Attaque contre Valerio Canez au Cap-Haïtien : plus de 2 millions de dollars américains de pertes

Publié le 2021-07-26 | lenouvelliste.com

Le bilan du pillage et de l’incendie du magasin Valerio Canez, à Quartier-Morin, au Cap-Haïtien, vendredi 23 juillet, est lourd. « Les pertes sont estimées à un peu plus de 2 millions de dollars américains », a confié au Nouvelliste le responsable de Valerio Canez, René Max Auguste, samedi 24 juillet 2021. « Le stock a été volé par la population, accompagnée de bandits lourdement armés. Le magasin a été incendié. Le plafond s’est effondré », a-t-il précisé. « La police, présente à proximité, à Madeline, n’a rien fait pour protéger mon building et mes dépôts », a déploré René Max Auguste.

« Nous allons reconstruire parce que nous avons une obligation envers nos employés, envers Quartier-Morin, envers la ville du Cap-Haïtien », a soutenu René Max Auguste. « Cette succursale porte le nom de mon frère, Ralph Auguste. À l’intérieur, s'étaient exposées des photos de mon feu père, de ma mère », a témoigné René Max Auguste pour souligner la dimension du choc affectif et émotionnel provoqué par cette razzia. « Valerio Canez a 85 ans », a-t-il rappelé, résolu de continuer à avancer.  « Nous sommes le quatrième plus gros payeur d’impôts à la douane et le onzième plus gros payeur d’impôts à la Direction générale des impots (DGI) », a souligné René Max Auguste. « Le gouvernement ne fait rien sur le plan sécuritaire pour protéger les investissements et promouvoir la paix sociale », a-t-il condamné.

« C’est triste. Nous sommes voisin de Valerio Canez qui a investi beaucoup d’argent dans ce magasin. Ce qui est arrivé à notre succursale qui a été vandalisée est un dommage collatéral », a confié au Nouvelliste le directeur général de Capital Bank, Guy Lataillade. « Mais pourquoi ont-ils incendié le magasin ? », s’est-il demandé, soulignant que cela lance un « mauvais signal aux investisseurs ». « C’est dommage que cela se passe au Cap-Haïtien. Il aurait pu se passer à Port-au-Prince ou n’importe où ailleurs dans le pays », a souligné Guy Lataillade. « La perte d’investissements en l’espace de quelques minutes n'encourage pas les investisseurs nationaux et internationaux à investir en Haïti », a-t-il signalé.

Notons que les 80 employés de Valerio Canez, suite à ces évènements, ont été sous le choc.

Roberson Alphonse



Réagir à cet article