Attaque armée et évasion à la prison civile de Cabaret 

Publié le 2022-09-22 | lenouvelliste.com

Une attaque armée suivie de l'évasion d'un nombre incalculable de prisonnières a été signalée à la prison civile de Cabaret, communément appelée prison des femmes, jeudi 22 septembre 2022. Les faits, survenus en milieu de journée, ont été confirmés au Nouvelliste par le directeur de l’Administration pénitentiaire, l’inspecteur général Pierre René François. « Je confirme qu’il y a une situation très tendue à la prison civile de Cabaret. Nous avons perdu le contact avec le centre de détection », a-t-il confié au journal.

Plus loin, le numéro 1 de la DAP a souligné que les tentatives de la Police nationale d'Haïti (PNH) pour reprendre le contrôle de la prison se sont heurtées à l’opposition de bandits armés. « Des bandits tirent en direction des policiers qui se rendent à la prison. On me rapporte que des policiers ont été touchés par balles », a-t-il indiqué sans plus de précision. 

L’inspecteur général Pierre René François, lors de cet entretien avec le journal, ne pouvait pas donner d’autres détails. « Nous n’avons pas encore de données exactes sur ce qui s’est passé. Il nous faut d’abord reprendre le contrôle de ce centre carcéral », a-t-il déclaré. 

Selon des informations obtenues par le journal, l’antenne de police de Titanyen, située non loin de la prison, a été attaquée par des malfrats.

Sur des vidéos circulant sur la toile, on a vu le corps d’un policier gisant dans son sang à l’intérieur de cette antenne de police. Deux autres vidéos montrent ce qui s’apparente à des détenues en train de s’enfuir et des bandits armés paradant sur la route nationale numéro 1, à Bon Repos, au nord de Port-au-Prince, non loin d’une nouvelle place forte des bandits, Canaan. 

La construction de cette prison civile pour femmes a été financée par le Département d'État des États-Unis via le Bureau international des Affaires narcotiques et de l'application de la loi (BINL). Le coût de construction était de l’ordre de 8 millions de dollars. Ce complexe pénitentiaire moderne de deux étages est construit sur une superficie de 6,144 m2. Il peut héberger entre 250 et 300 détenues.

Avant les événements de ce jeudi 22 septembre, plus de 280 détenues se trouvaient dans cette prison, a appris Le Nouvelliste.



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