BRH/ Agenda monétaire pour la croissance et l'emploi

Placer des objectifs de croissance au cœur de la politique monétaire

Publié le 2022-01-17 | lenouvelliste.com

Trois grands objectifs sont visés par la Banque de la République (BRH) qui s’offre l’Agenda monétaire pour la croissance et l’emploi après le tremblement de terre du 12 janvier 2010 :  réduire le coût du crédit pour les demandeurs de crédit évoluant dans les secteurs productifs clés pour une relance plus ancrée de l’activité économique et un soutien à la croissance ; réduire le déficit de la balance commerciale ; assurer la stabilité des prix. Dans son document intitulé « Le capital humain comme levier de développement, une ligne de force dans l’action de la Banque de la République d’Haïti », paru en décembre 2021, la banque centrale éclaire la lanterne des lecteurs sur l’Agenda monétaire pour la croissance et l'emploi. « Il s’agit d’un ensemble de programmes incitatifs qui visent à assouplir les conditions d’accès au crédit à un plus grand nombre de demandeurs désireux d’investir dans les secteurs porteurs susceptibles d’avoir des impacts directs et positifs sur la croissance économique. »    

Le Fonds de développement industriel (FDI) et la Société financière haïtienne de développement (SOFIHDES) sont les partenaires qui s’impliquent dans la mise en œuvre des mécanismes financiers au profit des secteurs du logement, de l’agriculture, du tourisme et de l’hôtellerie, de l’exportation, des zones franches et de l’immobilier. 

Pour le secteur du logement, la banque centrale a mis en place un programme d’incitation au secteur immobilier après le séisme du 12 janvier 2021 afin de contribuer à la reconstruction du pays à travers la réduction du coût du crédit au logement. « Par cette facilité, les banques commerciales sont autorisées à ne pas constituer de réserves obligatoires sur les ressources captées et utilisées pour octroyer des prêts au logement et pour l’acquisition, la construction, la réparation ou l’amélioration d’immeubles résidentiels, commerciaux et industriels », lit-on dans le document.

Quant au secteur agricole, la BRH a lancé un programme de crédit au profit dudit secteur. « Ce mécanisme vise à faciliter les crédits aux entrepreneurs agricoles et aux personnes et entités qui œuvrent dans les activités agro-industrielles et agroalimentaires, à toute coopérative agricole et à tout concessionnaire de zones franches. Ces crédits visent, entre autres, l’exploitation des denrées dans les filières porteuses et produits stratégiques pour l’exportation, la transformation des produits agricoles via l’industrie et les achats de matériel et d’infrastructures agricoles », précise la banque centrale dans le document.

La BRH a fait pareil pour le secteur touristique et hôtelier qui a aussi bénéficié de facilité. « Ainsi, les banques sont autorisées à procéder, d’un commun accord avec leurs clients, à la redéfinition des modalités de tout prêt octroyé à une institution hôtelière viable et à ne pas constituer de réserves obligatoires tant sur les ressources en gourdes que sur les ressources en dollars utilisées pour octroyer des prêts à une institution hôtelière ».

L’Agenda monétaire pour la croissance et l’emploi, c’est aussi ce programme en faveur des entreprises tournées vers l’exportation.  C’est un programme qui favorise l’accès au crédit aux entreprises de production de biens et de services tournées vers l’exportation. « Il comporte deux volets :  1- une fenêtre de refinancement des comptes à recevoir des entreprises de production tournées vers l’exportation (FRCRE) 2- Des facilités de crédit en faveur des entreprises tournées vers l’exportation (FCEE) qui permettent la réduction des coûts du crédit en faveur des entreprises exportatrices de produits primaires, celles de transformation des matières locales dédiées à l’exportation et les entreprises de production artisanale, de pêche, de recyclage et toutes autres entreprises dont la production est essentiellement destinée à l’exportation. »

Pour les zones franches industrielles, la banque centrale a aussi mis en place un programme d’incitation. « Cette facilité a été mise en place essentiellement pour augmenter la capacité du pays à attirer les investissements étrangers dans le secteur textile notamment pour la construction d’immeubles industriels, et l’installation de toutes infrastructures essentielles aux opérations adéquates des zones franches (routes, drainage, eau, électricité, etc. »

La banque centrale a aussi lancé un programme de promotion de développement d’immobiliers (PPDI). « Le PPDI a pour objectif d'accroître l’offre de projets immobiliers viables et de qualité à la population en réduisant le coût du crédit en faveur des promoteurs, développeurs ou investisseurs immobiliers. »

Enfin, la BRH vient, dans le cadre de l’Agenda monétaire pour la croissance et l’emploi, avec un programme en faveur du secteur du crédit-bail. Ce programme d’incitation aux petites et moyennes entreprises a pour objectif de faciliter l’accès au financement d’équipements et de matériel.

Dans le document intitulé « Le capital humain comme levier de développement une ligne de force dans l’action de la Banque de la République d’Haïti », la banque centrale se contente de présenter les programmes d’incitatifs aux secteurs précités sans dresser leur bilan après quelques années d’expérience.



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