Tentative de coup d’État: les 23 personnes arrêtées ont été prises dans une souricière, estime Himmler Rébu

Publié le 2021-02-19 | Le Nouvelliste

L’ancien colonel Himmler Rébu s’est exprimé sur l’arrestation de 23 personnes accusées de tentative de coup d’État et de complot contre la sûreté de l’Etat. Parmi les individus arrêtés, figuraient un juge à la Cour de cassation, libéré depuis, une inspectrice générale de la police. De l’avis d’Himmler Rébu, les personnes arrêtées ont été prises dans une souricière. « Il s’agit d’un film orchestré par quelqu’un de très brillant. L’auteur avait même fixé la date limite de la diffusion du film le 7 février 2021. Il est très brillant en matière de communication sociale et politique. Les personnes arrêtées mentiraient si elles affirmaient qu’elles ne s’attendaient pas à prendre le pouvoir. Elles sont entrées dans une souricière », analyse l'ancien haut gradé de l'armée 

Pour l'homme politique, les concernés sont rentrés dans le jeu parce qu’ils croyaient que cela allait marcher. « Ils croyaient que cela allait évincer le président du pouvoir. Il y a eu une sorte de course pour le pouvoir. Dans les notes vocales circulant sur la Toile, on peut écouter les acteurs qui décident de quel groupe de personnes doit être présent ou non », poursuit-il.

Toutefois, Himmler Rébu rejette la thèse de la participation des personnes arrêtées dans une tentative de coup d’État. « Est-ce qu’ils étaient dans un coup d’État? La réponse est non. Ces gens ont été manipulés. Ils étaient des figurants dans le film. Ils n’avaient aucune décision sur l’affaire. Ceci est tellement vrai que le président a failli cracher le morceau quand il avait déclaré la veille qu’on ne peut pas l’assassiner. Il préparait le scénario depuis un certain temps. Il a utilisé cette stratégie pour se sortir d’une situation en affaiblissant ses opposants. Il s'est affiché en victime pour s’attirer de la sympathie », fait-il remarquer. 

De l’avis d’Himmler Rébu, l’artisan du film a plus de culpabilité que les personnes arrêtées. « Celui-ci a mis des citoyens dans une situation déplorable. C’est une violation de leur conscience. Quand un coup d’État est planifié contre quelqu’un, il est la dernière personne à être mise au courant de l’affaire.  [...] À la place du palais, je n’aurais pas fait circuler les conversations. Cela montre qu’on a affaire à un jeu de dupes. De plus, ces derniers impliquent des infrastructures politico-étrangères. Ce qui ne sera pas sans conséquence », prévient-il. 

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