans la voix. Elle croit qu’avec la situation qui prévaut en Haïti, il est encore plus important de refléter le côté positif et enrichissant de la culture haïtienne.

Position partagée par les deux artistes chargés d’apporter la musique haïtienne aux participants du festival Photoville ce samedi. Pour la native de Chicago, représenter Haïti et offrir le culturel haïtien au monde est un privilège. « Avec la confusion de ces dernières années, je me considère chanceuse d'apporter mon énergie de cette manière: musicalement et culturellement. Avec un message-clé, celui qu'Haïti est là, et que nous sommes forts, que nos racines sont solides [...] C’est définitivement un privilège de pouvoir parler de nos racines, mes racines” fait-elle savoir. Par ailleurs, madame Beauvoir nous apprend que le spectacle de samedi est baptisé « Cri de la liberté ». Un nom reflétant notre réalité car, selon elle, le pays a besoin du soutien de tous les Haïtiens et de solidarité, en ce moment. « Nous espérons qu’avec nos mots, nos chants, nous pourrons rassembler des personnalités de différentes croyances, différents horizons autour d'Haïti. Et surtout montrer à l’international qu'Haïti est toujours en place, toujours solide malgré nos catastrophes », ajoute t-elle, soulignant que l’on doit s’ouvrir au monde et collaborer et surtout d’accepter le soutien et l’amour que les autres nous portent.

La voix du titre « Wongol » confie que son engagement en tant qu'artiste est de montrer qu'Haïti d’une autre manière car le pays est riche culturellement et au niveau de notre patrimoine. « Par-dessus tout, nous avons de l’amour, de la beauté, de la richesse que nous ne pouvons exprimer qu'à travers la musique et l’art ». Pour lui, cette prestation commune avec Malou Beauvoir et le fait que la prestation ait été arrangée par une Haïtienne est un bel exemple d’union. Selon ses dires, il est important que la lumière soit fait sur ces Haïtiens qui travaillent d’arrache-pied pour pousser la culture haïtienne en terre étrangère: “ C’est une chance de mettre la musique et la culture haïtienne en moyenne [...] cela développe une solidarité ou l’exemple est donné », souligne l’artiste, spécifiant qu’avec tout ce qui arrive au pays, son travail est de défendre nos couleurs et de montrer la richesse d'Haïti. Il affirme que l’artiste n’a pas à vendre la misère, la pauvreté, la souffrance mais plutôt à apporter de la positivité et de l’espoir.

À côté de Malou Beauvoir et de James Germain qui ouvre la soirée des festivités à l’ouverture de « Photoville », il y aura de nombreuses performances parmi lesquelles celles de l’artiste haitiano-américaine Anju Hyppolite qui assurera un monologue. Lequel a découlé de la résidence artistique « Lakou nou » réalisée par Haiti Cultural Exchange. Elle y avait pris part en 2021. Sa performance débutera vers 4h 30 p.m. alors que Malou Beauvoir et James Germain, qui, soit dit en passant, travaillent actuellement sur un projet commun, se produiront à 6h p.m.



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