Jeux olympiques de Tokyo 2020

À pied d’œuvre à Tokyo, Haïti s’apprête à participer aux JO

La délégation haïtienne, composée d’une vingtaine de personnes, dont six athlètes, est déjà à pied d’œuvre dans la capitale nippone. En proie à des difficultés financières, elle a pu bénéficier de l’aide de la République dominicaine et de Centro Caribe Sports, pour fouler le sol japonais. Au même titre que les 206 autres délégations, Haïti s’apprête à participer au défilé de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Tokyo qui débutera le vendredi 23 juillet à 20 heures (heure locale), soit à 6 heures du matin (heure haïtienne).

Publié le 2021-07-20 | lenouvelliste.com

Selon le journal insidethegames.biz, le président du Comité olympique haïtien (COH), le Dr Hans Larsen, a admis que la crise politique qui sévit dans le pays pourrait causer des problèmes de voyage pour l’équipe de six personnes qu’Haïti devrait aligner à Tokyo 2020 dans le cadre des Jeux olympiques dont l’ouverture est prévue le vendredi 23 juillet. Visiblement touché par ce geste, le président du Comité olympique international (CIO) a remercié Centro Caribe Sports et son président dominicain, Luis Mejia Oviedo, membre du CIO, pour avoir aidé Haïti à participer aux JO de Tokyo 2020.  

Pas d’Aliyah Shipman dans la délégation haïtienne. Malgré sa pétition ayant pour titre « Le Comité olympique des États-Unis essaie de m’ôter mon rêve » qui devient viral sur les réseaux sociaux, Aliyah Shipman, qui a raconté depuis octobre 2019 qu’elle se bat et remporte des médailles pour la Fédération haïtienne de taekwondo dans des compétitions, telles que : l’US Open, l’Open de Turquie et le tournoi panaméricain de qualification olympique, et ce, grâce à des mois de travail acharné, de préparation et de dévouement, n’aura pas réalisé son rêve. Elle est bel et bien remplacée dans la délégation haïtienne par Lee Lauren (-67kg).

Joint par téléphone sur le dossier d’Aliyah Shipman, le Dr Hans Larsen, sans piper mot, préfère envoyer la balle dans le camp de la Fédération haïtienne de taekwondo. Cette dernière, par le biais de son président Fresnel Ostin, se montre très critique à l’endroit du COH qui n’a pas défendu Aliyah qui, malgré les sacrifices consentis pour se qualifier, regardera les JO sur son petit écran.

Ce sont en tout et pour tout 206 délégations (Afrique: 54 pays ; Amérique: 41 pays ; Asie: 45 pays ; Europe: 48 pays et Océanie: 17 pays) et l’équipe olympique des réfugiés (29 athlètes), comportant 11 092 athlètes (filles et garçons), qui participent aux JO de Tokyo. Ils auront à en découdre dans 33 sports (nouveaux sports : escalade sportive, karaté, skateboard, surf, basket-ball à trois et BMX freestyle), 50 disciplines et 339 épreuves. Avec 620 sportifs dans 44 disciplines, les USA viennent en tête devant le pays hôte, Japon (590 sportifs dans 46 disciplines).

À titre de rappel, dans toute l’histoire des Jeux olympiques, Haïti a remporté deux médailles. En 1924 à Los Angeles (USA), en tir par équipe, les Haïtiens Ludovic Augustin, Destin Destiné, Éloi Métullus, Astrel Rolland et Ludovic Valborge avaient permis à Haïti de s’adjuger sa première médaille. Quatre ans plus tard, soit en 1928 à Amsterdam (Pays-Bas), en athlétisme, saut en longueur, Sylvio Cator ajouta une médaille d’argent au palmarès d’Haïti.   

Il est à signaler qu’Haïti a toujours envoyé des athlètes à tous les Jeux olympiques depuis ceux de Los Angeles 1984. En 2016 à Rio de Janeiro (Brésil), Haïti avait aligné 10 athlètes, soit trois de moins que son record de 13 secondes à Montréal (Canada) en 1976. À Tokyo (Japon), ils ne sont que 6 athlètes à représenter le pays à ces Jeux olympiques et sans grand espoir de remporter une médaille.   



Réagir à cet article