Pendant que les réseaux sociaux s'enflamment et s'étalent indéfiniment sur le beau discours à l'ONU, à dire vrai, du président du Conseil présidentiel de transition, Edgar Leblanc, et, en particulier, sur le malentendu du fameux verre d'eau, il ne serait pas mauvais de nous tourner, nous, entre-temps, du côté du discours du président dominicain, lui aussi, à l'ONU, puisqu'il semble nous préparer cette fois quelque chose de plus sérieux, de plus tragique...
Le docteur Jean Price-Mars, auteur du célèbre essai intitulé “Ainsi parla l’oncle”, alors qu’il était ambassadeur d’Haïti en République dominicaine en 1948, rédigea un rapport destiné à cette époque au président de la République d'Haïti, Dumarsais Estimé.
L’ambassadeur Price-Mars avait bel et bien signalé le danger que représentait la bourgeoisie dominicaine ayant à sa tête le célèbre président Trujillo, de son vrai nom Rafael Leonidas Trujillo Molina, à cette époque. Dictateur connu dans l'histoire politique dominicaine et dans toute notre histoire contemporaine, universelle, Trujillo, surnommé "El Jefe" (Le Chef), est arrivé au pouvoir chez nos voisins dominicains en 1930. Sept (7) ans plus tard, il orchestre froidement l'assassinat, en 1937, de plusieurs milliers d'Haïtiens à travers la célèbre Opération PEREJIL (PERSIL) . Il sera finalement assassiné en 1961 en dépit de sa police secrète extrêmement puissante et criminelle. El Jefe (le Chef) voulait non seulement gouverner son pays, mais il tenait aussi coûte que coûte, à partir à la conquête de l’île entière. L'ambassadeur Price-Mars, en guise d'alerte, a été jusqu’à prédire, alors, un avenir sombre, nuageux pour notre pays, dans son livre publié en 1933, intitulé
« La République d’Haïti et la République dominicaine. Les aspects divers d’un problème d’histoire, de géographie et d’ethnologie ».
Près de cent (100) ans plus tard, existerait-il un projet de nos jours (on est en septembre 2024), avec Luis Abinader, un projet d’unification de l’île sous le leadership dominicain ?
Un incident diplomatique survenu en 1997, dans les locaux de l'UNESCO, à Paris, fait remonter déjà à cette date, l'existence d'un projet Hispaniola pour la fusion des deux (2) territoires, au point de vue politique. Dans un décor nettement dominicain (à bien observer la salle, il ne manquait en réalité que la Bachata et quelques bières Presidente ), il était alors bel et bien prévu, sous le label de l'UNESCO, une rencontre solennelle entre les deux chefs d'État de l'île, autour du Projet Hispaniola. Ce plan relaté sous sa forme romancée, dans l'ouvrage "La Transe des Masques", paru récemment aux Éditions C3, n'a pu échouer que grâce à la finesse tactique et à la sagesse du président René Préval (1996 -2001), à cette époque. Tout compte fait, l'ambassadeur Etzer Charles (de regrettée mémoire), qui était alors le représentant d'Haïti auprès de l'UNESCO, à Paris, n'est pas sorti ce jour-là, sans quelques embarras nuisibles, au point de vue diplomatique, puisque c'est lui qui avait la charge d'assurer le suivi, sur place, de cette fameuse rencontre bilatérale appelée à transformer désormais le destin de notre nation indépendante, Haïti, en une sorte d'entité sous tutelle Hispaniola.
En un mot, y a-t-il un Plan - Hispaniola, c'est-à-dire, y a-t- il un projet de fusion géo-politico- économique d'Haïti et de la République dominicaine, avec Luis Abinader à la tête de l'île ?
Tant en regardant du côté d'une certaine bourgeoisie dominicaine que parmi certains voyous des élites traditionnelles haïtiennes, il y a dans l'air une "odeur" que ce texte certainement nous permettra bien entendu de mieux flairer avec un plus d'esprit critique, logique ou cartésien, qu'un esprit alarmiste ou même nationaliste. Loin de là....
Le constat est indéniable : depuis l'embargo de 1994, la République dominicaine s'est progressivement imposée comme un acteur incontournable dans les affaires haïtiennes. Cette influence s'est considérablement renforcée au cours des quatre dernières années, suite à l'assassinat spectaculaire de Jovenel Moïse dans la nuit du 6 au 7 juillet 2021. La République voisine, autrefois simple partenaire, s’est arrangée à la mode russe en France et aux États-Unis, récemment, pour manipuler les élections chez nous, tout en finançant au passage des candidats jugés importants et susceptibles de remporter les joutes sénatoriales et présidentielles.
De fait, le financement des élections haïtiennes par la République dominicaine, via des firmes bizarres, ou des officiels, de ce pays voisin, est un sujet délicat, souvent marqué par des controverses et des accusations tant de corruptions que d'ingérence politique.
Il convient également de préciser qu'il est devenu coutumier, de René Garcia Préval à Jovenel Moïse, que les présidents élus d'Haïti effectuent une visite en République dominicaine bien avant leur investiture officielle. Pour certains, il s’agit d’une stratégie relevant de la politique de bon voisinage. Cependant, au-delà des apparences, cette tradition pourrait également refléter des enjeux plus complexes, mêlant intérêts économiques, pressions géopolitiques et influences étrangères sur la scène politique haïtienne.
Historique et Contexte
Année 2000 : Le rôle de la République dominicaine dans le financement des élections en Haïti est devenu plus visible à partir des années 2000. Durant cette période, plusieurs élections en Haïti ont été marquées par des accusations selon lesquelles des fonds provenant de la République dominicaine auraient influencé le processus électoral haïtien.
Année 2006 :
Lors de l'élection présidentielle de 2006 en Haïti, des rapports ont relaté que des candidats haïtiens auraient reçu des financements de la République dominicaine. Ces fonds auraient été destinés à influencer les résultats électoraux en faveur de candidats favorables aux intérêts dominicains.
Années 2010-2011 :
La campagne présidentielle de 2010-2011 en Haïti a également été marquée par des allégations d'interventions dominicaines.
Le candidat Michel Martelly, qui a remporté l'élection, aurait reçu un soutien financier significatif de la République dominicaine. Ce soutien a suscité des critiques, notamment concernant l'influence de la République dominicaine sur la politique intérieure haïtienne.
Par ailleurs, dans le même ordre d'idées, madame Mirlande Manigat, une autre candidate importante de l'élection présidentielle de 2010-2011 en Haïti, reconnaît, selon un article du 2 août 2016, paru dans le quotidien Le Nouvelliste, sous la plume de Danio Darius, que " son parti a reçu de l'argent d'une firme dominicaine "...
(fin de citation)
La République dominicaine finance les élections en Haïti pour plusieurs raisons :
Stabilité régionale :
Assurer la stabilité politique en Haïti est essentiel pour la République dominicaine en raison de leur proximité géographique et des flux migratoires entre les deux pays.
Intérêts économiques :
Les élites dominicaines ont des intérêts économiques en Haïti, notamment dans les secteurs de la construction, du commerce et de l'agriculture.
Influence politique :
En soutenant certains candidats, la République dominicaine vise à garantir des relations diplomatiques favorables avec Haïti, ce qui facilite la gestion des questions bilatérales, comme l'immigration par exemple.
Dimensions diplomatiques :
Il est impossible pour l'instant de déterminer précisément à quel moment les représentations diplomatiques ont commencé à réduire leur niveau de présence en Haïti, et à scinder leurs ambassades en deux sections distinctes. Actuellement, au moins deux ambassades ont baissé leur niveau de représentation en Haïti pour s'établir en République dominicaine. A titre d’exemple, le responsable de la section économique de l’ambassade de France pour Haïti est établi et basé en République dominicaine.
Une annonce a été faite par la cheffe de la diplomatie canadienne, la ministre Joly, lors de la réunion ministérielle de 2023, sur Haïti, le jeudi 15 juin 2023. Elle a précisé vouloir établir, créer un centre de coordination de l’aide internationale pour Haïti en République dominicaine. Parlant de diplomatie canadienne justement, il faut noter que de nombreux membres du personnel diplomatique affectés à l'ambassade du Canada en Haïti avaient été mutés très tôt, en République dominicaine, dès les premières années du règne de Jovenel Moïse (entre février 2017 et mars 2020 ) dont le mandat présidentiel a débuté le 7 février 2017 et a été court-circuité par un terrible assassinat en juillet 2021.
Pour l'Union européenne, c'est pareil, mais avec un mécanisme et un chronogramme de mutations différentes en République dominicaine.
Tiens... :
Annulation du projet de port de Fort-Liberté faute de financement par la Banque interaméricaine de développement.
Et...
Ouverture du port international par la République dominicaine
La construction de ce port faisait partie du projet initial du parc de Caracol, inauguré en octobre 2012. Ce port devait être un corollaire qui permettrait d’exporter les productions faites à partir du parc de Caracol, vers les pays étrangers. Le port du Cap n’est pas utilisé. Ces produits ne font que traverser la frontière haïtienne vers la République dominicaine qui assure désormais la finition de ces matériels, mais qui assure aussi toute exportation à l’étranger, à partir de son propre port.
Du côté de la France, depuis quelque temps, et ceci, toujours avec l'arrivée de Jovenel Moïse au pouvoir, certains observateurs très pointus ont fait remarquer que les nouveaux ambassadeurs français accrédités en Haïti portaient de préférence, jusque-là, un nom espagnol, pour ne pas dire dominicain. C'était à se demander, selon ces mêmes observateurs, si ces nouveaux ambassadeurs venaient du Quai d'Orsay (ministère français des Affaires étrangères) selon la tradition et les règles, ou encore s'ils étaient recrutés tout droit de la République dominicaine et qu'ils n'avaient en fait qu'à traverser à pied la frontière haïtiano-dominicaine.
Education :
En 2015, les chiffres rapportent qu’il y avait près de 60 000 élèves et étudiants haïtiens en terre voisine, soit précisément 44 000 élèves et 12 000 étudiants.
Neuf ( 9) ans plus tard, les chiffres ont dû probablement doubler ou tripler, vu que la crise sécuritaire qui implique ouvertement des mains dominicaines, ne laisse aucune chance aux compatriotes haïtiens de rester chez eux et d'y vivre en paix.
Migration :
On estime qu'environ 800 000 à 1 million d'Haïtiens ou de personnes d'origine haïtienne vivent en République dominicaine, selon des estimations variées. Ces chiffres incluent à la fois les migrants récents et les descendants de migrants haïtiens .
Sécurité et politique:
En 2004, lors des manifestations anti-Aristide, il n’est un secret pour personne que les Rebelles en tête du mouvement ont été entraînés en République voisine. Ainsi, ce pays a-t-il fourni des armes et des munitions aux Rebelles ?
Mais où sont passées ces armes, 20 ans plus tard ?
Aujourd’hui encore, on se pose un tas de questions sur cette véritable passoire à ciel ouvert que représente la frontière haïtiano-dominicaine. Mais, passoire qui, en réalité, ne profite qu'au voisin dominicain. A tous les points de vue... Inutile ici de relater comme cas flagrant , les nombreuses sorties menaçantes, fracassantes, de l'armée dominicaine récemment, aux abords du canal de la rivière Massacre, alors qu'Ariel Henry était au pouvoir.
Mais, on peut, par contre, se demander qui alimente le chef de Gang Lanmò San Jou, par exemple, installé à la frontière conduisant à Malpasse, puisque c'est Lanmò San Jou, cette fois, qui, selon certaines sources bien placées, alimente en retour les autres chefs de gang de toute l'aire métropolitaine. Il s'est tout bonnement érigé en chef incontesté de la zone tampon entre les deux nations se partageant la même île.
En résumé, c'est lui qui fait le pont entre les armes livrées à la frontière dominicaine et celles qui circulent à travers le pays, ou précisément à travers la capitale, Port-au-Prince, chaque fois qu'il est question de venir en renfort aux autres réseaux criminels.
Aussi, soyons d'un questionnement clair : Est-ce sans raison que le fameux chef de gang Lanmò San Jou arrive à régner sans inquiétude sur la partie frontalière de Malpasse, étendant ses tentacules depuis toute la Croix-des-Bouquets, jusqu'au tronçon de route menant au Morne-à-Cabrit, vers le bas Plateau central (Mirebalais) ...
Alors quel rôle joue la République dominicaine dans cet effondrement annoncé par Luis Abinader à l'ONU ?
Le Kenya n'a pas de relations diplomatiques officielles spécifiques avec la République dominicaine. Cependant, en tant que membres de la communauté internationale, les deux pays peuvent avoir des interactions via des espaces multilatéraux, comme les Nations Unies. Ils ne disposent pas formellement d'ambassade, l'un chez l'autre, ce qui est typique pour des pays qui n'ont pas de relations bilatérales étroites.
Toutefois, on va observer de près le chronogramme suivant, incluant les initiatives diverses, ce qui en dit long du complot international contre Haïti. Ici, le mot complot est bien pesé ; il faut appeler un chat un chat.
Santo Domingo, le 29 juillet 2023.
“Le Kenya envisage de déployer 1 000 policiers en Haïti pour aider à rétablir la normalité dans le pays.
Notre persévérance porte ses fruits », se réjouit le président Abinader, qui rappelle avoir demandé, le 21 septembre 2021, devant l’Assemblée générale des Nations Unies, l’aide de la communauté internationale pour résoudre le problème de l’insécurité dans le pays.
Abinader assure qu’il va continuer à « plaider pour plus de soutien » à Haïti.
Le ministre dominicain des Affaires étrangères, Roberto Álvarez, a lui aussi salué l’initiative du Kenya.
Il se dit reconnaissant et qu’il applaudit l’importante décision du membre du gouvernement kényan, Alfred Mutua, et compte travailler avec lui et tous les pays pour obtenir l’approbation du Conseil de sécurité de l’ONU dès que possible.
Le président de la République dominicaine, Luis Abinader, a annoncé le lundi 11 septembre 2023 qu’il rencontrera le président du Kenya pour discuter de la force multinationale en Haïti.
Selon Listin Diario, média dominicain, les deux dirigeants n’ont pas donné trop de détails sur les sujets qui ont été abordés, mais Abinader a déclaré que Ruto est son "nouvel ami". Lorsqu'on lui a demandé si la réunion était favorable à Haïti, le chef de l'État dominicain a répondu qu'elle était "favorable à tous".
C'était le 20 septembre 2023 lors de la 78e Assemblée générale de l'Organisation des Nations Unies (ONU).
De son côté, William Ruto a assuré qu'ils enverront "beaucoup" de soldats en Haïti, sans spécifier le nombre exact.
Le 2 novembre 2023
Le président Joseph R. Biden Jr. a rencontré aujourd’hui le président de la République dominicaine, Luis Abinader, à la Maison-Blanche, afin d’approfondir les relations bilatérales entre les États-Unis et la République dominicaine et de discuter d’un certain nombre de priorités communes. Au cours de la réunion, les dirigeants ont également discuté de la situation en matière de sécurité en Haïti, ainsi que de l’évolution du déploiement d’une Mission multinationale d’appui à la sécurité (Multinational Security Support, MSS) en Haïti.
7 août 2024, le commandant en chef de la MMAS, Godfrey Otunge, a rencontré Farouk Miguel Castillo, ambassadeur de la République dominicaine accrédité en Haïti.
Lors de cette visite de courtoisie, l’ambassadeur Castillo a réitéré l’engagement de son pays à soutenir la MMAS. Il a également exprimé sa gratitude envers le gouvernement kényan pour avoir accepté de diriger cette mission visant à appuyer la Police nationale d’Haïti (PNH).
De son côté, M. Otunge a exprimé sa reconnaissance envers la République dominicaine pour son soutien et s’est dit prêt à recevoir d’autres aides éventuelles.
Entre-temps, le président Abinader lance le chantier d’un mur à la frontière avec Haïti. Influencé par les secteurs dits nationalistes, le président a inauguré la construction en grande pompe, en février 2022, de ce qu’il appelle une « grille intelligente ». Cette initiative est une étape de plus dans la politique anti-haïtienne mise en place au plus haut sommet de l’État dominicain.
Le 15 septembre 2023, nous venons de le voir dans ce texte, en réponse à la construction d’un canal sur la rive haïtienne d’un cours d’eau frontalier, la rivière Dajabon, le gouvernement de la République dominicaine a brandi son armée, intimidé, menacé et agressé des paysans de la frontière non loin de la construction du canal de la rivière Massacre. Enfin, il a décrété la fermeture pure et simple de toutes ses frontières avec le pays voisin, Haïti.
Dans un tweet de William Ruto en date du 24 septembre 2024 à 18 h, le président kényan, photos à l’appui, sans la présence d’un quelconque dirigeant haïtien, a tenu à saluer l’engagement du président dominicain à supporter la mission de support et de sécurité multinationale (MMSS).
Un autre article de Haiti Press Network du 24 septembre 2024 titré :
"Rencontre entre les présidents de la Republique dominicaine et du Kenya sur la sécurité en Haïti ".
Si l'on comprend bien, le président dominicain n'a réalisé que cela :
se faire le porte-parole d’Haïti.
Dans un article de Associated Press paru le 25 septembre, 2024 sous la plume de Danica Coto, titré : Le président dominicain avertit de la possibilité de “mesures drastiques” si la mission anti-gang échoue. Abinader qui jouit à la fois du beurre et de l'argent du beurre, est en mesure cette fois, avec sa baguette magique, de prévoir ainsi l’effondrement d’Ayiti... Mon pays.
Ici, c'est un président qui semble souffir d’Alzheimer. Car il oublie que le rapport de l’ONUDC stipule que la majorité des armes qui entrent en Haïti proviennent en réalité des USA, en passant par la République dominicaine, tout ceci, selon le rapport même des groupes d'experts de l'ONU.
Le président Abinader, lors de son discours sur la tribune des Nations Unies, à l'occasion de la 79e session tenue, cette année 2024, à New York, a clairement averti que son gouvernement prendrait des "mesures drastiques", sans pour autant préciser la nature de ces mesures.
Et, sans surprise, il prend le soin du coup, dans ce même discours à l'Assemblée générale de l'ONU, de remercier AU NOM DES HAÏTIENS, le Kenya qui dirige la Mission en Haïti. Il est allé plus loin dans sa déclaration pour soutenir qu”Hayti n’a pas tenu d'élections libres depuis 2016 et voilà qu’un an avant la tenue des élections, l'année prochaine (2025), les conditions ne sont toujours pas réunies pour les organiser, exprimant ainsi son impatience et ses vives inquiétudes quant à l’avenir de la Mission.
Luis Abinader, dans ses envolées lyriques, n'a pas hésité à affirmer, et je cite :
”Nous ne pouvons pas permettre que les efforts déployés à ce jour échouent ” (fin de citation)
Mais ce NOUS , c'est qui ? Quel est ce Nous qui ne pouvons pas permettre ?
En fin de compte, le président Luis Abinader parle au nom de qui ?
Et pour qui porte-t-il le masque ?
Marnatha I. TERNIER
28 septembre 2024