Révolte populaire et paralysie des activités en Haïti à l'occasion de la journée internationale de la démocratie

Publié le 2022-09-16 | lenouvelliste.com

Haïti se réveille dans un atmosphère d'insurrection populaire à l'occasion de la Journée internationale de la démocratie,  jeudi 15 septembre. 

Un peu partout dans le pays, la colère populaire se manifeste. Le pays vit au rythme des scènes de pillages, des tronçons de routes bloqués depuis le début de la semaine.

En ce 15eme anniversaire de la Journée internationale de la démocratie célébrée ce jeudi 15 septembre, l’Organisation des Nations-Unies (ONU) dit constater que que la démocratie recule. 

"La sphère publique se rétrécit. La méfiance et la désinformation gagnent du terrain. Et la polarisation sape les institutions démocratiques", a reconnu l'ONU.

Dans son message de circonstance, le secrétaire général de l’ONU en a profité pour tirer la sonnette d’alarme. « L’heure est venue de réaffirmer que la démocratie, le développement et les droits humains sont interdépendants et complémentaires», a-t-il déclaré.

À propos d'Haïti, le secrétaire général de l'ONU, António Guterres a mentionné que cette journée se déroule alors que le pays traverse une "crise sans précédent sur le plan politique, sécuritaire, économique et humanitaire, et qui affecte au plus haut point les populations les plus vulnérables, particulièrement ceux vivant dans les secteurs contrôlés par les bandes armées". 

"La paix, la sécurité et le développement sont fondamentaux à la démocratie. Le système des Nations-Unies continuera d’accompagner le pays dans la poursuite d’un avenir plus sûr et plus prospère pour toutes les Haïtiennes et tous les Haïtiens", a indiqué M. Guterres dans son message.

Lors du 9e Sommet des Amériques à Los Angeles au mois de juin dernier, le Premier ministre Ariel Henry a évoqué la crise haïtienne marquée par un recul de la démocratisation, la violence aveugle des gangs, la fuite massive des jeunes et des cadres vers d’autres cieux. 

Depuis plusieurs années, alors que le mandat des élus arrive à termes, la population haïtienne n'a jamais été convoquée à ces comices pour élire des nouveaux représentants à la Chambre des députés, aux différents Conseils municipaux, au Sénat de la République et voir à la présidence. Le Premier ministre Ariel Henry, désigné par le feu président Jovenel Moïse reste aux timons des affaires un an après l'assassinat du président Jovenel Moïse. 



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