Raymonde Rival Auguste, troisième femme nommée aux commandes du MJSAC

Depuis sa création en 2006, l’actuel ministère de la Jeunesse, des Sports et de l’Action civique va être dirigé par une femme, et ce depuis le passage de Magalie Racine (2013-2014) et Régine Lamur (2017-2018). L’ancienne députée de la 47e législature, issue de la circonscription de Cornillon Grand-Bois, a été nommée par le Premier ministre Ariel Henry, mercredi 24 novembre 2021, en remplacement de Pétricks Justin qui n’aura passé que 4 mois et 5 jours à la tête du ministère.

Publié le 2021-11-24 | lenouvelliste.com

Raymonde Rival Auguste, avocate de profession et qui fait figure d’ancienne députée de la 47e législature, est revenue aux timons des affaires au niveau de l’État haïtien. Elle aura la lourde responsabilité et la difficile mission de diriger le MJSAC, une entité sportive privée jusque-là de loi organique. Quel que soit le titulaire en charge des Sports, les sports sont toujours les parents pauvres de son action, en témoigne le budget (0,05 pour cent) alloué à un ministère comportant trois grands secteurs: la jeunesse, les sports et l’action civique.

Au même titre que ses précédésseurs, la nouvelle ministre des Sports, sauf miracle, n’aura pas les moyens de sa politique d’autant qu’elle a été nommée par un gouvernement de fait. De 2016 à aujourd’hui, le MJSAC a vu passer nombreux titulaires, entre autres, Jimmy Albert (2015-2016), Abel Nazaire (2016-2017), Régine Lamur (2-17-2018), Edwing Charles (2018-2020), Max Attys (2020), Ronald Gérard D’Méza (2020-2021), Pétricks Justin (2021), et à présent Raymonde Rival Auguste porte à huit le nombre de ministres succédant à la tête de ce ministère en moins de 5 ans.    

On a appris que Raymonde Rival a fait toutes ses études à Port-au-Prince, faute d’infrastructures scolaires adéquates à Cornillon. Adolescente, elle fréquentait déjà les espaces politiques au côté de son père avant d’occuper son premier poste électif à 33 ans. Par la suite, elle a rejoint les organisations communautaires de base comme l’Organisation des femmes actives pour le développement économique et social de Cornillon (FADES), Mouvement Paysan Mathurin de la 2e section Boukan Bwapen, sa localité natale, avant de fonder, en 1995, une école communautaire qui, aujourd’hui, est devenue une école nationale.

Le saviez-vous ?

Même si le football a toujours eu la faveur des foules, les pouvoirs publics ont su voir plus grand dès 1938 avec la création du Bureau central de l’éducation physique relevant du département de l’instruction publique. Le Bureau sera transformé en Direction générale de la Jeunesse et des Sports et du Scoutisme en 1944 avant de se muer en Commissariat de la jeunesse et des sports en 1958. C’est en 1979 que l’on crée la Secrétairerie d’État de la Jeunesse et des Sports qui deviendra, en 1982, le ministère de la Jeunesse et des Sports. En 1988, fini le rang de ministre pour le responsable public du secteur, on revient à une simple Direction de la Jeunesse et des Sports. Six ans plus tard, en 1994, on recrée une secrétairerie d’État à la Jeunesse, aux Sports et au Service civique. La création du ministère actuel de la Jeunesse, des Sports et de l’Action civique date de 2006.



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