Mardi 8 mars. Il est 13 heures. La voie est libre à la Bibliothèque nationale d'Haïti (BNH), gardienne de toute œuvre de la pensée haïtienne. Des pneus usagés entreposés devant la barrière métallique servant à monter une barricade contre le garage ambulant détourne l'attention. Pas de lecteurs à se bousculer pour un bouquin. L'insécurité au bas de la ville les décourage. L'inconfort qui y règne devient aussi un motif de cette désertion.
La cour est sombre. L'air frais parcourant la cour dissuade lect
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