Le boulevard sans limite de la démocratie totalitaire occidentale ?

La démocratie libérale s’étend des États-Unis aux supplétifs d’Europe Que voyons-nous sur la scène internationale au sortir de la Guerre dite froide, dont l’instauration fut rendue effective dès mars 1947 jusqu’en décembre 1991 ? L’équilibre dans les relations internationales s’est brisé durablement, donc rupture de l’équilibre géopolitique entrainant un état d’instabilité entre les nations avec des conséquences cruelles et des conflits de toute nature auxquels la conscience de l’humanité s’en trouve pâtie et scandalisée.

Jean-Marie Beaudouin; coifopcha@yahoo.fr    
01 avr. 2026 — Lecture : 7 min.
Le boulevard sans limite de la démocratie totalitaire occidentale ?

Manœuvres militaires en mer

La démocratie libérale s’étend des États-Unis aux supplétifs d’Europe

Que voyons-nous sur la scène internationale au sortir de la Guerre dite froide, dont l’instauration fut rendue effective dès mars 1947 jusqu’en décembre 1991 ? L’équilibre dans les relations internationales s’est brisé durablement, donc rupture de l’équilibre géopolitique entrainant un état d’instabilité entre les nations avec des conséquences cruelles et des conflits de toute nature auxquels la conscience de l’humanité s’en trouve pâtie et scandalisée. Disons mieux : l’humanité contemporaine assiste impuissante à un grand désordre à l’échelle mondiale, entretenu par un barnum politique qui ne peut qu’aggraver les conditions matérielles d’existence dans les moyennes et petites nations. Contre leur gré, les habitants de la planète s’installent dans une atmosphère chaotique issue des guerres motivées par les intérêts capitalistes. Personne ne songe à sonner l’alarme sur la recherche des solutions globales aux problèmes globaux qu’engendre l’impérialisme capitaliste dans le monde entier.

La presse occidentale, qui domine la sphère de la communication et de l’information avec ses nouveaux outils technologiques (médias numériques, contexte de l’intelligence artificielle/IA compris), semble mettre sous cloche ledit phénomène (barnum politique) qui désorganise et dérèglemente le spectre politique en temps réel. Elle a, au contraire, listé ou répertorié des pays à régime politique différent du sien contre lesquels la société occidentale totalitaire doit frapper, écraser, détruire et rayer de la carte.  Au rang des pays rétifs ciblés arrivent la Fédération de Russie, la Chine populaire, la Corée du Nord, l’île révolutionnaire de Cuba, le Venezuela bolivarien, la République islamique d’Iran. La République de l’Inde, gouvernée par le talentueux Premier ministre Narendra Modi (exercice : 26 mai 2014 à nos jours), est aussi mise sournoisement sous surveillance. Vu sous cet angle, il ne serait pas superflu, à notre avis, de souligner que les médias occidentaux, de toutes les catégories, jouent le rôle d’indicateur de police. Nous semblons fournir des ingrédients basiques pour une meilleure compréhension intellectuelle et politique de ce que nous allons proposer aux lectrices et lecteurs du Journal emblématique.

L’armée des impérialistes et son fléau des engeances   

Entre-temps, l’internationalisme impérialiste occidental s’est renforcé dans ses luttes de tensions politiques contre le communisme prolétarien, pour se métamorphoser dans les décennies post-soviétiques qui inondent cruellement les territoires de langue arabe par ses guerres criminelles et génocidaires. Le prolétariat international seul sait combien la Russie soviétique a été le contrepoids nécessaire face à l’unilatéralisme occidental ; en ce temps-là, l’URSS était une vraie mesure corrective éminemment utile à l’humanité. Depuis, l’Occident collectif chevauche librement dans un boulevard sans halte, ni haies ; mais il songe à aménager son boulevard des hippodromes dont le public hippique (turfistes) représente sa puissante armée. Cette armée, sans foi ni loi (absence totale de principes moraux et des règles), laisse derrière elle les cadavres de ses victimes incommensurables : la loi de la jungle, ou plutôt la loi du plus fort est celle qui prévaut dans la doctrine militaire occidentale. Dans sa politique d’ensauvagement et de boucherie humaine, l’Occident réuni ne reconnaît ni les obligations conventionnelles, ni le droit international : ces restrictions morales et juridiques ne concernent que les États et les peuples qu’il envahit avec son caractère bestial, cela quand il lui plaît davantage par sa descendance directe des Romains anciens. En d’autres termes, l’espèce caucasienne se comporte toujours comme de vrais animaux envers le genre humain dont elle ne croit pas être son semblable. Kreyòl pa bò lakay ta di ke blan oksidantal pran pwen pou li toujou konpòte l tankou zanimo sovaj nan forè. Hélas !  Hélas !

Nous semblons nous approcher au terme de notre réflexion que nous plaçons sous le signe de la bêtise des Occidentaux. Aussi incroyable que cela paraisse dans le monde objectif actuel où la science a atteint ses plus hauts sommets, la notion éruptive de « gendarme du monde » refait son apparition avec fracas. Mais l’erreur a été de croire que des habitudes et des pratiques de l’ordre génétiquement héréditaire pouvaient changer avec la modernité triomphante actuelle : des gènes transmissibles que l’on porte à la naissance ne s’isolent point, ni ne s’effacent jamais. Encore que l’élément caucasien se refuse volontairement à s’en séparer de son animalité, c’est une certitude chez lui : au regard de l’histoire de la Rome antique, il n’est pas certain que les Romains voulussent s’en défaire, mais ne s’en privassent pas et s’en usassent. Certains diront peut-être pourquoi cet auteur s’attarde-t-il sur la théorie du patrimoine génétique des anciens Romains, les pères spirituels des Occidentaux actuels ? Nous objecterons que les faits et les évènements récents attestent et confirment que la sauvagerie et la barbarie des Caucasiens sont parfaitement liées à la consanguinité de leur ancêtre commun. Aussi présentons-nous aux sceptiques d’ici et d’ailleurs quelques faits ayant cours actuellement qui caractérisent le barbarisme ancestral de l’Occident collectif.

La guerre éclate en Ukraine le 24 février 2022 ; le gotha occidental (États-Unis d’Amérique, Angleterre et France) n’a point cherché à la prévenir, ni à l’arrêter. Ne serait-ce que pour l’asymétrie de la maudite guerre compte tenu de la taille et de la puissance de la Fédération de Russie vis-à-vis de la République d’Ukraine dont, toute proportion gardée, est de petite taille.  Or, l’élite occidentale le pouvait s’il le voulait ; mais sa russophobie oblige, nous semble-t-il. Le territoire ukrainien ressemble à un véritable abattoir en plein air ; le président Volodymyr Zalensky est contraint d’obéir aux ordres de l’Europe des 27 ainsi qu’à ceux de Washington. Il promène les capitales occidentales presque chaque semaine pour aller y recevoir les diktats habituels, mais aussi pour quémander de l’aide militaire et d’autres besoins essentiels pour sa population sinistrée. Il rentre souvent chez lui bredouille, mais reste sous ordre : il continue de vanter ses succès sur les Russes qu’il tue par dizaines de milliers par mois, dit-il. Il ne doit jamais communiquer les victimes mortelles ukrainiennes, ni dans la presse locale ni dans la presse étrangère ; il a fait une déclaration récemment selon laquelle « Ainsi, Volodymyr Zelensky a indiqué que l'armée ukrainienne avait éliminé respectivement 30.000, 35.000 et 28.000 soldats russes au cours des trois derniers mois. Cela représente près de 100.000 personnes, a souligné le président ukrainien », d’après BFM International – Europe – Ukraine – Dossier : Volodymyr Zalensky, dans sa livraison du 17 mars 2026. Le président V. Zalensky est un satellite bien misérable. 

Au Venezuela bolivarien, le président légal Nicolas Maduro a été enlevé ou kidnappé et jeté en prison à New York, le 3 janvier 2026 : le président est dépaysé de sa patrie, cette ville américaine se situe à plus de 3 400 kilomètres de Caracas, la capitale nationale du Venezuela. L’actuel gouvernement des États-Unis peut être désigné, dans ce cas précis, sous le nom de gouvernement des rebelles qui pratique une de ces formes de terrorisme d’État. Nous parlons, toutefois, de l’État fédéral des États-Unis considérés comme la civilisation capitaliste la plus avancée au monde, comme la plus grande puissance militaire et économique, dit-on. Mais on n’a pas dit assez que l’hégémonie de l’Amérique impériale l’est grâce à l’aide des États supplétifs et/ou des États-clients d’Europe qui se vantent d’être sous le parapluie nucléaire américain via la structure politico-militaire OTAN. Or, ces États vassaux sont en capacité de bâtir leur propre paratonnerre sans avoir besoin de recourir aux méthodes classiques de l’empire étasunien. C’est à cause de leur dilettantisme et de leur chienlit que l’actuel empereur Donald Jr Trump les traite de mazenflen : c’est une expression créole qui désigne une personne faible de caractère, dont la docilité la porte à toujours obéir ou à se soumettre. Dans un langage vulgaire à l’aune de sa formation de misère, l’empereur s’adresse à ses idiots utiles de l’UE de la manière suivante : « Ces pays nous interpellent, ils me lèchent le cul. Ils meurent d'envie de passer un accord, a lâché le président américain lors d'un dîner avec des caciques du Parti républicain. Le locataire de la Maison blanche a ensuite imité avec ironie les demandes des pays en question : S'il vous plaît, s'il vous plaît Monsieur, passons un accord, je ferai n'importe quoi, je ferai n'importe quoi Monsieur... », d’après AFP dans sa livraison du 9 avril 2025, Dossier : Droits de douane de Trump. Les destinataires apostrophés auraient dû avoir honte d’eux-mêmes. Yo pa menm fè yon kòlè rat, oswa yon bri sapat. (Explication : ces expressions créoles signifient feu de paille = colère passagère).

Ce même empereur, dans le même contexte des taxes tarifaires vertigineuses, sait modérer ses propos quand il s’adresse aux Russes, aux Chinois et aux Gentilés de l’Inde, ou aux Indiens orientaux. Vladimir Poutine, Xi Jinping et Narendra Modi accordent peu d’importance à ses mesures techniquement et commercialement inappropriées. Yo konsidere prezidan Lamerik la tankou yon gwo soulye, yon gwogonm kap radote, oswa kap grennen jilbrèt = une personne grossière qui divague.

En ce qui concerne la guerre d’agression contre la République islamique d’Iran, le lecteur universel voudra bien considérer la même appréciation dans le cas du Venezuela décrite plus haut. Cette fois, le chef des rebelles emploie une nouvelle technique du terrorisme international, celle de se servir des pilotes de son armée de l’air comme des snippers/tireurs embusqués pour assassiner des dirigeants iraniens. La presse acquise, à l’occasion de cette nouvelle boucherie, s’en régale. Nous y reviendrons en temps utile. Nous croyons aussi avoir rempli notre obligation sociale de citoyen envers le lectorat de Le Nouvelliste.