Depuis sa genèse, force est d'admettre que notre État est en proie à un climat de violence endémique. Chaque strate de la vie nationale est empreinte d'une violence systémique, laquelle imprègne aussi bien les sphères économiques et politiques que l'intimité du foyer ou la banalité du quotidien. Ce climat délétère se manifeste sous de multiples formes : l'élimination physique de l'opposant politique ou du concurrent commercial, l'hégémonie brutale du commerçant exclusif sur les consommateurs, ou encore les sévices infligés à l'enfant au sein même de l’institution familiale. À cette cruauté s'ajoute le massacre de communautés, livrées à l'arbitraire de groupes armés tandis que la corruption accentue les défaillances des institutions publiques.
Les différents secteurs de la nation regorgent d’acteurs privilégiant la force des baïonnettes au mépris des normes pour la conduite de leurs affaires. L’adage « Konstitisyon se papye, bayonèt se fè » illustre cette éviction systématique du droit par la force brute. On assiste à une parcellisation et une privatisation de la violence, laquelle échappe désormais au monopole régalien. Cet effacement de l’État, maintenu à dessein dans un état végétatif par les élites, favorise une violence concurrentielle. Dans cet écosystème nauséabond, les gangs ne constituent que l’émanation visible d’une brutalité structurelle savamment entretenue par les élites politiques et économiques.
Ce texte qui fait suite au précédent article portant sur le paradoxe du vivre ensemble haïtien explore la crise de légitimité, le mépris des normes de société et la culture de prédation des élites. Il s’agira de comprendre comment l’instrumentalisation des gangs par les élites politiques et économiques a substitué le droit par l'impunité, transformant ainsi la violence comme l’instrument de prédilection régissant les rapports sociaux (Jean, 2019).
Crise de la légitimité : entre rupture de contrat social et violence concurrentielle
L’exacerbation de la violence en Haïti pourrait faire penser à la fiction spéculative de l’état de nature telle que conceptualisée par Hobbes et Rousseau. À la situation de guerre permanente de chacun contre chacun, Hobbes (1651/2000) propose un contrat de soumission délibéré à un souverain tout puissant pour sortir de la peur, de la méfiance et de la violence. Toutefois, ce contrat consiste en une cession de la liberté collective et se base sur une forme de coercition légitimée par la quête de sécurité et de stabilité.
En revanche, Rousseau décrit un état de nature, entre autres, d’isolement et propose un contrat d’association qui garantit aux individus, non seulement la sécurité, mais aussi la liberté collective par la volonté générale (Perret, 2014). Si, chez Hobbes, l’adhésion au contrat social s’appuie sur la peur, chez Rousseau, elle repose sur l’amour des lois qui façonne la coexistence.
En Haïti, on se trouve dans un contexte de violence diffuse. La violence est omniprésente et imprévisible. Le respect des lois est substitué par l’impunité généralisée. Comme le rappelle l’adage populaire, « Konstitisyon se papye, bayonèt se fè ». Les normes qui devraient assurer la cohésion sociale sont galvaudées au profit de la force brute. La baïonnette, symbole de la force imposée, évince l’autorité du droit. Les slogans « koupe tèt boule kay», « Nap mache pran yo », « grenadye alaso, sa ki mouri zafè a yo », traduisent notre propension à céder à la violence pour régler même nos plus petits différends. Ce sont la violence et les accords secrets qui rythment la société et l’État.
Le principe de l’État de droit impose la répression de l’impunité par la justice, appelée à assurer la primauté du droit. Cette approche concorde avec la conception de l’État chez Weber selon lequel « l’État est cette communauté humaine, qui à l’intérieur d’un territoire déterminé (...) revendique pour elle-même et parvient à imposer le monopole de la violence physique légitime. » (cité dans Eabrasu, 2012, p.187). Bon nombre de critiques tentent de faire de la violence l’essence même de l’action publique (Voir Eabrasu, 2012). C’est comme si l’État n’existerait pas sans recourir à la violence. Le sociologue a daigné fournir plus de contexte sur sa définition de l’État en précisant que la violence ne constitue pas le moyen administratif unique ni seulement le moyen normal d’un groupe politique ; la menace et, au besoin l’application de la violence constitue « le moyen spécifique » ultime en cas de l’échec des autres moyens, «ultima ratio» (dans Eabrasu, 2012, p.196).
La revendication avec succès du monopole de la violence a été construite comme alternative de la formule de la guerre de tous contre tous de Hobbs qui met en exergue une violence concurrentielle (Eabrasu, 2012, p.196). Selon Sergio Cotta, l’absence de la violence légitime est liée avec les luttes permanentes entre groupes rivaux ou avec la criminalité généralisée (dans Eabrasu, 2012, p.196). On pourrait affirmer que l’État haïtien échoue à revendiquer le monopole de la violence légitime sur les territoires de non droit livrés aux gangs armés. Ces derniers ont le droit de vie et de mort sur les habitants. Un tel échec signifie que l’État est en plein effondrement et déliquescence. Notre État, au lieu de réprimer la violence, est constamment instrumentalisé pour entretenir une violence structurelle au profit des élites, tout en fonctionnant hors des cadres constitutionnels.
De la destruction de l’État par la violence
L’État haïtien ne saurait être une victime de la violence ; il l’arbore comme une composante intrinsèque de sa culture politique. Notre trajectoire historique témoigne d’une constante : le pouvoir ne s’y négocie pas, il s’y conquiert par le fer. Des insurrections paysannes des Piquets aux révoltes armées des Cacos, la déstabilisation a toujours servi de levier aux ambitions politiques, provoquant, par un cycle tragique, le retour récurrent des occupations étrangères.
Depuis plusieurs décennies, ce mécanisme s’est mué en un système de sous-traitance de coercition. Les gangs, devenus autonomes, sont le bras armé d'une double prédation : celle d'élites économiques en quête de rentes et celle de politiciens en quête de domination. En instrumentalisant le chaos, ces acteurs ont édifié un véritable écosystème de la violence dont l'État est à la fois le moteur et le produit. C’est en renonçant à son pouvoir de régulation que l’État permet aux acteurs de recourir à la prédation pour satisfaire leurs propres intérêts au détriment de l’intérêt général.
Dès lors, pour les citoyens relégués aux marges des affaires publiques, l’appropriation de cette violence n’est plus un choix idéologique, mais un impératif de subsistance. Dans cet écosystème d'oppression où les institutions ont renoncé à leurs missions fondamentales, la violence devient l’ultime ressource de survie, scellant le destin d'une nation où la force supplante désormais le droit.
Arendt (1970) nous a mis en garde contre la possibilité de la destruction du pouvoir par la violence. Le système de prédation actuel caractérisant le corps politique lui tend vers son effondrement. On pourrait avoir tout sauf un pouvoir servant l'intérêt général quand il vient de la violence. Notre propension à renverser les gouvernements légitimes pour instituer des pouvoirs de transition témoigne de notre aversion à la démocratie.
L’idée d’une « tabula rasa » caractérisée par l’incendie des infrastructures (écoles, hôpitaux, centres de services publics, ponts) et le renversement brutal des institutions semble s’ancrer dans une conception à tort de la violence libératrice et régénératrice, telle que théorisée par Frantz Fanon. Dans un contexte où l’État, capturé par des élites prédatrices et atrophié par les scories du néocolonialisme, la rupture radicale peut apparaitre pour certains comme un impératif historique. On prête à cette violence initiale une fonction purificatrice, capable de balayer l'ordre ancien pour instaurer une nouvelle structure sociale.
Pourtant, l’observation de la réalité haïtienne impose un démenti cruel : loin d’être le levier d’une refondation, la violence s’y trouve parcellisée, apprivoisée par des factions rivales engagées dans une lutte de pure prédation. C’est une violence gratuite. On ne saurait convaincre même le fou de la logique entourant l’incendie des écoles, des hôpitaux, des biens de l’État, le blocage des routes et des ports. On ne voit pas comment l’immolation de nouveaux nés contribue au processus de vivre ensemble. On peut encore faire la même conclusion pour le recours des autorités à la violence pour conduire l’action publique à leurs fins. On ne souhaite pas se lasser de conclusions pareilles quand les normes sont mises en veilleuse pour bricoler l’impunité au risque de ponctuer les défaillances des institutions publiques. Comme le soulignait Hannah Arendt (1970), si la violence peut détruire un pouvoir moribond, elle est structurellement incapable d'en fonder un nouveau. En substituant la force à la cohésion sociale, ces cycles de destruction ne produisent aucune légitimité, condamnant le pays à une instabilité chronique où le chaos, au lieu de libérer, ne fait qu'enfermer…
Financement de la violence et instrumentalisation des gangs par les élites
On assiste à une multiplication des gangs dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince. De plus en plus, les relations entre groupes armés et élites sont poreuses. Dans son rapport de diagnostic sur Haïti, le Fonds monétaire international (2025) identifie trois (3) groupes d’acteurs principaux qui contribuent à l’alimentation de la violence : élites politiques, élites économiques et groupes armés. Il décrit une relation « complexe et mouvante », et « bénéfique » pour ces acteurs (p.41).
L’un des rares chercheurs établissant les liens entre gangs et élites, Docteur Djems Olivier dans sa thèse sur « les territoires de la violence, territoires des ONG : quelle (in) cohérence ? », a affirmé que la violence constitue une composante importante de la société haïtienne (2020). Il a placé les territoires dits de non droit ou de la violence au cœur de la mosaïque de l’impunité en Haïti. Des acteurs économiques, politiques et sociaux se coalisent pour contrôler les groupes armés de ces territoires qui servent aussi de bras armé de leur dynamique de prédation, de violence et d’influence.
Fritz A. Jean (2019), devenu plus tard coordonnateur du Conseil Présidentiel de Transition (CPT), souligne un accaparement des instruments institutionnels de contrôle par les élites qui maitrisent le plus la violence. Pour l’auteur, cette dernière s’installe comme mode de gestion des rapports sociaux et l’outil de prédilection des élites pour maximiser leur avantage électoral, instiguer l’instabilité politique et s’enrichir sans travailler.
Le financement des groupes armés peut prendre la forme de subventions aux activités culturelles, sportives ou communautaires en général. Les recherches d’Olivier (2020) permettent d’observer que des entreprises situées dans les territoires de non droit font preuve de générosité en faveur des groupes armés. Il remarque aussi que le mode opératoire des ONG dans ces territoires impacte l’éclosion des organisations communautaires de base (OCB), appartenues en majorité aux chefs de gangs dans le but de collecter des fonds de subvention de la part d’entités ou de personnalités externes à la communauté.
Dans le but de réaliser leurs projets dans les zones de violence, certaines ONG obligent de négocier avec ces chefs de gangs par le biais des notables de la communauté (Olivier, 2020). Ces petites attentions pécuniaires poussent les groupes rivaux à s’emparer de ces quartiers bénéficiaires dans l’idée d’agrandir à la fois leur portefeuille et leur zone d’influence (Olivier, 2020). Donc, comme les élites économiques, les groupes armés sont constamment motivés par la quête de rentes.
Les gangs de la zone métropolitaine de Port-au-Prince peuvent être perçus comme des « mercenaires politiques » ainsi que des entrepreneurs autonomes (Olivier, 2020, p.243-244). Pour l’auteur, ils sont susceptibles d’être instrumentalisés et constituer une ressource vitale pour les autorités politiques (potentielles). Fritz A. Jean (2019) rapporte que des millions de dollars sont distribués au chef de gangs dans les quartiers défavorisés par des acteurs du secteur privé et du secteur public. L’auteur ajoute que, dans le secteur public, ces fonds sont tirés des fonds d'intelligence. Les objectifs varient de la volonté de garder les dissidents sous sédatifs à celle de priver l'opposition de l'accès à certaines poches de dissidence.
Malgré les critiques de Fritz A. Jean, les neuf (9) membres du Conseil Présidentiel de la Transition (CPT) ont perçu chacun près de dix (10) millions de gourdes chaque mois, dont 4.5 million des fonds de renseignement, selon Le Nouvelliste (Geffrard, 2025). Cette allocation aux conseillers-présidents peut être vue comme une forme de détournement dans la mesure que chaque individu ne saurait gérer personnellement son propre système de renseignement. C’est plutôt l’affaire d’un organe appelé à faire la coordination entre les différentes entités impliquées dans le processus de collecte, de traitement, d’analyse des renseignements pour les traduire en options décisionnelles spécifiques pour les autorités concernées.
Le fait pour un conseiller de se disposer d’autant d’argent le permet d’exercer une grande influence sur les communautés pauvres et les territoires vulnérables. Il a été préoccupant de constater que Fritz A. Jean a fait exactement ce qu’il a autrefois reproché aux élites économiques et politiques. Le budget de guerre adopté sous sa coordination a surtout permis l’engagement de société de mercenaires étrangers au lieu de se miser sur les capacités institutionnelles existantes. Ce budget n’a pas permis au gouvernement d’améliorer la situation sécuritaire du pays.
Dans son rapport au Conseil de sécurité des Nations Unies, le Groupe d’experts sur Haïti a décrit des liens entre les élites et les gangs armés et aussi les modalités de financement des groupes armés, contribuant ainsi à l’exacerbation du délitement social et de l'impunité (ONU, 2024, p.19-21). Ces experts illustrent que le politicien ou l’homme d’affaires qui souhaite organiser une manifestation doit payer au représentant d’un gang des « frais de facilitation » d’un montant de base variant entre 8,000 et 10,000 dollars américains afin de mobiliser 100-200 personnes pour une durée de 4 à 6 heures (p.20). Le rapport ajoute que ce même caïd offre le même service au politicien rival afin de mater les manifestants et entraver la liberté d’expression.
L'autre facette prédatrice caractérisant les relations entre les groupes armés et les élites concerne les élections. Depuis des décennies, la violence constitue le moyen de prédilection des élites pour prendre et maintenir le pouvoir. De ce fait, des acteurs comme les politiciens font habituellement appel aux groupes armés dans leur quête du pouvoir. Au regard du rapport du FMI (2025), les élites politiques sont issues d’un grand nombre de partis politiques et occupent des positions diverses dans l’administration publique. Le rapport ajoute que des chefs de file de partis desquels s’est émergée la dernière législature ont fait appel à des gangs afin d’améliorer leur avantage électoral.
Planifier sa campagne dans la région métropolitaine et dans d'autres endroits réputés chauds ne saurait s'effectuer sans les bénédictions des groupes armés qui contrôlent les quartiers populaires (FMI, 2025). Accéder aux quartiers populaires aux fins de campagnes requiert des distributions et des ententes non conventionnelles, financées entre autres par le secteur privé. En guise de gratitude, certains hommes politiques servent les intérêts des groupes armés (FMI, 2025) et ceux du secteur privé. Selon le FMI (2025), les gangs exercent une grande influence sur la gouvernance en Haïti : perturbation des activités économiques, coopération avec les élites « pour servir des intérêts oligarchiques au moyen d’enlèvements, de meurtres et d’intimidation au niveau local » (p.44). Ces dernières années, ils affichent leur autonomie et administrent leur communauté à leur guise.
Selon Leslie Péan, auteur d’ouvrages sur l’économie politique de la corruption en Haïti, « des élections à saveur de cocaïne deviennent la norme, surtout quand une campagne présidentielle nécessite de chaque candidat un apport de fonds minimum de 6 millions de dollars US. » (cité dans Olivier, 2020, p.245). Le financement des campagnes électorales est l’affaire de grand renfort de sous. Avec autant d’argent aux sources douteuses, une partie politique qui arrive à soudoyer les chefs de gangs est susceptible de gagner les votes des électeurs de ces communautés populeuses. Vus comme des bienfaiteurs et d’agents de changement par ces habitants, les chefs de gangs ont un grand potentiel pour influencer les citoyens sous leur juridiction. Donc, on ne saurait prétendre vouloir gagner des élections selon les normes sans faire appel aux groupes armés. Une fois élues, les autorités politiques n’auront aucune volonté de se débarrasser de leurs bienfaiteurs, utiles pour gagner les prochaines élections ou intimider leurs adversaires politiques. C’est un cycle de violence infernale à qui il reste difficile de renoncer dans la mesure que l’impunité est la boussole politique.
Conclusion : De la violence prédatrice à la refondation impossible
La défaillance des institutions a favorisé une course effrénée à la violence entre les élites et les groupes armés. Ces acteurs constituent le moteur d’un écosystème de violence dans lequel ils se coalisent pour défendre leurs intérêts. Malheureusement, les autorités sont parties intégrantes de ce rouage de violence pour maintenir leur cycle de domination. C’est une illusion de croire que la violence peut créer le pouvoir ou susciter le consentement de tous. Cette violence de nature destructrice tend plutôt à désagréger le pouvoir (Arendt, 1970). Loin d’être cette force régénératrice espérée pour rompre les chaînes de la prédation, la violence actuelle est parcellisée, apprivoisée et structurelle. Cette « mosaïque de l’impunité », documentée par les travaux de Djems Olivier (2020) et Fritz Jean (2019), enferme le pays dans un cycle d'instabilité chronique où le consentement citoyen est systématiquement évincé. Pour sortir de cet écosystème d’oppression, la simple transition politique ne suffira pas ; il faudra une rupture radicale avec cette culture de la force pour restaurer une autorité dont la seule source de légitimité serait enfin l'intérêt général et l’état de droit.
Emmanuel Richemond, MAP
Maitrise en administration publique
Fondateur Intérêt Général Haïti (IGH)
Références
Arendt, H. (1970). On Violence. Harcourt.
Eabrasu, M. (2012). Les états de la définition wébérienne de l'État. Raisons politiques, 45(1), 187-209. https://doi.org/10.3917/rai.045.0187.
Flahault, F. (2011). Où est passé le bien commun ? Paris : Mille et une nuits
FMI (2025). Évaluation diagnostique de la Gouvernance : janvier 2025, https://budget.gouv.ht/storage/app/uploads/public/67b/8c9/c4d/67b8c9c4d8c85205646613.pdf, Consulté le 7 juin 2025
Hobbes, T. (2000). Le Léviathan (trad. D. Mazauric). Paris : Gallimard. (Œuvre originale publiée en 1651)
Jean, F.A. (2019). Haïti : une économie de violence, Port-au-Prince, Les Éditions Pédagogie Nouvelle S.A.
Nations Unies. (2024). Rapport périodique du Groupe d’experts sur Haïti présenté en application de la résolution 2700 (2023) (Doc. S/2024/253). Conseil de sécurité des Nations Unies. https://digitallibrary.un.org/record/4042801
Olivier, D. (2020). Territoires de la violence, territoires des ONG : Quelle (in)cohérence ? [Thèse de doctorat, Université Paris 8].
Perret, M. (2014). Vous avez dit « vivre-ensemble » ? Humanisme, 303(2), 14-17. https://doi.org/10.3917/huma.303.0014.
Geffrard, R. (2025, 30 avril), Salaires, avantages et privilèges... le CPT mieux entretenu que les autres exécutifs, Le Nouvelliste, https://lenouvelliste.com/article/255762/salaires-avantages-et-privileges-le-cpt-mieux-entretenu-que-les-autres-executifs, Consulté le 15 mai 2025
