à Anaïse Chavenet
Je voudrais faire, ici, un éloge de l’alphabet. Je ne parle pas de littérature mais du simple fait de pouvoir exprimer, avec vingt-six lettres lumineuses, des sentiments personnels si complexes que nous n’arrivons pas toujours à les comprendre nous-mêmes. Je suis encore étonné, après une vie commune avec ces mystérieux signes, d’ignorer presque tout de ces petites princesses et duchesses (voyelles et consonnes) qui structurent notre sensibilité.
À part leur sonorité et leur forme, si différentes l’une de l’autre
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