Lancement d’une alliance pour combattre la pauvreté dans le Sud-Est

Dans le but de faciliter la gestion et la coordination des actions planifiées visant la satisfaction de la sécurité alimentaire, l’éradication de la malnutrition et la pauvreté dans les coins les plus reculés du département du Sud-Est, une structure participative a été lancée dans ledit département. Portée par le ministre de l’Agriculture, Patrix Sévère, l’Alliance pour la promotion de la Sécurité alimentaire et nutritionnelle (Alliance PROSAN) est une initiative enclenchée par divers acteurs locaux et internationaux évoluant dans le secteur agricole.

Publié le 2021-05-25 | lenouvelliste.com

Elles sont plus d’une dizaine d’institutions de la société civile haïtienne, de l’État haïtien, des organisations non gouvernementales et d’organisations internationales à être partie prenante dans cette initiative dont l’objectif premier est l’atteinte des objectifs un et deux des Objectifs de développement durable (ODD) à l’horizon de 2030. Présentes à l’hôtel Cyvadier lors de la cérémonie de lancement, ces entités ont brossé un tableau assez sombre de la situation dans le département du Sud-Est au niveau de la sécurité alimentaire et exposé les grandes lignes d’actions de cette importante structure qui prend, dit-on, en compte l'ensemble des sous-secteurs du monde rural.

Cette alliance selon les initiateurs, est un partenariat de plusieurs acteurs, dont l’objectif est de faciliter la gestion et la coordination des actions planifiées ambitionnant l'éradication de la faim, la malnutrition et la pauvreté à l'horizon de 2030, dans plusieurs communes du département du Sud-Est. Elle est mise sur pied, grâce au soutien de l’Agence espagnole de coopération internationale au développement (AECID) et s’insère dans le cadre de l’initiative Main dans la main lancée récemment par le gouvernement haïtien et l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).  

Le ministre de l’Agriculture félicite tous les acteurs membres de cette structure. Cette dernière, ajoute-t-il, revêt une importance capitale pour le département du Sud-Est, l’un des départements où une très large proportion de la population est dans une situation d’urgence alimentaire, en témoigne un rapport de la Coordination nationale de la sécurité alimentaire (CNSA) paru en automne 2019.

Cette dynamique, affirme le ministre, est enclenchée au profit du monde agricole en vue d’aider à faire face à des grands défis notamment ceux de nourrir convenablement une population en constante augmentation et améliorer sensiblement les conditions de vie de la paysannerie haïtienne. Ces défis, poursuit le titulaire du MARNDR, commandent une large base de concertation et la construction d’alliances comme celle de la PROSAN. Aussi appelle-t-il à la complémentarité des efforts des principaux acteurs, à la solidarité des partenaires financiers et des institutions d’assistance technique pour entreprendre une action d’envergure dans l’optique d’aider l’agriculture haïtienne à remplir son rôle vital dans la fourniture de produits alimentaires de base, de création d’emplois et dans la relance effective de l’économie nationale.

Abondant dans le même sens l’ambassadeur espagnol, Pedro José Serrano Sanz, qui présente la relation entre les deux pays comme étant une coopération pratique et efficace et le représentant de la FAO en Haïti, José Luis Fernandez, n’ont pas manqué de féliciter les acteurs pour un tel accomplissement. Via l’AECID avec l’appui de la FAO, plusieurs projets liés au développement rural et à la sécurité alimentaire sont en train d’être élaborés ou/et implémentés dans le département du Sud-est surtout dans les zones les plus reculés de cette partie du pays pour le moins encla``vée.

Remerciant les acteurs associés à cette démarche, dont la FAO, l'AECID, le ministre Sévère a exhorté les acteurs du Sud-Est à continuer à harmoniser leurs interventions afin d’avoir les résultats escomptés. Il les invite à continuer à privilégier et à renforcer le partenariat public-privé, afin d’impliquer tous les acteurs, économiques et sociaux dans la dynamique de relance de la production agricole et de recherche de la sécurité alimentaire et nutritionnelle. Ainsi, promet-t-il, le ministère de l’Agriculture ne ménagera aucun effort pour faciliter le travail par la mise en branle des cadres du ministère, notamment  au niveau de la direction départementale agricole et des bureaux agricoles communaux pour leur participation pleine et entière à  ce processus.



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