Accord politique/Crise

Pour un collège présidentiel de cinq membres et un premier ministre, l’accord de Montana et le PEN se mettent d’accord

Publié le 2022-01-11 | lenouvelliste.com

Après plusieurs rounds de négociations, les membres de l’accord de Montana et du Protocole d’entente nationale (PEN) se sont mis d’accord le mardi 11 janvier 2022 sur un « consensus politique » qui permettra de mettre en place une transition de deux ans dirigée par un collège présidentiel de cinq membres, un Premier ministre et un cabinet ministériel…

Chacune des trois structures suivantes désignera un membre au collège présidentiel : l’accord de Montana ; le Protocole d’entente nationale (PEN) et le gouvernement en place. Selon les critères définis par le Conseil national de transition, une structure mise en place dans le cadre de l’application de l’accord de Montana, des organisations importantes de la société civile désigneront les deux autres membres du collège présidentiel après validation par les membres du consensus politique, lit-on dans le document signé entre l’accord de Montana et le PEN. Le collège présidentiel comportera au moins une femme, a précisé le consensus politique.

Le nouveau Premier ministre du gouvernement de transition sera désigné selon les mécanismes de l’accord de Montana.

« En concertation avec le collège présidentiel, le chef du gouvernement, selon la feuille de route, formera le cabinet ministériel. Les membres du gouvernement seront issus des divers secteurs signataires du consensus. Toutefois, ils doivent répondre aux critères définis par les membres du consensus national », explique le document signé, entre l’accord de Montana et le PEN dont Le Nouvelliste a eu copie.

Selon le consensus politique entre les membres de l’accord de Montana et le PEN, la taille du gouvernement sera réduite et devrait obtenir la validation du Conseil national de transition (CNT) avant d’entrer en fonction. Toutefois le document n’a pas précisé à combien de ministères le gouvernement serait réduit.

Ensuite, le Conseil national de transition (CNT) se transformera en un organe de contrôle de transition après avoir validé le gouvernement et accompli ses différentes tâches.

Pour compléter l’organe de contrôle de transition, les membres du consensus national désigneront trois membres par département et trois membres issus de la diaspora.

Le consensus politique entre les membres de l’accord de Montana et le PEN prévoient aussi d’élaborer une feuille de route pour le gouvernement selon les principes déjà définis dans l’accord de Montana.

Parmi les priorités du gouvernement de transition figurent : le renforcement de la sécurité publique pour lutter contre l’insécurité et le crime organisé ; la réorganisation du système sécuritaire afin de combattre la corruption et l’impunité ; la réorganisation des finances publiques ; l’organisation d’une conférence nationale souveraine ; la réforme du système d’identification nationale et le système électoral pour l’organisation des élections dans le pays…

« Montana ET PEN ont trouvé un consensus politique ce soir pour la vraie transition de rupture. Le processus n’a pas été facile, d’autres étapes devront être franchies avec pragmatisme. Cependant la signature d’un accord entre ces deux groupes est un pas important pour le pays », a déclaré mardi sur son compte Twitter l’ancien sénateur Youri Latortue, signataire du consensus.

Sur la feuille de signature du consensus, Le Nouvelliste a constaté les signatures de l’ancien député A. Rodon Bien-Aimé, Marie Denise Claude, Serge Jean Louis, François Malherbe, Jean Renel Sénatus et Youri Latortue pour le Protocole d’entente nationale (PEN).

Pour l’accord de Montana se sont pratiquement les membres du bureau de suivi de cet accord qui ont paraphé le consensus national.

Selon ce qu’a fait savoir au Nouvelliste l’ancien député A. Rodon Bien-Aimé, les responsables de partis politiques, membres de PEN, ont signé le consensus au nom de toutes les 70 organisations politiques et de la société civile membres de PEN.

Le sénateur Joseph Lambert a confié au Nouvelliste que son parti politique KONA était signataire aussi du consensus politique.



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