Améliorer la sécurité alimentaire au niveau de quatre communes du Nord-Est

Le ministère de l’Agriculture, des Ressources naturelles et du Développement rural (MARNDR) et l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) ont paraphé, le 10 juin 2021, un accord pour la mise en œuvre d’un projet relatif à la sécurité alimentaire. Le projet d’amélioration de la sécurité alimentaire et nutritionnelle et de renforcement de la résilience des populations vulnérables du département du Nord-Est sera exécuté dans quatre communes du département du Nord-Est afin d’améliorer, entre autres, l’accessibilité aux bénéficiaires du projet à une alimentation régulière et diversifiée.

Publié le 2021-06-17 | lenouvelliste.com

Ouanaminthe, Fort-Liberté, Ferrier et Les Perches sont les quatre communes du département du Nord-Est dans lesquelles sera exécuté le projet d’amélioration de la sécurité alimentaire et de renforcement de la résilience des populations vulnérables du Nord-Est. Financé par l’Union européenne à hauteur de quatre millions d’euros, ce projet sera mis en œuvre par la FAO et concerne plusieurs milliers de ménages à faible revenu. Il vise, entre autres, l’amélioration de la sécurité alimentaire et nutritionnelle et le renforcement de la résilience aux aléas et aux chocs des populations vulnérables du Nord-Est d’Haïti  à travers une approche intégrée qui relie des activités productives, financières et sociales.

Les parties prenantes à cet accord parlent de plusieurs activités à réaliser afin d’atteindre les objectifs fixés. Le ministre de l’Agriculture, Patrix Sévère, évoque des actions pour améliorer l’accessibilité aux ménages ruraux à une alimentation régulière et diversifiée à travers le renforcement des capacités des organisations communautaires de base.

Ce projet dont la durée d’exécution est fixée à 36 mois doit également prendre en compte, si l’on en croit le ministre, le renforcement des capacités de gouvernance et de surveillance de la sécurité alimentaire et nutritionnelle de la Primature et de la Coordination nationale de la sécurité alimentaire (CNSA)  au niveau national.  Ce département dont une partie importante de la population oscille entre les niveaux de stress et l’urgence humanitaire, poursuit le titulaire du ministère de l’Agriculture, fait partie de la priorité du gouvernement dans sa volonté de réduire considérablement la proportion de la population se trouvant dans l’insécurité alimentaire et nutritionnelle.

Toutes les activités de production agricole de cette partie du pays se feront en appui à ce projet. Le ministre mentionne les travaux de construction des canaux d’irrigation sur la rivière Marion, la construction de la prise sur la rivière Massacre et la discussion avec la Banque caribéenne de développement afin de trouver des moyens additionnels pour augmenter la surface irriguée et appuyer la production agricole à bien d’autres niveaux dans ce département dans la perspective d’un accroissement de l’offre alimentaire.

Dans ce cas, le haut fonctionnaire de l’État croit que ce projet arrive à point nommé. Ce projet, soutient-il, rejoint plusieurs autres activités entreprises par l’administration en place dans le domaine de la sécurité alimentaire et nutritionnelle. Il cite, entre autres, les échanges qui se tiennent actuellement au niveau national dans le but de trouver des pistes d'action pour orienter les stratégies et les engagements en vue de la transformation des systèmes alimentaires dans le pays.



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