Les implications de l'état de siège instauré après l'assassinat du président Jovenel Moïse

Publié le 2021-07-09 | lenouvelliste.com

Après l'annonce de l'état de siège instauré sur tout le territoire, le Conseil des ministres présidé par le Premier ministre Claude Joseph a publié, ce mercredi, un arrêté pour expliquer les implications de l'état de siège décrété à la suite de l'assassinat du président Jovenel Moïse.

D'abord l'arrêté précise en son article 1er que « l’état de siège est déclaré sur toute l’étendue du territoire de la République pour une période de quinze jours ».

« Aux fins de recueillir toutes informations permettant d’appréhender les assassins du chef de l’État, Son Excellence Monsieur Jovenel Moïse, et de les déférer par-devant les juridictions compétentes, la force publique reste et demeure mobilisée sur toute l’étendue du territoire de la République, et a pour obligation de :

1°) faire des perquisitions dans le domicile de toute personne aux fins de recueillir toutes informations permettant d’appréhender les assassins du Président de la République, Son Excellence Monsieur Jovenel Moïse;

2°) interdire toutes réunions qu’elle juge de nature à exciter ou à entretenir le désordre sur le territoire de la République ;

3°) contrôler l’accès aux voies de circulation ;

4°) renforcer les dispositifs de sécurité ;

5°) instaurer des mesures de sûreté spéciales ;

6°) prendre toutes mesures généralement quelconques permettant d’arrêter les assassins du chef de l’État, Son Excellence Monsieur Jovenel Moïse.

Le présent arrêté sera publié et exécuté à la diligence du Premier ministre et de tous les ministres, chacun en ce qui le concerne », a détaillé l'article 2 de l'arrêté.

« Dans la nuit du mardi au mercredi, un commando a fait irruption dans la résidence du président de la République. Les membres du commando ont ouvert le feu et tué le président de la République. Son épouse a été blessée. Elle reçoit les soins que nécessite son cas », a rapporté un peu plus tôt mercredi Claude Joseph, accompagné du chef de la police nationale et de plusieurs membres du gouvernement lors d'une adresse à la nation ce matin.

« Selon les premiers éléments d’information, il s’agit d’un groupe de personnes qui s’exprimaient en anglais et en espagnol muni d’armes de guerre qui a tué le président de la République », a confirmé le Premier ministre a.i.

« Je demande à la population de garder son calme. Je fais appel à l’intelligence du peuple haïtien en ce moment difficile », a appelé Claude Joseph tout en donnant la garantie que la situation sécuritaire du pays est sous contrôle.








 



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