Vers une première édition du festival « Semaine Mémoire » à Paris

À l’initiative du chanteur James Germain, la première édition du festival « semaine mémoire », se déroulera du 10 au 17 mai, sur la scène du Théâtre Traversière, au cœur de Paris. Ce festival qui veut mettre en lumière l’afrodescendance, célèbrera également la mémoire africaine dans sa diversité et l’abolition de l’esclavage. À quelques jours du lancement, James Germain, initiateur et directeur artistique du festival aux côtés du musicien Marco Quesada, fait le point sur la programmation de l’évènement. 

Publié le 2022-05-06 | lenouvelliste.com

Le Théâtre Traversière vibrera au rythme de la culture afro-caribéenne du 10 au 17 mai. Une programmation riche attend le public qui est convié à célébrer et à commémorer l'héritage afro-descendant à travers cette semaine de réflexion et de célébration destinée à tous les publics. Films documentaires, concerts, débats, bal créole sont entre autres les activités proposées à cette première édition. La créativité au rendez-vous, l'afro-descendance sera célébrée dans toute sa splendeur.

Organisé par le Théâtre Traversière, en partenariat avec l’Humanité, l’Ambassade d’Haïti en France et Jazz Magazine, le festival « Semaine mémoires » propose une programmation des plus intéressantes. « Semaine Mémoire » est un projet longtemps caressé par la voix de Mucho Woulo. « J’ai été contacté par le théâtre Traversière en 2019 pour un concert à l’occasion de la journée nationale des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leur abolition. Après maintes réflexions, il m’est venu l’idée de proposer le projet d’un festival qui porterait le nom de « Semaine mémoire » au directeur du Théâtre Traversière que je réaliserais en binôme avec Marco Quesada, mon guitariste et arrangeur musical, qui m’accompagne depuis plus de vingt ans », explique l'artiste derrière la création de l'événement qui a dû attendre la fin de la pandémie de Covid-19 pour que son projet se matérialise.

Selon le directeur artistique du festival, Haïti, de par son histoire, sera au centre du festival. Aussi, notre chère patrie brillera à travers sa voix et celle de Malou Beauvoir. Nous porterons la culture caribéenne sur la scène du Théâtre Traversière. « La culture caribéenne est très riche. On a beaucoup à montrer », a fait savoir le chanteur qui souligne également que le but de ce festival est aussi de montrer que nous les afro-descendants avons du talent et que nous  pouvons réaliser des choses extraordinaires.

« Pour moi l'afro-descendance, c'est cette richesse qui nous a été léguée par nos ancêtres. C'est de reconnaître ces symboles de notre culture qui sont un peu perdus aujourd'hui et qu’il est important de nous remettre sur ce chemin. C’est le moment de laisser un héritage aux hommes et femmes de demain car notre histoire, c'est à nous de la valoriser », affirme l’artiste dont l’afro-descendance a toujours été l'élément central de sa musique et par cet événement veut faire revivre la mémoire collective.

La « Semaine Mémoires » sera lancée le 10 mai avec la projection du documentaire « Citoyens bois d’ébène », suivie d’une rencontre avec le réalisateur, Franck Salin. Mais le festival sera riche en moments forts dont : le spectacle jeune public : « Black Boy- cie » du théâtre du Mantois et les apéro-spectacles avec Céline Languedoc, le 11 mai à 14h30 et 18 h.

La Soirée musicale Afriques-Caraibes avec James Germain, Malou Beauvoir et Mariann Mathéus les 13 et 14 mai à 20 h 30.

Le concert du groupe Mouvans le 13 mai à 19h.

Le Discours sur le colonialisme, une pièce musicale autour de l'œuvre d'Aimé Césaire, le 14 mai.

Le Grand bal créole avec Dédé Saint-Prix dans la soirée du dimanche 15 mai.

Pour la clôture du festival le 17 mai, Jazz Magazine partenaire de l'événement présentera une soirée animée par le groupe caribéen « Big in Jazz Collective » et des amis jazzmen de Martinique, de Guadeloupe et d'Haïti dont le talentueux saxophoniste Jowee Omicil.



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