Le RNDDH suggère d’auditionner l’épouse du ministre Liszt Quitel dans l’enquête sur l’enlèvement de Jean Ferret Michel

Publié le 2021-10-22 | lenouvelliste.com

18 jours après leur enlèvement, Jean Ferret Michel et Norman Weiner ne sont toujours pas relâchés en dépit du versement de rançon aux ravisseurs. Les bandits n’ont libéré qu’Isabelle Devendegis, enlevée en compagnie des deux autres victimes. Ce jeudi, le Réseau national de défense des droits humains (RNDDH) a écrit au responsable de la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ), Frédéric Leconte, pour lui faire part « d’informations alarmantes ». 

« En date du 3 octobre 2021, le pasteur Jean Ferret Michel a été enlevé en compagnie de deux autres personnes qui l'accompagnaient : Isabelle Devendegis et Norman Weiner. Ils se trouvaient à Delmas 29, non loin de l'église Jesus Center, lorsqu'ils ont été emmenés par des hommes portant l'uniforme de l'Unité départementale de maintien de l'ordre (UDMO) à bord d'un véhicule de marque Nissan Patrol de couleur grise, avec une plaque d'immatriculation Service de l'Etat. Il s'agit d'un des nombreux véhicules qui se trouvent dans la cour de Serge Alectis, alias Ti Junior, chef du gang de La Saline, membre de la coalition G-9 an fanmi e alye. Avant d'emmener les victimes, les ravisseurs leur ont affirmé qu'ils étaient venus procéder à l'arrestation du pasteur. Les proches des victimes ont versé trois cent mille dollars américains mais, l'une d'entre elles seulement a été libérée. Aujourd'hui, dix-huit jours après cet enlèvement, deux personnes se trouvent encore à la merci de leurs bourreaux, dont le pasteur Jean Ferret Michel », peut-on lire dans la correspondance portant la signature de Pierre Espérance. 

Citant des témoins, le RNDDH affirme que derrière cet enlèvement existe une histoire de jalousie et de vengeance. « Selon des personnes rencontrées par le RNDDH et dont les coordonnées sont annexées à la présente communication, cet enlèvement constitue en fait un acte de vengeance. Le pasteur Jean Ferret Michel a été enlevé sous les ordres du ministre de l'Intérieur et des Collectivités territoriales, Liszt Quitel, qui fait aussi office de ministre de la Justice et de la Sécurité publique depuis la révocation de son prédécesseur. Le ministre Liszt Quitel, reproche au pasteur d'avoir entretenu une relation amoureuse avec son épouse, la dame Barbara Quitel alias Barbie alors que les couples Quitel et Michel se fréquentaient régulièrement. La relation entre le pasteur Jean Ferret Michel et Barbara Quitel, alias Barbie a d'ailleurs occasionné plusieurs scandales par le passé. Cependant, depuis quelque temps, le pasteur avait mis fin à cette relation. Le RNDDH en veut pour preuve des messages qui ont été adressés par la dame Barbara Quitel au pasteur, mis en annexe à la présente, lui demandant pourquoi ils ne se parlaient plus », rapporte l’organisme de défense des droits humains. 

« En dépit de la décision du pasteur, le ministre de l'Intérieur et des Collectivités territoriales, Liszt Quitel, avait fait savoir autour de lui qu'il lui ferait payer cet impair. Ainsi, selon ce qui a été rapporté au RNDDH avant et après l'enlèvement, des rumeurs circulaient autour de la préparation et de la perpétration de cet acte barbare », poursuit le RNDDH. 

Fort de cela, le RNDDH estime que la dame Barbara Quitel, alias Barbie est en mesure d'aider la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) dans son enquête autour de ce dossier. « Elle est, sans aucun doute possible, au courant du fait, de sa planification par son époux jusqu'à son exécution par des bandits à la solde de son époux, tous membres de gangs faisant partie du G-9 an fanmi e alye et avec lesquels il entretient de bons rapports. Le RNDDH vous recommande donc vivement d'auditionner la dame Barbara Quitel, alias Barbie ainsi que les personnes dont les coordonnées vous sont transmises, en vue de libérer les victimes et de mettre aux arrêts tous ceux qui sont impliqués dans cet acte révoltant », exige l’organisation. 

Il n’y a ni cocu ni voleur 

Dayana Michel, fille du pasteur Jean Ferret Michel, a réagi aux rumeurs de liaisons extra conjugales de son papa. « J’aimerais que vous sachiez que dans cette histoire il n’y a ni cocu ni voleur. Il s’agissait d’une situation où il y avait entente, collaboration, et on peut même parler d’arrangements. J’ai des reçus, des textes et d’autres preuves pour corroborer ce que je viens de dire. Ma famille et moi n’avons nullement l’objectif de divulguer certaines choses. Il y a des histoires que le public ignore. J’aimerais que mon père et son ami regagnent leur domicile. Sinon, les choses vont être divulguées. Ceux qui sont responsables de l’enlèvement ne pourront nullement se cacher. Si quelque chose m’arrive ou arrive à ma maman, cela corroborerait automatiquement tout ce que je suis en train de dire. J’aimerais que cette histoire se termine. Je vous donne la garantie que tout sera terminé si mon père et son ami sont libérés », a confié Dayana Michel. 



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