Récemment j’ai suivi un débat que j’ai trouvé plutôt intéressant entre de jeunes africains qui commentaient la triste réalité qu’ils vivaient avec leur chef d’Etat respectif, lesquels, a soutenu l’un deux, ne peuvent faire autrement face aux puissances impérialistes au risque de vivre comme la Syrie ou la Libye…et qu’il est préférable pour eux parfois de sacrifier l’intérêt commun du peuple au profit de l’étranger afin d’éviter le pire.
Point besoin de dire que ces discours sont très courants chez nous par ici en Hayti. Mais ce qui fut intéressant et assez inspirant, c’est le fait que le jeune au final a rappelé la responsabilité du peuple qui parfois devant l’impuissance criante de son président peut tout accomplir. Oh Ouanaminthe, saluons dignement le déclic!
J’ai gardé le silence suite à l’humiliation signée du pays voisin, dont le représentant a tenté de nous traîner dans la boue auprès de l’ONU, en silence mais en attente du discours de notre « Roi Henry », tout comme on attend le résultat d’un test de VIH après avoir fait ce qu’il ne fallait pas faire avec celui qu’il ne fallait pas! Ouf! Pour une fois disons « EWA » pour notre roi né de Tweeter qui a pu relever la tête de notre Peuple. Rappelons qu’un petit français de rien, pourtant digne fils d’un colonialisme sanglant dont je ne vais pas citer le nom a déclaré lors d’une entrevue qui a fait buzz sur les réseaux sociaux que chez nous, de Peuple on ne peut pas parler.
Partout et par tous les moyens, on veut nous faire croire que nous sommes un trou de merde, que nous nous haïssons et qu’il faut qu’on se méfie les uns des autres. « Malheur à l’homme qui se confie à l’homme » nous dit la Sainte Bible n’est-ce pas? Tout le contraire de l’Union pour la Force car, comment arriver à s’unir dans la méfiance? Quoi de mieux pour nous diviser?
A force de maintenir l’Etat dans cette continuité de discontinuité, aujourd’hui certains prennent un malin plaisir à vouloir remplacer l’essentiel par le superflu: Les cadavres politiques ressuscitent, le projet du Canal de Maribahoux est soudain un héritage pour lequel se disputent quelques fils dignes et indignes, jusqu’à permettre au voisin d’oser en attribuer la paternité à je ne sais quels particuliers dont les noms font pourtant défaut. Mais est-il important de rappeler à tous et à toutes à qui profitera le résultat final? Est-il important de rappeler que le seul père légitime et digne de ce projet est L’ÉTAT HAÏTIEN à défaut du PEUPLE HAÏTIEN ?
Eh oui! Quand l’Etat vacille, c’est au Peuple de prendre son destin en main. Quelque soit le régime politique, le peuple a toujours le dernier mot. Ceux et celles qui croient en Dieu diront: La voix du peuple, c’est la voix de Dieu. Moi je dis et constate: Le pouvoir quel qu’il soit, vient du Peuple! Qu’il s’agisse d’un monarque divin, son temps est écoulé quand soudain le peuple n’y croit plus. Ne parlons pas de démocratie où c’est le pouvoir pour et par le peuple.
Encore une fois, Braves Gens de Ouanaminthe, BRAVO et MERCI! Merci d’avoir réveillé ce feu d’unité en nous, d’avoir exercé ton pouvoir à un point tel que l’Etat a eu du mal à savoir sur quel pied danser. Merci d’avoir prouvé au monde entier et aux Haïtiens-Haïtiennes encore sceptiques au sujet de notre futur, que OUI NOUS SOMMES UN PEUPLE. Un peuple qui a toujours toute sa puissance, un peuple qui peut quand il veut, un peuple, jusque dans ses traditions, ses croyances, son vivre-ensemble. MERCI.
MWEN SE AYITI se : IDANTITE, IMAJ AK INOVASYON.
Par cette prise de conscience autour du projet du Canal de Maribahoux, nous avons su revendiquer dignement notre identité, renvoyer l’image qui va avec mais il nous reste encore à innover dans les projets qui nous attendent impatiemment. Commençons à identifier d’autres canaux à « fouiller », d’autres terres à cultiver, d’autres consciences à secouer pour un nouveau système de santé, un nouveau système d’éducation où l’être haïtien est en équilibre avec son paraître. Identifions toutes les autres batailles à mener pour enfin gagner la guerre et vivre dans la paix.
NOU TOUT PAP KA PATI PASKE NOU TOUT SE ERITYE