Bientôt une banque agricole

Publié le 2019-11-29 | lenouvelliste.com

En marge de la cérémonie du lancement de financement de 49 coopératives agricoles par la BNC, Jovenel Moïse a annoncé la création de la Banque nationale de développement agricole (BNDA). Un outil qui, selon lui, favorisera le développement du secteur de l’agriculture. « Il y a un projet de banque agricole qui jaunit dans les tiroirs depuis 1987. Personne n’a eu assez de courage pour le mettre à exécution. Je l’ai retiré des tiroirs. Le conseil d’administration de la Banque nationale du développement agricole (BNDA) sera dirigé par le ministre des Finances. Il sera ensuite composé des ministres de l’Agriculture, de la Planification, du gouverneur de la banque centrale et d’un représentant du secteur agricole. Je les ai déjà désignés. Le conseil aura à désigner un directeur général. Je vous assure que le directeur général sera nommé par arrêté très bientôt », assure-t-il.

Selon le président, les 95 bureaux agricoles communaux (BAC) serviront de succursales à la BNDA. « Il y aura des jeunes officiers de crédit chargés d’étudier les projets soumis par les agriculteurs pour l’octroi de crédit. Si le dossier dépasse les compétences de l’officier de crédit, un cadre de la banque à Port-au-Prince devra se rendre à la succursale communale pour étudier le dossier pour vérifier s’il est lié à la circulaire 113 de la BRH », explique-t-il. 

Jovenel Moïse a indiqué que la BNDA va pouvoir disposer des biens de la Banque nationale de développement agricole et industrielle (BNDAI). De plus, assure-t-il, un montant de 500 millions de gourdes issu du ministère des Finances lui sera alloué comme fonds de départ. Le chef de l’État a assuré que d’autres fonds seraient disponibles pour la banque. « Nous pouvons par exemple avoir recours à la titrisation », a-t-il ajouté.

Avant d’annoncer la création de la BNDA, le président Moïse avait déploré que seulement 1% du portefeuille de crédit est alloué au secteur agricole. En revanche, avance-t-il, ce secteur représente 25% du PIB. « Environ 6 millions d’habitants travaillent dans l’agriculture. Ce secteur ne peut pas se développer avec seulement 1% du portefeuille de crédit », informe le chef de l’État.



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