Covid19: les variants anglais et brésilien détectés en Haïti

Publié le 2021-05-14 | lenouvelliste.com

Après de longs mois de répit, les cas confirmés de coronavirus repartent à la hausse en Haïti. Le ministère de la Santé publique et de la Population (MSPP), qui avait cessé de communiquer sur l’évolution du virus, recommence à publier les bulletins et communiqués. Au cours des deux premières semaines du mois de mai, le pays a enregistré environ 142 cas  de contamination et 8 décès, selon les chiffres officiels publiés par ledit ministère.

Dans un avis publié le vendredi 14 mai, le MSPP a informé la population « que deux variants de Covid-19 ont été détectés sur le territoire haïtien ». « Il s’agit des variantes brésilien et anglais. Le Laboratoire national de santé publique (LNSP) du MSPP va continuer à investiguer pour évaluer l’ampleur du problème compte tenu de la contagiosité élevée de ces variants », révèle l’avis du ministère de la Santé. 

Par ailleurs, le MSPP a exhorté la population à appliquer strictement les mesures barrières connues. « Il s’agit du port obligatoire de masque, du lavage systématique des mains, de la prise de température obligatoire avant l’accès dans les espaces publics, et du respect de la distanciation physique, d’au moins 1m50, entre chaque personne, surtout lors de réunions », rappelle l’avis. 

Dans une entrevue accordée à Magik9 ce vendredi, Lauré Adrien, directeur général du MSPP, estime qu’avec ces deux variants, Haïti franchit une nouvelle étape dans l’épidémie. « Auparavant on avait un virus classique. Avec la confirmation de la présence de ces deux variants, on doit redoubler de vigilance. Les mêmes consignes préconisées pour limiter la propagation du virus sont d’application et nous permettra de lutter contre la propagation des nouveaux variants », déclare le médecin. 

Le directeur général du MSSP a souligné que le variant brésilien n’est pas plus agressif mais sa contagiosité est plus élevée. Selon les précisions du directeur général du MSPP, ce dernier attaque des catégories de personnes qui auraient été épargnées par le virus classique. Dans la foulée, Lauré Adrien dit ne pas écarter la possibilité que les nouveaux variants développent des formes graves puisque plus de personnes sont exposées. « Plus il y a de personnes contaminées, plus la possibilité des formes graves est élevée », prévient-il.



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