Le coronavirus peut hypothéquer le referendum, affirme le porte-parole du CEP

Publié le 2021-05-25 | lenouvelliste.com

Pour la conférence de presse hebdomadaire du CEP ce mardi, son porte-parole, Hubert Jean, a fait le point sur la livraison de matériel sensible et non sensible. Il a également évoqué l’évaluation des différents bureaux de vote à travers le pays. Interrogé sur la possibilité que l’augmentation des cas de contamination pourrait hypothéquer la date du 27 juin, le porte-parole a répondu par l’affirmative. « Je crois que oui. Le Conseil travaille dans le pays et pour le pays. Si l’épidémie continue d’évoluer et nous oblige à surseoir à nos activités, on le fera », a fait savoir le porte-parole Hubert Jean. 

Entre-temps, l’organisme électoral continue de recevoir de matériel pour l’organisation du référendum constitutionnel. « Nous avons reçu une première cargaison contenant 24 050 bouteilles d’encre indélébile et 2 950 kits qui serviront à la formation. Dans la deuxième cargaison, nous avons reçu 2 000 téléphones intelligents qui seront utilisés dans le Centre de tabulation des votes. Ces appareils permettront de communiquer les résultats au plus vite. La 3e cargaison contient 15 000 kits électoraux répartis en 3 000 kits de formation et 12 000 pour les bureaux de vote », a-t-il détaillé, ajoutant que la dernière cargaison de matériel sensible est prévue le 31 mai prochain.

Le porte-parole Hubert Jean a fait un compte rendu des visites d’évaluation effectuées par le CEP dans les différents bureaux de vote. « Sur les 328 centres de vote du département de l’Ouest, 35 n’ont pas été évalués en raison de l’insécurité. On envisage de déplacer les centres qui n’ont pas été évalués. On a pu évaluer les 230 centres de vote de l’Artibonite, les 145 centres du département du Sud, les 127 centres du Sud-Est, les 106 centre de la Grand’Anse, les 192 centre du Nord, les 105 centre du Nord-Est, les 105 centres du Nord-Ouest, les 93 centres du département du Centre et les 92 centres du département des Nippes », a-t-il révélé. 

Selon Richardson Dumesle, responsable de communication au CEP, les 35 centres de vote qui n’ont pas été évalués se trouvent notamment à Martissant et à Bel-Air. Il a assuré que les critères d’accessibilité et de proximité seront pris en compte lors du déplacement de ces centres. 

Le porte-parole Hubert Jean a souligné, plus loin, que la liste des centres de vote permettra à la direction du registre électoral de produire le registre référendaire, les listes par centre et bureau de vote. « En vertu de l’article 13 du décret référendaire, ceux qui sont enregistrés dans le registre national d’identification, qui n’ont pas encore reçu leurs cartes et dont les noms sont inscrits sur la liste référendaire peuvent voter avec leurs passeports valides ou leurs permis de conduire », a-t-il fait précisé. 

Par ailleurs, Richardson Dumesle n’a pas souhaité commenter les critiques de la communauté internationale qui estime que le processus n’est pas transparent ni inclusif. Interrogé à cet effet, il a souligné que tout processus électoral ou référendaire répond à des critères de transparence, de participation et d’inclusion. « C’est ce que nous sommes en train de faire en toute transparence afin de permettre à la majorité de prendre part  au processus », a assuré Richardson Dumesle.



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