Crise: aucune avancée autour des accords politiques

Après l'échec des négociations politiques, les tenants de l’accord de Montana et de celui du 11 septembre ont chacun, de leur côté, initié des activités qu’ils inscrivent dans le cadre de la recherche d’une solution à la crise politique qui secoue le pays. L’accord de Montana discute à l’interne sur la mise en place de la conférence nationale. De son côté, l’accord du 11 septembre rencontre des secteurs sur la crise afin de trouver un consensus pour déterminer la voie à suivre pour aller vers les élections, ramener la paix et la stabilité dans le pays.

Publié le 2022-08-12 | lenouvelliste.com

Les négociations politiques entre les acteurs de l’accord de Montana et de celui du 11 septembre n’ont pas porté leurs fruits. Montana revient à ses fondamentaux. « Notre démarche continue. Nous sommes confrontés à une difficulté avec le pouvoir en place et ses alliés. Cette difficulté a été clairement identifiée et à partir de ce moment nous revenons aux fondamentaux de Montana. À l’intérieur de Montana, depuis deux semaines, nous engageons des consultations intenses sur la mise en place des premiers moments de la conférence nationale », a confié Jacques Ted St-Dic du Bureau de suivi de l’accord de Montana lors de sa participation à l’émission « Panel Magik » le vendredi 12 août. « Nous sommes en train de nous consolider à l’intérieur de l’accord de Montana, ensuite pour nous étendre, avec les partis politiques, à des organisations de la société civile, au niveau de chaque commune du pays »

« La base de référence pour la conférence nationale se fera dans chaque commune. Elle sera ensuite agrégée au niveau national », a précisé Jacques Ted St-Dic. « La forme organisationnelle qu’elle prendra c’est qu’il y aura des instances au niveau des différentes communes du pays qui l’organisent avec des feuilles de route précises sur des thèmes corrects préalablement définis pour déterminer les ressources de la commune, les moyens de les exploiter et en même temps définir la base d’organisation sociale de la commune », a-t-il détaillé, précisant que la question de changement de constitution et celle du système électoral seront discutées durant cette conférence nationale. « Le calendrier de déplacement et de développement au niveau national est en cours d’élaboration. »

Le Dr Louis Gérald Gilles, signataire de l’accord du 11 septembre, estime que la décision prise par les acteurs de l’accord de Montana est « une manœuvre dilatoire ». Espérant que l’accord de Montana va rattraper le train, il a annoncé que l’accord de la Primature rencontre différents secteurs de la vie nationale. « Lorsque nous avons vu qu’ils ont décidé de surseoir aux discussions, une manœuvre dilatoire, nous avons pensé que nous devions avancer. En ce sens, nous avons rencontré plusieurs secteurs : le comité de médiation qui détient un document assez valable, un groupe de soixante-douze députés, des signataires de l’accord du 11 septembre qui sont insatisfaits mais qui sont venus discuter, la Fédération nationale des maires haïtiens (FENAMH), le secteur vodou, le recteur de l’Université d’Etat d'Haïti, la Fédération protestante d’Haïti, des acteurs du secteur privé… », a-t-il énuméré, soulignant que ces rencontres sont organisées dans le but de trouver un consensus autour de l’ organisation des élections, la bataille contre l’insécurité,  la stabilité du pays.

Le gouvernement  d'Ariel Henry ne devrait pas excéder les 24 mois. « Se yon echèk l ap ye si 24 mwa pase nou pa kòmanse ap rantre nan lojik pou nou al nan eleksyon pou peyi a apeze », a ajouté M. Gilles. 



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