Depuis le Canada, Marc Sony Ricot écrit au Nouvelliste comme on garde un fil tendu entre deux rives. Collaborateur de notre quotidien centenaire, il pose sur l’exil, la mémoire, la langue et les petits gestes du quotidien un regard nourri de ce qui demeure, malgré la distance.
Le voyage ne déplace pas seulement le corps. Il transforme aussi les mots et la manière de raconter.
Le Québec, pour moi, n’a pas été qu’une terre d’accueil administrative. On parle souvent, et c’est
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