Atténuer les impacts du Covid sur les agriculteurs

Dans le but d’augmenter la capacité de résilience des petits agriculteurs et des structures associatives vulnérables des communautés rurales par l’appui à l’augmentation rapide de la production agricole, le gouvernement haïtien, à travers le ministère de l’Agriculture, et le Fonds international pour le développement agricole (FIDA) ont lancé conjointement, le mercredi 17 novembre 2021, un projet intitulé « Projet d’urgence de renforcement de la résilience des agriculteurs au Covid 19». Ce projet sera exécuté dans trois départements géographiques du pays et cible particulièrement les agriculteurs pris individuellement ou regroupés au sein d’une association de base.

Publié le 2021-11-17 | lenouvelliste.com

L’Ouest, le Nord-Ouest et le Centre sont les trois départements géographiques du pays concernés par le Projet d’urgence de renforcement de la résilience des agriculteurs au Covid-19 (PURRACO). Financé par le Fonds international de développement agricole à hauteur de cinq millions de dollars et d’une contribution en nature de l’État haïtien à hauteur de 500 000 dollars américains, ce projet s’adresse à tous les ménages ruraux avec une emphase sur les ménages agricoles, les femmes, notamment celles les plus vulnérables et les jeunes.

Il s’agit, selon le coordonnateur du projet, Eliancé Moïse, d’un projet qui s’aligne sur les grandes orientations du programme de réponse du ministère de l’Agriculture en vue d’atténuer les impacts du coronavirus sur le secteur agricole et s’inscrit, affirme le ministre de l’Agriculture, Charlot Bredy, dans le cadre global du plan de réponse développé en mars 2020 par le ministère pour faire face aux effets de la pandémie et d’atténuer l'insécurité alimentaire aiguë et la baisse des revenus des ménages résultant de ces mesures.

L’objectif de ce projet, précise le coordonnateur du projet, est d’augmenter la capacité de résilience des petits agriculteurs et des structures associatives des communautés rurales par l’appui à l’augmentation rapide de la production agricole par le biais de la réhabilitation des infrastructures productives et l’approvisionnement en intrants agricoles et de l’appui à l’élevage d’animaux à cycle court.

Pour y parvenir, l’ancien directeur départemental agricole du Sud projette de mettre les balises afin d’accroitre durablement la base productive des zones ciblées par l’optimisation de la gestion de l’eau et la consolidation de l’agriculture au niveau des périmètres irrigués, au moyen d’installations collectives ou individuelles. Il est également question de valoriser les produits de l’agriculture irriguée de manière à augmenter les revenus des ménages les plus pauvres et renforcer les capacités de planification et de structuration des communautés, en incluant les groupes les plus vulnérables.

Ainsi, au terme de ce projet, soit dans deux ans et demi, l’on projette de mettre en place 50 unités d’élevage de poules, 50 unités d’élevage de porcins et 50 unités d’élevage de caprins. L'on parle de la création de plusieurs milliers d’emplois dans le secteur agricole afin de diversifier le plus possible le revenu des ménages ruraux dont une grande partie est décapitalisée.   

Le directeur pays du FIDA a mis l’emphase sur la problématique de la sécurité alimentaire dans le pays. Par ce projet, assure le représentant de l’institution spécialisée des Nations unies en Haïti, Paolo Silveri, l’on vise l’atteinte des Objectifs de développement durable un et deux que sont l’éradication de la pauvreté et la lutte contre la faim. C’est en ce sens que le ministre s'est dit réjoui que ce projet puisse aborder les aspects du renforcement de la capacité de résilience des femmes rurales, de la promotion du genre et de l'autonomisation productive et économique des femmes et de jeunes à travers des activités de production dans les deux composantes du projet.



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