Jovenel Moïse nomme un CEP pour organiser les élections et un référendum pour une nouvelle Constitution

Publié le 2020-09-18 | lenouvelliste.com

Le président de la République a nommé le vendredi 18 septembre 2020 un Conseil électoral provisoire de neuf membres avec pour mission d’ « Organiser le référendum constitutionnel afin de doter le pays d’une nouvelle Constitution et d’organiser les élections locales, municipales, législatives et présidentielle. »

Alors que le pays n’a même pas encore digéré la dernière sortie fracassante de l’ambassade américaine appelant à la formation d’un Conseil électoral avec des « membres ayant une réputation d'intégrité, d'honnêteté et de compétence pour organiser un processus électoral libre et juste » tout en menaçant ceux qui s’opposent à ce projet, le président de la République a nommé par arrêté présidentiel les neuf personnes, les unes moins connues que les autres, qui constituent le nouveau CEP.
 
« Sont nommés membres du Conseil Électoral Provisoire les citoyens dont les noms suivent :
1.- Monsieur Louis Arlext NOËL, Représentant du secteur des Handicapés ;
2.- Madame Nadia JULES AMÉDÉE, Représentante des secteurs Paysan / Coopérative ;
3.- Madame Guylande MÉSADIEU, Représentante du secteur des Droits Humains ;
4.- Monsieur Antonio DÉTIL, Représentant du secteur de la Jeunesse ;
5.- Monsieur Patrick NUMAS, Représentant du secteur Syndicat ;
6.- Madame Esperancia CÉSAR, Représentante de la Diaspora ;
7.- Madame Josette MACILLON, Représentante des Organisations de Femmes ;
8.- Révérend Guy ROMÉUS, Représentant des Cultes Réformés ;
9.- Madame Marie Rosemène JOSEPH PIERRE, Représentante du culte Vaudou », selon l’article 1er de l’arrêté.

Ce nouveau Conseil électoral provisoire a pour mandat, selon l’article 2 de l’arrêté, d’ « Organiser le référendum constitutionnel afin de doter le pays d’une nouvelle Constitution ; d’organiser les élections locales, municipales, législatives et présidentielle et d’organiser les élections pour tous autres postes vacants ou qui pourraient le devenir en attendant. »

Cet arrêté souligne que cette décision a été prise en Conseil des ministres et porte les signatures du chef de l’Etat, du Premier ministre et des autres ministres du gouvernement. 



Réagir à cet article