L’association « Poto mitan » à la recherche d’une sortie de crise

Publié le 2022-06-22 | lenouvelliste.com

L’association « Poto mitan », formée de plus de 200 membres de toutes les catégories sociales et les tendances politiques et religieuses, dit vouloir  contribuer à la recherche d’une solution à la crise actuelle. Ce regroupement projette d’organiser avant octobre les « Assises de sortie de crise ». Contacté par Le Nouvelliste, Nody Guerrier, coordonnateur adjoint de Poto mitan, a expliqué le bien-fondé de cette démarche et les avancées déjà réalisées dans la perspective des assises. « Depuis deux ans, nous initions des réflexions sur les piliers de la refondation de l’État. En même temps, nous prenons nos distances par rapport à la politique politicienne. En 2021, nous avons pris la décision d’initier les assises de sortie de crise. Nous avons constaté l’échec des tentatives de regroupement des accords politiques. Nous nous sommes rendu compte que le problème d’Haïti dépasse le niveau partisan. Il faut prendre l’initiative de rencontrer toutes les parties. Nous avons rencontré les 148 municipalités, les 10 associations départementales des Casec et Asec, les chambres de commerce régionales, les chambres de commerce nationales, les représentants de tous les accords politiques, les associations de la société civile, les représentants du Sénat et du gouvernement. Hormis l’accord de Montana et celui du 11 septembre, toutes les autres parties ont déjà signé pour prendre part aux assises », a fait savoir M. Guerrier.

Les tenants des accords du 11 septembre et ceux du Montana sont considérés comme les protagonistes les plus importants de l’arène politique. De manière formelle, ces deux structures n’ont pas encore adhéré à l’initiative de Poto mitan. Interrogé à cet effet, Nody Guerrier a relativisé. « Nous n’allons contraindre personne à nous rejoindre. Nous allons continuer de discuter afin de les convaincre. C’est pourquoi nous n’avons pas fixé de date pour les assises. Nous aimerions que tout le monde y prenne part. Mais, en même temps, nous ne voulons pas utiliser le thème principaux acteurs comme on a l’habitude de le faire. Très souvent, certains groupes cantonnés dans la région métropolitaine sont perçus comme les principaux acteurs. Au fond, le pays mesure 27 700 kilomètres. Les gens s’organisent dans toutes les régions. Si tous ces regroupements se réunissent et décident sur le devenir de la nation, certains acteurs seront en position minoritaire » a-t-il expliqué.

Selon le coordonnateur adjoint, toutes les parties signataires auront à désigner leurs délégués pour prendre part aux assises. « Ce sera une assemblée citoyenne. Elle sera observée par les représentants des pays du Core Group. L’assemblée sera financée par une collecte de fonds. Nous allons discuter des thématiques qui engagent la vie nationale. À l’issue des échanges, nous adopterons des résolutions qui seront d’application immédiate avec la participation et l’accord du gouvernement. Les résolutions seront également notifiées à la communauté internationale qui n’aura plus à nous dicter ce que nous devons faire », a fait savoir Nody Guerrier.



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