La rareté du carburant fait grimper les prix du transport en commun

Publié le 2022-07-20 | lenouvelliste.com

Quand les produits pétroliers se font rare dans les stations d'essence et se vendent dans les coins de rues à des prix exorbitants, les chauffeurs des transports en commun augmentent ipso facto les prix de leurs circuits respectifs. Au cours des dernières semaines, les passagers ont fait face à une escalade des prix dans les transports en commun. Les chauffeurs fixent les nouveaux prix comme bon leur semble.

Il est plus facile de s’approvisionner dans la rue à proximité d’une station d'essence que dans les stations-service. Après une journée de travail, j’ai parcouru toute la ville, la semaine écoulée, pour trouver une station d'essence où il est possible de faire le plein sans succès. J’ai trouvé quelqu’un qui stocke la gazoline, il a refusé d'accepter 1 000 gourdes pour un gallon », a argué un chauffeur de taxi qui exigeait 75 gourdes aux passagers qui montent à bord de sa voiture. Certains chauffeurs de taxi ont ajouté 25 gourdes à l’ancien prix et d’autres 50 gourdes.

Entre les chauffeurs et les passagers, l'ambiance est souvent tendue. Ces derniers n’accueillent pas favorablement l'augmentation des prix de plusieurs circuits de la capitale. « Il est totalement incompréhensible de voir que des chauffeurs coupent en deux le circuit Fontamara- centre-ville et ont la hardiesse de le faire passer de 15 à 25 gourdes dans un premier temps, ensuite de 25 à 35 gourdes et enfin de 35 à 50 gourdes. Les deux dernières augmentations ont été faites dans l’intervalle de deux semaines », s'est plaint un passager.

Les circuits Pétion-Ville- centre-ville (par Delmas) et Delmas-centre-ville sont passés respectivement de 35 à 50 gourdes et de 40 à 50 gourdes, durant les dernières semaines. Ces augmentations se font arbitrairement.  Les autorités gouvernementales laissent le champ libre aux chauffeurs depuis la dernière augmentation des prix des produits pétroliers à la pompe officiellement. Le gouvernement n’avait pas fixé de nouveaux tarifs et s'était mis d’accord avec des organisations syndicales du transport en commun pour garder les prix inchangés.

Depuis quelques années, les chauffeurs n’attendent pas que les autorités gouvernementales fixent les prix. Ils le font eux-mêmes et souvent de concert avec des gens qui contrôlent les stations de bus et de taxi et les organisations syndicales. « Nous sommes contraints de payer ces gens qui contrôlent les stations d’autobus si nous ne voulons pas avoir des problèmes et les bandits qui font recette sur la route à emprunter pour aller vers le Sud du pays », a déploré un chauffeur, critiquant la police, le gouvernement et les organisations syndicales des transports en commun qui abandonnent les chauffeurs et les passagers à leur triste sort.

Pour de nombreux chauffeurs, la rareté du carburant est une astuce utilisée par les autorités gouvernementales qui veulent augmenter les prix des produits pétroliers à la pompe. D’après eux, le gouvernement avait procédé de cette manière l’année dernière pour ajuster à la hausse le prix du pétrole à la pompe. 



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