Il y a des œuvres qui n’ont pas besoin d’être longtemps expliquées pour s’imposer. Elles s’installent dans la mémoire par la seule force de leur voix, par l’évidence d’un monde intérieur qui déborde sur les mots. Margha (1961) et Les tambours du Soleil (1962) appartiennent à cette catégorie rare. Publiés à un an d’intervalle par René Philoctète, figure tutrice de la poésie haï
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