N ap mache pou lavi appelle à la bonne foi à la négociation politique entre les acteurs

Publié le 2022-05-25 | lenouvelliste.com

L’organisation N ap mache pou lavi (Marchons pour la vie) appelle les acteurs politiques à mettre la population au centre des intérêts à l’issue de la négociation politique entamée entre le Premier ministre Ariel Henry et Magalie Comeau Denis de l’accord de Montana, les 11 et 15 mai 2022 en vue de préparer les termes d’un dialogue politique, selon une note du Bureau de suivi dudit accord (BSA). Dans une note publiée le lundi 23 mai 2022, cette organisation de la société invite les acteurs à mettre la population au centre des intérêts.

Tout en encourageant ces acteurs, N ap mache pou Lavi (Marchons pour la vie) dit craindre fortement le retour à la « rhétorique dialogue sans issue » alors que les conditions socioéconomiques de la population se dégradent considérablement.

Pour l’aboutissement du dialogue et sortir de la crise, N ap # Mache Pou Lavi (Marchons pour la vie) en profite pour formuler une proposition à cette négociation politique en cours. En effet, l’organisation prescrit la formation d’un Comité composé d’un ou de deux représentants du pouvoir et de chaque groupe identifié, incluant les non-alignés, dans une logique d’inclusion, pour engager les négociations politiques. Ces négociations, selon N ap mache pou Lavi, pourraient se faire à l’aide d’un organe de médiation ou en élargissant celui déjà formé avec d’autres personnalités.

N ap mache pou Lavi dit partir du principe qu’ils (acteurs politiques) sont de bonne foi et leur propose, plus loin, d’accoucher un accord sur la sécurité, besoin urgent de la population, et d’entamer la négociation politique assorti d’un calendrier dans lequel le contenu de la transition ayant été défini dans les propositions et/ou prises de positions : sécurité, socioéconomie, constitution, élections.

Parallèlement, l’organisation N ap mache pou Lavi ne rate l’occasion de formuler une proposition dont les axes essentiels reposent sur la sécurité, les finances publiques, le social, la redistribution du pouvoir.

En ce qui a trait à la sécurité, l’organisation recommande l’état de siège pour rétablir l’ordre public, comme l’ont proposé des groupes et personnalités de la société civile, dont le Groupe de travail sur la sécurité (GTS). « Toutes les entités politiques, économiques, sociales et autres doivent, sans conditions aucune, se mettre d’accord sur l’urgente nécessité de rétablir la sécurité », insiste N ap mache pou Lavi, exigeant la publication de la liste des personnes impliquées dans la contrebande, la corruption, le trafic d’armes illégal et la drogue.

Concernant les finances publiques, N ap mache pou Lavi croit indispensable de réorganiser les instances économiques et financières en accord avec les institutions financières internationales et le secteur privé et mettre en place les conseils d’administration ou les organes de gestion des organismes de contrôle financier avec une participation de technocrates.

Redistribution du pouvoir

Si l’organisation N ap mache pou Lavi croit qu’aujourd’hui, il serait plus logique de parler de négociation au lieu de dialogue, elle dit insister sur la négociation politique aboutissant au partage des « responsabilités » (pouvoir), le vrai objectif poursuivi. Ainsi, N ap Mache Pou Lavi (Marchons pour la vie) croit que la négociation politique pourrait contenir différents points, dont l’élaboration d’une feuille de route clairement définie, la révision de la composition du gouvernement avec des technocrates ayant des sensibilités politiques différentes afin d’équilibrer la tenue des élections et la gestion des collectivités locales confiée aux forces sociales et politiques régionales.

Sur le plan social, N ap mache pou Lavi appelle à création d’un fonds d’appui socioéconomique pour les zones vulnérables en proie à la faim et à la misère extrême, avec le support de la communauté internationale. L’organisation souhaite par ailleurs qu’on mette en place un mécanisme multisectoriel de gestion dudit fonds (État-société civile-partenaires techniques et financiers). « Il faudrait concrétiser les promesses de la Conférence des bailleurs du 16 février 2022 pour la reconstruction des écoles des Nippes, du Sud et de la Grand ’Anse dévastées par le tremblement de terre du 14 août 2021 et définir une stratégie pour une prise en charge des professeurs, parents et élèves des zones de conflit : Martissant, centre-ville, Cité Soleil, plaine du Cul-de-Sac… », peut-on lire dans la proposition.



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