Ar Guens Jean Mary et Alix Olivier, finalistes du prix international de l'invention poétique

Une bonne nouvelle pour les lettres haïtiennes. Deux jeunes poètes haïtiens, Ar Guens Jean Mary et Alix Olivier, sont finalistes pour le prix international de l'invention poétique et de la traduction en langue(s) créole(s) pour la catégorie En Créole. Il faut attendre le 26 mai prochain pour connaitre le lauréat pour cette catégorie.

Publié le 2022-05-17 | lenouvelliste.com

Les poètes Ar Guens Jean Mary et Alix Olivier figurent sur la liste des finalistes du prix international de l’invention poétique et de la traduction en langue(s) créole(s) pour leurs manuscrits respectifs : « Lakilbit » et « Wòch se premye pwen m voye deja ». Le poète Guilhem Florigny de l’Île Maurice est également en lice pour son texte « Zetwal nan zilie ». En attendant l'annonce ultime, Ar Guens et Alix Olivier savourent leur pré-sélection.

« C'est un honneur pour moi d'être en lice pour le prix international de l'invention et de traduction. Bien que tout reste à jouer pour la dernière délibération, je suis heureux déjà que mon texte ait eu l'attention du jury », a déclaré le poète Alix Olivier à la rédaction du journal.

Pour sa part, Ar Guens Jean Mary vit encore la nouvelle. « C'est avec une joie profonde que je vis cette nouvelle poétique aux côtés de mon compagnon de lumière Alix Olivier qui est lui aussi finaliste pour le prix international de l'invention poétique et de la traduction en langue(s) créole(s). Cette joie tisse aussi sa raison d'être par le simple fait que ce sont des fins connaisseurs qui lisent et classent la qualité esthétique et idéologique des œuvres dans chaque catégorie », a souligné le poète.

Alix Olivier ( Rigòl ) et Ar Guens Jean Mary ne sont pas à leur coup d'essai. Alix Olivier a été lauréat de la première édition du concours « Kreyoliti », organisée par Sant rechèch ak kreyoliti (SERK). Ar Guens Jean Mary, lui, a été lauréat du concours Chansons sans frontières qui s'est déroulé dans la région de Normandie, en France, parmi plus de 1 164 participants en provenance de différents pays. Ces deux fils de la métropole du Sud-est sont deux talents prometteurs.

Créée en 2021, l’association "Balisaille" se donne comme objectifs de produire et coproduire des créations théâtrales et de les diffuser, pratiquer des activités artistiques et culturelles, et d’agir en tant que force de proposition, en matière artistique et culturelle, et d’organiser des rencontres pluridisciplinaires. À l'appel aux textes de la première édition de Ballisaille, une cinquantaine de textes ont été soumis, dont les deux tiers ont été produits en langue française. Au-delà des considérations paritaires de genre et d’origine géographique, le critère de sélection primordial demeurait la qualité de l’inventivité poétique, du lyrisme des auteurs considérés.

Notons qu'on retient trois textes dans chaque catégorie: textes en langue française et textes en langue(s) créole(s).  Les trois finalistes en langue française sont les suivants : Ronnie Antoine, Poèmes pour panser la nuit, poèmes pour tronquer la ville (Île Maurice); Edgar Dauphin, Corps tristes (Haïti); Witensky Lauvince, Brûler les ténèbres (Haïti).

Les gagnants seront connus durant le week-end du festival de poésie, après l’ultime délibération le 26 mai 2022, en Martinique, lors du festival de poésie Balisaille qui couronnera cette première édition du concours d’invention poétique. Pour le jury, on a, entre autres, Raphaël Confiant (Martinique), Michel Ducasse (Île Maurice) et Lyonel Trouillot ( Haïti ).



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