Le gouvernement d’Ariel Henry est paralysé, selon Lesly Voltaire de Fanmi Lavalas

Dans une entrevue accordée à la radio Magik9 le mercredi 3 août, Lesly Voltaire, conseiller de l’accord de Montana et de l’ancien président Jean-Bertrand Aristide, a décrit le Premier ministre Ariel Henry comme une personne prise au piège. Ce qui l’empêche de mener le dialogue qui devait servir à dénouer la crise politique qui sévit dans le pays, a affirmé l'homme politique.

Publié le 2022-08-03 | lenouvelliste.com

L’actuel gouvernement est totalement illégitime. Retenu au pouvoir, il se retrouve coincé. « Il est retenu par le PHTK, Michel Martelly, les oligarques, les assassins de Jovenel Moïse, etc. Le gouvernement devient donc paralysé. Il ne peut pas réaliser toutes les tentatives de négociation que le Blanc lui réclame, parce que ce dernier peut l’arrêter ou le faire chuter, les autres nègres, eux, le tueront. Et les coupables ne seront pas identifiés », a lâché Lesly Voltaire, conseiller de l’accord de Montana. Il croit que les Haïtiens devraient organiser une conférence nationale pour trouver le destin du pays, discuter notamment du rétablissement de la sécurité dans le pays.

Le dialogue est possible entre les accords de Montana et du 11 septembre, « deux projets opposés ». « Il y a une possibilité de dialogue parce qu’il y a un maître, le gouvernement américain, qui s’est mis d’accord avec tous les autres pays au sein du Conseil de sécurité pour convaincre la Chine qu’il y ait sécurité dans le pays afin d’organiser les élections. Une obligation. C’est sur ce point que le maître de ce gouvernement fera le deal avec lui. Ce n’est pas Montana ni Lavalas ni les démocrates qui pourront réaliser ce travail. Cela veut dire que fòk mèt chen an vini, yo di chen an gen raj, yo geri chen an. La solution viendra du Conseil de sécurité des Nations unies », a analysé l’homme politique.

Il ne peut pas y avoir de transition sans Jean-Bertrand Aristide, selon Lesly Voltaire

Le mois de juin écoulé des sympathisants du parti politique Fanmi Lavalas ont manifesté dans plusieurs rues de la capitale pour réclamer le leader du parti comme président provisoire. L’ex-président Jean-Bertrand Aristide a rencontré Helen La Lime, représentante du secrétaire général des Nations unies au cours de cette même période. Tout ceci prouve qu’on ne peut organiser la transition sans Jean-Bertrand Aristide », selon Lesly Voltaire. « On ne peut pas organiser la transition avec tous les acteurs sans Jean-Bertrand Aristide. Je veux parler de Fanmi Lavalas », a-t-il soutenu, rappelant que Fanmi Lavalas est prêt à dialoguer avec tous les groupes qui discutent de la question sécuritaire.



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