« Au niveau financier c'est fini », se désole le propriétaire de Liora Foods

Le propriétaire de Liora Foods, Giovanni Saieh, a exprimé sa détresse suite au pillage de ce centre de distribution de produits alimentaires le vendredi 18 juin dernier dans la capitale.  L’entreprise a été totalement dévalisée. « Les pertes sont énormes » déplore l'entrepreneur.  M. Saieh indique que, pour l’instant, il a deux bras ballants.

Publié le 2021-06-21 | lenouvelliste.com

Giovanni Saieh, le propriétaire de Liora Foods, est revenu le lundi 21 juin sur l'incident survenu la semaine écoulée à Port-au-Prince où son entreprise a été complètement dévalisée. « Nous avons appris qu’ils se sont introduits dans le dépôt le vendredi 18 juin dernier. Les démarches que nous avons entamées auprès des instances concernées se sont révélées vaines. Le pillage s'est poursuivi 36 heures après qu’on a alerté la police. Nous n'avons bénéficié d’aucune assistance de l’institution policière. Au moment où je vous parle, il ne reste plus rien dans le dépôt alimentaire qui dessert les départements du Sud, du Nord du pays et la capitale », a-t-il expliqué sur les ondes de radio Magik9 tout en ajoutant qu’une usine fabriquant des réservoirs en plastique (Duratank) logée dans le même espace a été sabotée.

 M. Saieh confie que les pertes enregistrées sont énormes. « Vous pouvez l'imaginer, j'ai les bras ballants. Je suis chez moi, aujourd’hui, un lundi matin, à faire les cents pas ; je tourne en rond ; je ne peux même pas m’asseoir, je ne sais pas où aller. Personne ne nous a contacté. Nous avons tout perdu. Au niveau financier, c'est fini. Nous ne savons pas comment nous allons faire pour honorer les engagements envers nos fournisseurs ; nous avons des engagements auprès des banques également. Je ne sais pas si je dois répondre aux appels. Pour l’instant, ce sont des messages de sympathie mais, arrivé à un moment, les mots ne suffisent plus», se désole le propriétaire de Liora Foods.

A son retour de la Turquie où il  a participé au Forum international de la diplomatie qui s’est déroulé dans la quatrième ville de ce pays, le président Jovenel Moïse  a fait des promesses aux commerçants victimes de «dechoukay». Mache Ti Tony, Liora Foods, Kay Zo... figurent parmi les nombreuses entreprises qui ont été pillées ces derniers jours. Jovenel Moïse  leur promet un accompagnement via la BNC,  il demande au Premier ministre a.i., Claude Joseph, d'enquêter pour enregistrer les victimes.



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