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1 350 enseignants entrent bientôt en formation

Une cohorte de 1 350 enseignants de cinq départements du pays vont suivre une formation à partir du 1er août afin d’améliorer la qualité de l'apprentissage dans le secteur éducatif. Le ministre Nesmy Manigat a annoncé ce vendredi, en conférence de presse, le lancement d'un vaste Plan de formation des enseignants et des personnels d’encadrement.

Publié le 2022-07-29 | lenouvelliste.com

1 350 enseignants à travers les départements du Sud, de la Grand-Anse, des Nippes, du Nord-ouest et du Nord-Est, en raison de 270 par département, vont prendre part à un vaste chantier de formation initié par le MENFP dans le cadre de la mise en œuvre des grands chantiers de la rentrée scolaire 2022-2023.

En conférence de presse, le ministre Nesmy Manigat explique que ce plan de formation des enseignants rentre dans le cadre des 12 mesures, en particulier la mesure numéro 1 relatif au permis d'enseigner. 

"Le pays n'ira nulle part sans un système éducatif fort et une éducation de qualité", a rappelé, de son côté, le directeur général du MENFP, Meniol Jeune. 

"L'enseignement est un métier difficile. N'importe qui ne doit pas se trouver dans une salle de classe. Le ministère est contre l'intégration des gens dépourvus de formation et de compétence. Il n'y aura pas d'éducation de qualité avec des enseignants charlatans", a soutenu le numéro 2 du MENFP qui reconnaît qu'il y a beaucoup de cas dans les écoles où les enseignants n'ont aucune qualification. 

"Tous ceux qui se trouvent dans les salles de classe dans le secteur public doivent trouver une formation pédagogique et une évaluation aura lieu pour juger leur niveau", a annoncé M. Jeune.

Le programme de formation sera dispensé par les enseignants des Universités publiques en régions (UPR) et des professionnels de l’enseignement sur une période de deux ans, et sur la base d’un cursus de 270 heures devant déboucher sur l’obtention d’un Certificat d’aptitude à l’enseignement (CAE), a informé un communiqué du ministère de l'Éducation nationale publié le jeudi 28 juillet. 

Après deux ans de formation, ces enseignants vont subir une évaluation qui va leur permettre d'exercer ou non la profession d'enseignement, a averti Georges Wilbert Franck, directeur de la formation et de perfectionnement au MENFP. Cette formation permettra aux enseignants de suivre les cours au niveau de sept matières professionnelles et six disciplinaires y compris les didactiques, a précisé Georges Wilbert Franck. 

La première session de formation débutera par deux disciplines à savoir la planification pédagogique et théorie d'apprentissage. La deuxième session : didactique générale et sociologie de l'éducation. La troisième session : gestion de classe et l'évaluation de l'apprentissage, a  confié Georges Wilbert Franck.

La formation portera sur les gestes pédagogiques de base, les connaissances disciplinaires et les didactiques nécessaires pour enseigner à l'École fondamentale, poursuit le communiqué soulignant que l'objectif sera atteint à travers l’administration de 13 modules dont cinq disciplinaires et huit professionnels.

Cette initiative du MENFP est financée par le Fonds national de l’éducation (FNE). Elle s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la Politique sectorielle en éducation accordant une grande place à la formation des enseignants, soutient le ministère de l'Éducation nationale qui dit vouloir améliorer la qualité de l'apprentissage en formant progressivement les participants à un enseignement efficace des matières inscrites au Plan d’études de l’École fondamentale.

Présent à la conférence de presse, le directeur général du FNE, Jean Ronald Joseph, a montré toute l'importance de supporter une éducation de qualité dans le système. C'est pourquoi, annonce-t-il, le FNE a alloué un montant de 84 000 258 gourdes pour la série de formation. Selon lui,  ce fonds sera réparti dans les différentes Universités publiques régionales. Chaque UPR reçoit un montant de 14 millions 948 mille 100 gourdes. M. Joseph dit attendre en retour les résultats pédagogiques et les redditions de compte.

Le MENFP en a profité pour faire appel à tous les acteurs éducatifs pour une forte implication et leur contribution à ce grand « konbit de formation » au bénéfice des élèves en bout de piste. Les représentants de syndicats d’enseignants seront impliqués dans la démarche comme formateurs de formateurs, annonce le MENFP.



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