Haïti, nous voulons en cette fin d’année 2021 et à l’aube de 2022 te présenter nos meilleurs vœux ! Hélas, le désaveu dont tu es l’objet et qui se présente sous forme de « jets de violence, d’insécurité, de corruption, d’injustice » te rend si triste que tu es incapable d’accueillir nos souhaits. Tu es bombardé à droite et à gauche de « boulets de canons d’impunité, de viols, de vols ». Résilient, tu chancelles et tombes mais tu te relèves comme Capois –la- mort … Cependant les impies du pays récidivent et continuent de tirer sur toi, oubliant que comme un troupeau, à coup sûr, « ils seront mis dans le séjour des morts, et que la mort fera d’eux sa pâture » ; Haïti, reprends des forces, car bientôt tes hommes droits fouleront aux pieds ces iconoclastes et te prendront sous leur protection ; la violence disparaitra, l’insécurité fera place à la sécurité, l’injustice s'évanouira et la justice triomphera.
Haïti, nous aimerons insister et dire que tout va s’arranger mais ... Tu as tellement vu passer de « grands mangeurs », qui ne t’ont pas ménagé ! Nous comprenons qu’il t’est impossible de croire - avec de si mauvais modèles- que la relève puisse être assurée. Réellement, le pays a connu tant d’infidèles, tant de « politicailleurs-patripoches professionnels » qui à la suite de décisions et de positions inconstitutionnelles, ont mis le « bordel » dans tout le pays ! Malgré tout, Haïti, ne perds pas de vue tes bons enfants perdus au milieu de ces brebis galeuses ; ces agents provocateurs et méchants existent partout ailleurs et cette horde est le « produit du désordre que crée le groupe qui en un seul corps nous vient du dehors ». Cette mauvaise « colonne » a poussé parce que le malin subtilement d’abord, puis au vu et au su de tous, a semé le mauvais grain dans ton champ et continue de l’envenimer. Haïti, rassure-toi, « les insensés, les désobéissants, les égarés, les asservis à toute espèce de convoitises et de balourdises, vivant dans la méchanceté, dans l'envie, et dignes d'être haïs » ne sont pas immortels et, l’histoire se répétant toujours, ils comparaitront devant la justice- sinon populaire ou sans nul doute divine.
Haïti nous désirons crier « vive le 1er janvier », date de la commémoration de l’Indépendance que nous ont octroyée les aïeux, mais tu nous arrêtes et tu nous reprends prestement avec ces mots : Ne souillez pas la mémoire de ceux qui ont fait de moi une république souveraine ! Ah Haïti, tu as vu surgir tellement de « Conzés » et citer les noms des héros au milieu de ces « zéros » serait un outrage et cela te mettrait en rage. En effet, il y a eu récemment au milieu du peuple un « Secteur Démagogue Profiteur-Secteur Décevant Pillageur, Secteur Démoralisant Pitoyable, Secteur Dévastateur Pourri, Secteur Destructeur Populiste, Secteur Dérangeant Paradoxalement » - un secteur démocratique pâli qui a utilisé les laissés- pour- compte, les a trompés et s’en est servi comme tremplin pour accéder au pouvoir que l’ancien gouvernant leur avait ravi. Tu as vu défiler des hommes d’État sans états d’âme qui ont brillé par leur incompétence bien qu’ils essayaient de la dissimuler sous leur arrogance. Tu souffres, Haïti, de voir tes enfants croupir dans la misère et cloitrés dans leurs maisons transformées en prisons, alors que ceux qui prétendent gouverner s’enrichissent démesurément et courent les rues dans tous les sens- parce qu’ils n’ont rien à faire en dehors de la gestion de l’oppression de la majorité. Ils ne se soucient pas du bien-être collectif, et pour ne pas entendre le cri de désespoir du peuple, ils déclenchent des sirènes qui engendrent une cacophonie exaspérante. Haïti, nous le savons, il y a parmi le peuple de faux prophètes, et il y a aussi de faux dirigeants, de faux docteurs de la loi qui introduisent des politiques bancales et qui, reniant les ancêtres qui les ont affranchis, attireront certainement sur le pays une ruine soudaine- s’ils ne sont pas maitrisés. Haïti, ne désespère pas, ils suivront ceux qui les ont précédés à cause de la voie de la vérité qu’ils ont calomniée et bafouée, et surtout à cause de leur prostitution.
Haïti, que faire pour t’aider à supporter cette grande tristesse ? Haïti, que nous suggères-tu ? Se mettre ensemble est encore et demeurera toujours la solution- malgré les coups bas, les ingérences et les marques d’indifférence de ce secteur qui prive les déshérités du droit de vivre décemment, de nourrir leurs enfants et de pourvoir à leur éducation… S’unir et s’organiser et faire face aux ennemis de l’intérieur et de l’extérieur en ne tergiversant pas, en honorant la parole donnée- que « le oui soit oui et que le non soit non », selon les cas. Se réunir autour d’une table de concertation dans le but de diminuer les inégalités, arrêter la violence, restaurer la confiance et apporter l’espoir.
Haïti, salue le départ de 2021 tout en gardant en mémoire les « traitres, les marchands ou vendeurs d’armes, destructeurs ou tueurs d’âmes qui contrôlent les ports et s’adonnent à toutes sortes d’activités mafieuses , qui partagent avec les gangsters ou les kidnappeurs des points communs comme le goût des mauvaises œuvres et les crimes impunis. N’oublie pas les fossoyeurs de la nation, les exploiteurs de la classe défavorisée qui, juste pour continuer à voler , égorger et dérober , font alliance avec ceux qui ont juré de t’étrangler parce que tu as fait tomber les chaînes de l’esclavage ; regarde bien les usurpateurs , les bandits légaux et illégaux, étrangers ou familiers, locaux ou internationaux : inscris leurs noms dans la paume de ta main pour que tu ne les oublies pas quand tu écris cette page d’histoire sur tes déboires car ils sont tous responsables. Que ton cœur ne se trouble point, Haïti ! Haïti, « ne sois pas tourmenté juste à cause de ce que tu vois dans certaines sphères et entends de leurs œuvres criminelles. Ces gens-là sont comme des fontaines sans eau, des nuées que chasse un tourbillon… l’obscurité des ténèbres leur est réservée ». Haïti, pendant un temps, tu discernais bon nombre d’entre eux. Tu les cherches et tu ne les aperçois plus. Ou sont –ils aujourd’hui ?
Haïti, essuie tes larmes ! Nous comptons te retrouver la tête haute, debout près de la table de la Conférence nationale qui seule sortira définitivement tes enfants de la crise.
Haïti, tu ne mourras pas, Haïti, tu resteras vivant pour continuer à raconter les merveilles de tes vrais enfants- les authentiques citoyens. Et à ces derniers, nous souhaitons « le Changement dans la paix et dans un environnement sain ». Haïti, nos aïeux ont pris conscience de leur force dans l’adversité, aujourd’hui dans notre infortune, nous avons identifié la nôtre !
Haïti, Pays chéri, bonne année 2022 …
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Dr Winie Edugène Robin
camelotlancelot@yahoo.com
Conférence nationale : Sauver Haïti ( FB)