Covid-19

L'ancien président Jean-Bertrand Aristide a quitté le pays ce jeudi pour se faire soigner à Cuba

Publié le 2021-06-24 | lenouvelliste.com

L'ancien président Jean-Bertrand Aristide a quitté Port-au-Prince à bord d'un avion privé en direction de Cuba ce jeudi 24 juin. Le leader national de l'organisation politique Fanmi Lavalas a été transporté de sa résidence privée à Tabarre vers l'aéroport international Toussaint Louverture à bord d'une ambulance. Il a été embarqué dans l'avion sur une civière en présence de plusieurs de ses proches.

Si le Parti Fanmi Lavalas n'a pas encore communiqué officiellement sur l'état de santé de son leader charismatique, un proche de Jean-Bertrand Aristide a confirmé pour le journal que l'ancien président a été effectivement testé positif au coronavirus. «Son état de santé est stable en ce qui a trait à la Covid-19. Mais parce qu'il souffrait de plusieurs autres maladies avant d'avoir attrapé le virus, des médecins lui ont fortement conseillé d'évoluer sous surveillance médicale en prévision de tout effet secondaire lié au coronavirus», a indiqué au Nouvelliste une source proche de l'ex-chef d'État. 

«La Covid-19 est stabilisée, le président est en forme, mais on ne veut pas prendre de risque avec les effets secondaires. C'est pourquoi l'ancien président quitte le pays cet après-midi (NDLR: jeudi après-midi ) pour La Havane», a ajouté notre source.

Dans un tweet publié ce jeudi, le président Jovenel Moïse a déclaré : " Laissant le pays afin de se faire soigner à l’étranger, je souhaite à l'ex-Président Jean-Bertrand Aristide un prompt rétablissement. L'Ambassade d'Haiti à Cuba lui apportera toute l’assistance nécessaire."

En urgence dimanche dernier, le gouvernement a facilité à l'ancien chef de l'Etat l'obtention d'un passeport diplomatique. « Pour le président Jovenel Moïse, il s'agit d'une question humanitaire. Le chef de l'État a facilité à l'ancien président Jean-Bertrand Aristide l'obtention d'un passeport diplomatique avec notation raison humanitaire. C'est quelque chose de normal. Le président estime qu'il n'y a aucune raison de faire de la politique avec une question humanitaire », avait confié au Nouvelliste le Premier ministre a.i. Claude Joseph.



Réagir à cet article