Fêter ses 122 ans au temps du Covid-19, la peur ne doit pas gagner

Publié le 2020-04-30 | Le Nouvelliste

Ce 1er mai 2020 ramène le 122e anniversaire du journal Le Nouvelliste. 

122 ans. 

Pour marquer la date, il n’y aura ni journée portes ouvertes, ni célébration marquante.

Les obligations de distanciation en vigueur nous les interdisent. 

Pour rester en santé, il faut s’éloigner les uns des autres. Éloignons-nous, pour mieux nous retrouver demain.

Cela dit, nous nous sentons proches de vous, fidèles lecteurs, comme jamais. En dépit de tout. 

Acceptez nos vœux les meilleurs pour la nouvelle année qui commence.

En ces temps de pandémie, merci à nos abonnés, à nos commanditaires, à nos lecteurs, à nos collaborateurs, à nos journalistes, à nos employés. 

Toute la rédaction s’associe à la direction du Nouvelliste, à Max E. Chauvet et à Pierre Chauvet Fils, les propriétaires, pour vous assurer, encore une fois, des meilleurs sentiments de Le Nouvelliste, votre journal.

Le Nouvelliste, tout au long de son existence, a connu toutes sortes de situations. Les unes plus difficiles que les autres, dans un pays abonné aux catastrophes et malade en permanence du mauvais génie de ses responsables. 

Cette fois, nous sommes devant l’inconnu. L’inconnu parfait et absolu. Il n’y a aucune référence, aucune expérience passée qui peut nous aider à trouver le bon chemin. La terre entière expérimente au jour le jour le Covid-19. Tout le monde tâtonne. 

Haïti n’échappe pas au climat ambiant. À la sauce haïtienne certes, mais nous aussi nous observons, guettons, appréhendons l’avancée de la maladie nouvelle.

Plus que le nombre des morts pays par pays, c’est la peur qui tétanise. La faiblesse des réponses, les moyens de la riposte, les défenses imparfaites alimentent cette peur. C’est un cercle infernal.

Pour ajouter à l’incertitude, on se demande, en cette veille de la fête du Travail et de l’Agriculture, si nous avons pris les mesures de confinement et d’état d’urgence sanitaire trop tôt ou si nous ne sommes pas en train de revenir à la normale trop vite. Vaste dilemme.

Dans un pays rétif à la science, les prévisions des scientifiques sont mal interprétées ou mal comprises. Cela ajoute à l’incrédulité et au scepticisme ambiant.

Reste le gros bon sens : prekosyon pa kapon ; le mal existe.

Pour un journal né en 1898, dans le papier, l’encre et les lettres en plomb, le Covid-19 traîne une réputation d’assassin de vieux qui inquiète plus que tout. Le coronavirus bouscule le monde ancien pour faire place à une société nouvelle où le numérique est appelé à prendre de plus en plus de place.

Ce n’est pas seulement le monde de la presse écrite qui doit s’interroger sur l’avenir qui nous attend dans le monde de l’après Covid-19. Chaque secteur, de l’éducation à la banque, du tourisme à la manufacture, du commerce à la restauration ; chaque entrepreneur doit imaginer comment s’intégrer dans les prochains schémas de production et de consommation, de transport et de distribution. Vaste défi.

Demain sera comme hier, pensent les optimistes. Demain devra s’adapter pour ne pas être comme hier, réclament les visionnaires. 

Le Nouvelliste imagine son demain. Vous devez en faire pareil, chacun en ce qui le concerne. La pause du coronavirus doit au moins servir à cette quête.

Dans cette maison des Guillaume Chéraquit, Henri Chauvet, Oswald Durand, Léon Laleau, Lucien Montas, Carlo Désinor et autres, depuis le XIXe siècle, on traite les épidémies à la Une du journal : grippe espagnole, petite vérole, dysenterie, diphtérie, typhus, tuberculose, polio, méningite, conjonctivite, sida, choléra, nos pages ont tout vu. Le Nouvelliste a toujours accompagné de ses conseils en ces moments difficiles et fait le décompte de nos malheurs.

S’il y a une leçon que de direction en direction, de rédacteur en chef en rédacteur en chef, de journalistes en journalistes, tous les collaborateurs du journal ont tous retenu de toutes les crises : n’ayez pas peur, surmontez vos craintes, demain s’annonce meilleur.

Bon 122e anniversaire à tous. 

Frantz Duval
Auteur
Ses derniers articles

Réagir à cet article

Nous avons remarqué que vous utilisez un bloqueur de publicité.

Notre contenu vous est présenté gratuitement à cause de nos annonceurs. Pour continuer à profiter de notre contenu, désactivez votre bloqueur de publicité.

C'est éteint maintenant Comment désactiver mon bloqueur de publicité?

How to disable your ad blocker for our site:

Adblock / Adblock Plus
  • Click on the AdBlock / AdBlock Plus icon on the top right of your browser.
  • Click “Don’t run on pages on this domain.” OR “Enabled on this site.”
  • Close this help box and click "It's off now".
Firefox Tracking Prevention
  • If you are Private Browsing in Firefox, "Tracking Protection" may casue the adblock notice to show. It can be temporarily disabled by clicking the "shield" icon in the address bar.
  • Close this help box and click "It's off now".
Ghostery
  • Click the Ghostery icon on your browser.
  • In Ghostery versions < 6.0 click “Whitelist site.” in version 6.0 click “Trust site.”
  • Close this help box and click "It's off now".
uBlock / uBlock Origin
  • Click the uBlock / uBlock Origin icon on your browser.
  • Click the “power” button in the menu that appears to whitelist the current website
  • Close this help box and click "It's off now".