La BID met une enveloppe de 60 millions de dollars disponible pour améliorer les conditions de vie en Haïti

Dans le but d’améliorer la sécurité alimentaire, accroître la résilience à moyen et long terme des populations vulnérables en Haïti et appuyer l’offre de soins aux populations déplacées ainsi qu’aux migrants de retour en Haïti, la Banque interaméricaine de Développement (BID) a octroyé un don de 60 millions de dollars au pays. Ce fonds sera géré par le Fonds d’assistance économique et sociale (FAES) et les décaissements se feront sur une période de trois ans.

Publié le 2022-11-16 | lenouvelliste.com

À travers un communiqué de presse rendu public le 11 novembre dernier, la Banque interaméricaine de développement affirme que ce fonds servira notamment à fournir des revenus temporaires aux plus vulnérables à travers des transferts monétaires, offrir une assistance sanitaires aux populations des quartiers défavorisés jugés fragiles, améliorer les soins offerts aux habitants déplacés et aux migrants rapatriés en Haïti,  élargir le système d'information du ministère des Affaires sociales et du travail (SIMAST) et contrer l’épidémie du choléra.


Le  premier volet du fonds concerne 40 millions de dollars américains et servira à fournir des revenus temporaires dans les zones d'insécurité alimentaire par le biais de projets de transferts monétaires, à la fois inconditionnels et conditionnels «  Les transferts, qui incluront aussi des activités pour répondre aux besoins des femmes vulnérables, débuteront en janvier 2023 et bénéficieront à environ 52 000 ménages », précise le communiqué.
Un volet de l'assistance de 13 millions de dollars américains permettra d'étendre la desserte et la continuité des services de santé essentiels aux résidents des zones las plus fragiles. Parallèlement, poursuit la note, 5,5 millions de dollars seront consacrés à l'amélioration des soins offerts aux habitants déplacés et aux migrants de retour au pays.


L’apport de la BID servira également à élargir le système d'information du ministère des Affaires sociales et du travail afin d’améliorer l'identification des personnes qui nécessitent une aide d’urgence. Il contribuera également à contrer l’épidémie de choléra qui continue d’endeuiller et d’appauvrir les familles haïtiennes surtout dans les quartiers défavorisés.
Selon la Coordination de la sécurité alimentaire, CNSA, au cours de la période allant de septembre 2022 à février 2023, 19 200 personnes sont estimées en catastrophe alimentaire soit la dernière phase de l’IPC. 18% de la population analysée  est classée en phase d’urgence et 29% en Phase 3 de l’IPC, ce qui sous-tend que 48% de la population haïtienne nécessite une action urgente.


Parmi les 32 zones analysées, poursuit la CNSA, quinze se trouvent en Phase 4. Il s’agit principalement des zones du Grand Sud affectées par le séisme d'août 2021, le haut plateau et ses prolongements dans le Nord, le Nord-Est et l’Artibonite, le Nord-Ouest, la Gonâve, ainsi que trois communes de la zone métropolitaine les plus affectées par les activités de gangs armés, à savoir, Cité-Soleil, Croix-des-Bouquets et Port-au-Prince. Espérant que ce fonds servira vraiment à améliorer les conditions de vie de ces gens qui ne savent pas à quels saints se vouer



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