« Fenêtres sur Haïti », pour célébrer l’art haïtien à Fort de France en Martinique

Publié le 2022-01-14 | lenouvelliste.com

Lancé par le centre culturel Tropiques Atrium, la troisième édition du festival «Fenêtres sur Haïti» est lancé le 8 janvier 2022 à Fort de France en Martinique. Cet évènement de grande envergure qui célèbre la diversité et la richesse de la culture haïtienne prendra fin le 19 février 2022. Pendant dix jours, les visiteurs assisteront à une variété de rencontres, de spectacles, d’expositions, et de projections. Au total, une dizaine de rendez-vous seront proposés au public dans le respect des règles sanitaires en vigueur.

« Cette troisième édition de Fenêtre(s) sur Haïti marque ce début d’année en saluant cette République, sa culture, son peuple, sa diaspora. Célébrer la diversité de la culture haïtienne en début d’année, c’est aussi la placer sous le signe de la résilience éclairée, de la résistance fertile et de la persévérante conquête de l’espérance. Ce nouveau temps fort sera, comme l’ensemble de notre action culturelle, pluridisciplinaire », écrit  Manuel Césaire, directeur de Tropiques Atrium Scène nationale de Martinique. Selon M. Césaire, chaque édition est l’occasion de faire découvrir ou redécouvrir la foisonnante richesse de la culture haïtienne.

Pour cette nouvelle édition le centre Tropiques Atrium invite plusieurs grandes figures de la musique et de l’art haïtien. Pianiste franco-haïtienne, Prix International Pro Musicis, Célimène Daudet sera en performance le samedi 15 janvier à la salle Frantz Fanon, en outre, le chanteur BélO sera également en performance le dimanche 16 janvier à la salle  Aimée Césaire. Par ailleurs, deux expositions se tiendront durant tout le festival. « AYITI La Divine… entre Spiritualité et Beauté » à la Galerie André Arsenec et « Les âmes tatouées » de Ralph Allen à la Galerie la Véranda. 

Professeur de dessin et de peinture depuis plus de 40 ans, Ralph Allen expose plusieurs toiles à travers lesquelles la vie quotidienne haïtienne prend forme avec des scènes de marché ainsi que des visages mêlés à des espaces végétaux, marins ou encore chaotiques. Selon le critique d’art Barbara Prézeau Stephenson, les grands formats de Ralph Allen, se lisent comme de grandioses projets de murales, vouées à une Haïti/Utopie qui n’aura pas lieu. D’après elle, Allen retranscrit et réinterprète le monde, depuis l’oasis de tranquillité qu’il s’est créé, chez lui. 

« Toujours en spectateur, situé en dehors de la scène, il documente, la frénétique activité humaine inondant les paysages urbains, les bords de routes. En Haïti, les marchés spontanés, témoignent équivoquement, d’une iniquité historique systémique, comme d’une farouche quête de dignité », écrit Barbara Prézeau Stephenson.

 Interrogé par Le Nouvelliste sur cette initiative, Ralph Allen a confié que cette activité est une bonne initiative qui indique la richesse de la culture haïtienne. « Je pense que c’est un bon échantillonnage de la diversité et de la richesse de la culture haïtienne ».
Plusieurs évènements ont déjà eu lieu à la Martinique. Le documentaire «René Depestre : On ne rate pas une vie éternelle » du réalisateur Arnold Antonin a été projeté le samedi 8 janvier 2021, à la salle Frantz Fanon.   « Freda » de Gessica Généus sera aussi de la partie.



Réagir à cet article