C’est un euphémisme d’affirmer que l’État haïtien se désengage de l’espace public. Ce désengagement a favorisé l’émergence d’un ordre parallèle dirigé par des acteurs privés et des bandits notoires aux ressources substantielles. Dans ce contexte, les dynamiques de privatisation, de la concentration du marché et d’intervention d’organismes étrangers ne se confinent pas à l’économie, mais aussi s’étendent à la régulation de la société et à l’instrumentalisation de la violence. L’incapacité de l’État à fournir des services de base aux citoyens et à exercer le monopole de la violence légitime au sens de Webber permet à des acteurs privés de porter le corset d’autorité administrative dans les territoires de non droit en enchevêtrant leurs activités criminelles dans l’économie (FMI, 2025). On assiste à une reconfiguration du pouvoir qui entraine des territoires parcellisés où la gouvernance informelle fait ombre à l’autorité de l’État.
Ce texte fait suite aux deux (2) précédents articles portant sur la violence. Il analyse les interactions entre élites économiques, acteurs politiques et groupes armés, la criminalisation des milieux économiques, ainsi que les effets de ces coalisions malveillantes sur la violence structurelle et la marginalisation des communautés vulnérables.
Criminalisation des milieux économiques et financiers
Fritz A. Jean a établi trois (3) catégories d’acteurs économiques : élites traditionnelles, entrepreneurs-politiciens, grands commis de l’État (2019). Ils participent au processus de captation des ressources publiques, instrumentalisent la violence à des fins d’enrichissement et contribuent à la patrimonialisation de l’État (Jean, 2019). Les élites utilisent toutes formes de violence (corruption des agents publics, instrumentalisation des gangs) pour protéger leurs investissements et écraser la concurrence (Jean, 2019 ; Olivier, 2020).
Dans le rapport de diagnostic du FMI (2025), les élites économiques peuvent être décrites comme suit : cercle très étroit et très influent participant à l’utilisation des gangs armés aux fins de protection rapprochée, au recrutement de policiers comme mercenaires pour éliminer les compétiteurs, à la corruption des agents publics et surtout des douaniers, à la promotion d’intérêts commerciaux via des organisations criminelles, et à la captation de certains bénéfices provenant des programmes d’aide. Ces acteurs ne se contentent pas seulement des rentes de l’économie sous fond de défaillances des institutions publiques, ils huilent l’engrenage de la violence structurelle.
Le sociologue Pierre-Louis Naud (2007), dans son texte sur la juridicisation en Haïti, met en lumière la criminalisation de l’économie :
« On assiste dans tous les secteurs à une criminalisation croissante des milieux économiques, politiques et financiers. Hommes d’affaires et tenants de la criminalité organisée se coalisent pour accroître la synergie entre économie conventionnelle et économie criminelle. Ils bénéficient, pour ce faire, de la protection des gouvernants en échange de leur soutien financier » (p.126).
La coalition entre hommes d’affaires et tenants de la criminalité organisée sapent l’intérêt général et conduisent à la patrimonialisation des institutions publiques en raison de l’appropriation des mécanismes de contrôle par les élites aux fins d’enrichissement. Dans son texte de quatrième, Jean (2019) affirme que la faveur des gangs représente un bien économique vital qui se distribue entre les élites politiques et économiques. De ce fait, les gangs représentent des actifs financiers importants de l’économie criminelle à laquelle s’adosse l’économie conventionnelle.
En 2023, le Canada sanctionne des membres de l’élite économique haïtienne qu’ils croient alimenter la violence et l’instabilité en Haïti en se « livrant à des actes de corruption et à d’autres actes criminels, et en permettant aux gangs armés de mener des activités illégales qui terrorisent la population et menacent la paix et la sécurité en Haïti » (Gouvernement du Canada, 2023). D’autres acteurs comme les États-Unis et l’ONU ont adopté des régimes de sanctions à l’encontre de certains protagonistes de la violence en Haïti.
Dans une entrevue avec Bloomberg (2021), Reginald Boulos, entrepreneur et politicien, dénonçait les élites économiques qu’il qualifie de contrebandiers et de prédateurs en ces termes :
« Les membres de l’élite fortunée veulent faire de l’argent, mais ne veulent pas payer d’impôts. Ils vivent de la contrebande et de la corruption… » [Traduction libre].
L’entrepreneur a mis en exergue deux (2) des spécificités des élites économiques : la banalisation du travail et la corruption. Privilégier le jeu d’influence, la corruption et la contrebande au travail honnête contribue à l’exacerbation du sous-développement en Haïti et freine en conséquence la croissance et l’innovation. Cette dynamique de prédation renforce la défaillance des institutions publiques qui deviennent ainsi inefficientes et incapables d’améliorer les conditions des citoyens.
Les activités des gangs sont enchevêtrées dans l’économie haïtienne (Banque Mondiale, 2024 ; Jean, 2019 ; Naud, 2007). Cet enchevêtrement se manifeste entre autres par un système de prélèvement de rentes : 60-70 millions de dollars des États-Unis comme frais annuels de facilitation des conteneurs de marchandises (Charles, 2025), 50,000 Gourdes comme droits de passage du terminal Varreux, 600,000 Gourdes pour le transport de produits pétroliers vers Cap-Haitien, et 700,000 Gourdes vers Hinche (Alphonse, 2025).
Les données semblent indiquer que les élites se servent de la violence afin de capter les ressources publiques aux fins d’enrichissement. Elles instrumentent les groupes armés pour garantir leurs rentes tirées de l’économie. Un tel choix empêche l’État d’adopter des politiques publiques adéquates aux bénéfices des citoyens. Ce comportement de prédation contribue à la précarité des jeunes dans les quartiers défavorisés et les rend vulnérables aux influences des groupes d’intérêts.
Violence structurelle : des politiques publiques de prédation et d’exclusion
On ne saurait aborder la notion de la violence et de son impact sur l’exclusion des communautés sans faire le point sur la section de notre premier (1er) article portant sur la violence structurelle.
Selon Galtung, la violence structurelle est « toute forme de contrainte pesant sur le potentiel d’un individu du fait des structures politiques et économiques » (Cité dans Gatelier, Dijkema, 2018, p.23). Donc, ces institutions ont fait le choix de concevoir ou de soutenir des politiques qui affectent négativement l’accès aux services de base (éducation, santé, infrastructure routière, logements…). Cette dynamique de violence alimente un cycle de prédation qui permet aux institutions économiques de continuer à capter les ressources destinées aux services publics afin d’exercer indéfiniment de l’influence sur les élites politiques et de renforcer les défaillances de l’État.
Selon Acemoglu et Robinson (2012), « les institutions politiques déterminent qui détient le pouvoir dans la société et à quelles fins ce pouvoir peut être utilisé » (p.80) (Traduction libre). Selon ces auteurs, ces institutions peuvent être utilisées pour créer des institutions économiques dites extractives ou inclusives. En Haïti, les institutions politiques facilitent la création d’institutions économiques extractives qui s’enrichissent aux dépens de la majorité. Comme dénoncent ces auteurs, le pouvoir est ainsi détenu par un petit groupe sans contre-pouvoir effectif, privant ainsi l’État de sa capacité à équilibrer les intérêts des institutions ou des citoyens dans la société.
Selon Acemoglu et Robinson (2012), cette forme d’exercice du pouvoir conduit au chaos. Leur illustration de Somali concorde bien à notre situation : pouvoir central faible, incapacité à appliquer la norme la plus basique et à garantir la paix pour soutenir les activités économiques et commerciales, ou à fournir le minimum de sécurité ou de services à la population.
C’est donc à dessein que les institutions étatiques et non étatiques soutiennent des politiques d’exclusion qui condamnent la majorité de la population à la misère la plus abjecte. Peu de citoyens arrivent à développer leur potentiel entrepreneurial en raison d’un système bancaire non inclusif, à accéder à une éducation de haut niveau en raison de la qualité et des coûts des services, à exercer le commerce de leur choix en raison de la forte concentration du marché.
Désengagement de l’État de l’espace public au profit des acteurs privés
Dans son ouvrage « Haïti : une économie de violence », Fritz A. Jean (2019) a souligné le désengagement de l’État de l’espace public. Pour l’auteur, l'accentuation de la présence du secteur privé dans l'espace public à la suite des politiques de privatisation laisse un vide dans les quartiers populaires où les groupes armés portent désormais le corset d'autorité administrative. Ces zones deviennent des territoires de non droit où toute activité humaine, politique, économique ou sociale est soumise à leur approbation et à leur contrôle.
Selon Wieviorka (Cité par Olivier, 2020), la tendance croissante de la privatisation augmente grandement les chances de la privatisation de la violence. L’auteur met en lumière le concept de violence infrapolitique qui implique des acteurs du crime organisé qui interagissent pour mettre l’État dans un état végétatif dans l’idée de perpétuer le cycle de la prédation, de la criminalité et du trafic illicite. Les autorités politiques ont largement contribué à solidifier la violence infrapolitique en travaillant avec non seulement les acteurs du crime organisé, mais aussi avec les gangs armés utilisés comme assaillants (Olivier, 2020).
Wieviorka (Cité dans Olivier, 2020, p.44) affirme dans son article « le nouveau paradigme de la violence »:
« Si dans certaines expériences le caractère infrapolitique de la violence est lié à une dégénérescence du phénomène, qui perd ses caractéristiques politiques au profit d'une privatisation liée au désir de contrôler des ressources économiques, de l'argent, un territoire, dans d'autres il traduit une hésitation de l'acteur, qui oscille entre les deux niveaux sans trop savoir auquel il va se fixer, et dans d'autres encore, il constitue une forme plus prépolitique qu'infrapolitique, le début d'une trajectoire susceptible de se hisser à terme au niveau politique.»
Les recherches d’Olivier (2020) exposent tout un écosystème de violence où acteurs économiques, politiques, trafiquants d’armes, groupes armés et autorités publiques se coalisent pour optimiser leurs intérêts au risque de compromettre le travail des acteurs non étatiques comme les ONG dans ces territoires de la violence et aussi les actions de l’État. Le sociologue conçoit les groupes armés de ces territoires comme une clientèle importante pour les acteurs économiques, politiques ou des réseaux criminels pourvoyeurs de ressources tactiques et létales aux premiers.
Dans sa thèse « territoires de la violence, territoires des ONG : quelle (in) cohérence ? », Olivier (2020) a souligné le rôle des acteurs externes dans le cadre de la restauration de la paix en Haïti au cours de l’intervention de la MINUSTHA (mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti) : Agences internationales, ONG comme Viva Rio, AVSI, Concern Wordwide…Toutefois, la garantie d’intervention de ces acteurs dépend de leur capacité de négociation (souvent indirectement) avec les chefs de gangs. De ce fait, le contrôle des territoires dits de non droit deviennent un enjeu de taille dans le morcellement des actions des ONG. Les chefs de gangs qui ont un grand portefeuille de projet dans leur juridiction peuvent tirer bien de bénéfices : argent, postes d’ouvriers à ses sympathisants, kits alimentaires ou d’hygiène.
Depuis bien des lustres, les gangs se sont rendu compte de leur capacité d’évoluer sans dépendre uniquement des acteurs externes à leur communauté. C’est pourquoi ils contrôlent entièrement toutes les ressources des espaces sous leur emprise. Toutefois, les groupes armés continuent à être des instruments de violence, et des biens économiques et électoraux au profit des élites.
Désocialisation et désaffiliation : mondes communs des nantis et des moins lotis
La situation de chaos en Haïti favorise une fragmentation du corps social. Les défavorisés essaient de survivre à leur encroutement dans la misère. En revanche, les nantis maximisent leur sécurité physique et limitent les interactions avec les communautés dites fragiles. On assiste à une désaffiliation qui conduit à une double désocialisation : par le bas pour les moins lotis et par le haut pour les nantis qui « se coupent en partie de l’espace social » (Flahault, 2011, p.123-124). À chacun son monde commun, ajoute l’auteur.
En effet, les gens dans les quartiers défavorisés vivent leur propre réalité et sont dans leur propre univers. Ils sont témoins des événements les plus sanglants : tueries, massacres, incendies, viols. En première ligne, ils observent des autorités étatiques qui détournent régulièrement les deniers publics pour acheter leur silence et leur voix. Garder des gens dans la crasse, les laisser exposer aux intempéries de toutes sortes, les priver de services et d’infrastructures de base, condamner leurs enfants non éduqués à la mendicité décrivent la nature prédatrice des rapports entre les élites et ces habitants des territoires de non droit.
Selon la Banque mondiale (2015), les jeunes sans éducation, sans emploi et sans liens affectifs dans les quartiers défavorisés tendent à être vulnérables aux groupes d’influence. Certains se sont livrés à des actes de banditisme, de narcotrafic, de kidnapping et de violence électorale.
Olivier (2020) constate l’existence de liens rapprochés entre la violence et les différentes formes d’exclusion identifiées au sein de la société haïtienne. Pour lui, la violence représente donc une réponse à une société non inclusive ou des millions de personnes sont marginalisées du système.
La filiation que certains jeunes connaissent est l'honneur d'intégrer un groupe armé sous les auspices d’un chef appelé affectueusement "papa baz". Ce dernier est le bienveillant agent de changement qu'ils connaissent : distribution de jouets, de kits alimentaires et scolaires, de cash, d’eau et d’électricité, etc. Leur loyauté les empêche de voir la nature sanguinaire de leur leader.
La vie n'a pas le même sens pour ces habitants marginalisés qui n’ont connu qu’une ambiance de violence. Selon la Banque mondiale (2015), les habitants des quartiers pauvres et marginalisés sont jusqu’à 40 fois plus susceptibles d’être assassinés que les résidents des autres quartiers en Haïti.
Cependant, des statistiques criminelles collectées par CE-JILAP entre 2009 et 2018 et compilées par Olivier (2020) montrent un portrait tout à fait différent. En effet, sur les 9,337 personnes tuées dans cet intervalle, 70% le sont par balles (2020). Ces mêmes statistiques montrent que les individus tués par des groupes armés représentent 17.4%, alors que les victimes des luttes violentes entre groupes rivaux se situent autour de 5%. Soit un total de 22% d’homicides dans la zone métropolitaine contre environ 73% de cas (4 831) orchestrés par des inconnus, selon les mêmes données. Selon l’auteur, la catégorie d’inconnus peut impliquer les chefs de groupes armés ou des membres de réseaux criminels qui effectuent des activités de cambriolage, de braquage de clients sortant des banques.
Selon les mêmes données, en répartissant les victimes de violence armées par zones, Cité Soleil, incluant La saline, Route National#1, Cité Militaire (1087) Carrefour (669) et Pétion Ville, incluant route des Frères (542) représentent celles enregistrant plus de victimes entre 2009 et 2016. Beaucoup de personnes sont plutôt mortes à l’hôpital sans pouvoir savoir leurs zones d’origine, soit 1051 victimes, poursuit le rapport.
Plus de 10,000 personnes ont été tuées entre avril 2024 et décembre 2025, durant le règne du CPT, selon des statistiques de l’ONU rapporté par Le Nouvelliste (Alphonse, 2026, 30 janvier). Le doyen de la presse haïtienne a aussi souligné que plus de 5,601 citoyens ont été tués par la violence des groupes armés en 2024 ; 2,212 autres individus blessés et 1,494 enlevés selon l’ONU. Il souligne aussi que l’un des moments d’horreur a été orchestré dans le quartier de Cité Soleil de Port-au-Prince par un puissant caïd du Wharf Jérémie ; un bilan de 207 personnes tuées. En 2025, Le Nouvelliste rapporte aussi que l’ONU a enregistré plus de 5,915 de citoyens tués et 2708 de personnes blessées (Alphonse, 2026, 30 janvier).
Durant ces périodes, Le Nouvelliste a dressé le portrait de la dynamique de violence qui s’est exacerbée par des tueries, massacres ou bain de sang à Pont Sondé (Artibonite), Mirebalais (Centre), Ganthier et Fonds-Parisien (Est de Port-au-Prince), Kenscoff, Gros-Morne, Lachapelle, Liancourt, L’Estère, Marchand-Dessalines, Montrouis, Petite Rivière de l’Artibonite (Alphonse, 2026, 30 janvier). Les campagnes de Viv ansanm, alliés ou groupes rivaux sont soldés par des homicides, des enlèvements, des viols et des destructions de biens publics et privés.
La vie ou la mort : quelle importance pour des gens qui n'ont jamais eu le sentiment d’exister ? Les citoyens dans les bidonvilles les plus pourris ont toujours cette sensation de vivre dans une prison à ciel ouvert. Dans quelle mesure peut-on affirmer que les gens ayant été assujettis à la misère la plus abjecte et ayant connu une violence multiforme ont cette perception d'être reconnus et pris en considération par les autres ? Peut-on reconnaitre que la majorité des gens des zones de non droit qui sont victimes des groupes armés et des élites ont la même expérience de vie sociale que ceux qui ont au moins accès aux services de base ?
Le sentiment d’exister s’avère très fragile, et peut être menacé par la fracture des liens sociaux ainsi que par le sentiment de ne pas être visible ou compris par les autres (Flahault, 2002). Comment prétendre que ces gens partagent aussi le système de valeurs sociales et culturelles qui devraient façonner leur existence ? Notre système est une géante machinerie de prédation qui handicape le potentiel des plus vulnérables, devenus trop impuissants pour sortir des abysses de la violence.
Conclusion
Somme toute, on observe l’enchevêtrement des activités des groupes armés aux actions des acteurs étatiques et des élites économiques. Les élections, le maintien au pouvoir et la répression de l’opposition font partie des cas où le pouvoir appelle ces groupes à sa rescousse. Arendt (1970) nous a mis en garde contre la possibilité de destruction du pouvoir par la violence en raison de leur nature antagonique.
La prédation systématique orchestrée par les élites économiques et politiques contribue au tissage du système social et culturel. Ce dernier favorise une violence structurelle, échoue à façonner l'existence de la majorité de la population et rend difficile la coexistence. Changer ce système est facteur du changement de notre conception de l’État, comme le prône l’un de mes collègues.
Ce changement de paradigme peut être aussi facteur de la recherche de la concorde par l'obéissance aux règles. Une option non viable sans un système de justice fort. Au sens de Webber (1919), l’État doit exercer le monopole de la violence légitime dans l’application des règles. Cet exercice est important pour assurer la primauté du droit, et le respect des libertés fondamentales.
Aussi, d’autres mesures sont aussi nécessaires pour favoriser la coexistence :
Éradiquer la corruption au sein de l’administration publique afin de privilégier l'intérêt général dans l’offre de service public.
Investir dans les forces publiques et dans les institutions judiciaires afin de permettre à l’État d’exercer son monopole de violence légitime.
Adopter et mettre en œuvre des politiques publiques capables de favoriser l’accès des services publics aux quartiers défavorisés et de les soustraire aux influences des élites économiques et politiques.
Soustraire graduellement les organes de régulation de l’emprise des élites.
Avoir des lois solides en matière de financement de campagne électorale pour éviter que les élections soient un canal de blanchiment des avoirs et d’influence.
Emmanuel Richemond, MAP
Maitre en administration publique
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