Coupe du Monde de la FIFA

Qatar 2022 : Le Canada met la pression sur la Concacaf pour ne pas fouler le sol haïtien 

Si tout se passe comme prévu, les équipes d'Haïti et Canada, les 12 et 15 juin, s'affronteront dans le cadre du deuxième tour des éliminatoires de la Coupe du Monde de la FIFA, Qatar 2022. Avant cette éventuelle double confrontation, les dirigeants canadiens mènent une vaste campagne de dénigrement, de quoi empêcher à Haïti de recevoir son match au stade Sylvio Cator. Que doit faire les autorités haïtiennes ?

Publié le 2021-05-11 | lenouvelliste.com

Avant d'affronter les équipes d'Aruba, le 4 juin et le Suriname, le 7 juin, l'équipe canadienne a le contrôle du groupe B avec 6 points (+15), ex-aequo avec Suriname (+9), pour avoir corrigé les Bermudes (5-1) et Cayman Island (11-0) lors des deux premières journées des éliminatoires de la Coupe du monde de la FIFA, Qatar 2022. Pour s'assurer de la première place du groupe, Les Rouges, parlant du Canada, doivent impérativement remporter leurs deux prochaines rencontres. Ce faisant, ils auront pris donc rendez-vous avec les Grenadiers mais, à condition que ces derniers terminent aussi premiers du groupe E.

De leur côté, les Haïtiens se trouvent dans une situation similaire à celle des Canadiens, car ils doivent nécessairement battre les îles Turcs-and-Caicos, le 5 juin et le Nicaragua, le 8 juin au stade Sylvio Cator. Avant ces deux rencontres, les Grenadiers, pressentis pour s'emparer du leadership du groupe E, n'ont pour l'instant pas le contrôle de ce groupe, emmené par un trio composé du Nicaragua (+7), Belize (+3) et Haïti (+2). Cependant, tout laisse entrevoir que ce sont les Grenadiers, vu qu'ils auront l'avantage de recevoir le Nicaragua, qui s'adjugeront la première place du groupe.

Bien qu'on soit à quelques semaines de la reprise de ces éliminatoires, les autorités canadiennes, ayant en tête la défaite de leur équipe (3-2) face à Haïti lors des quarts de finale de la Gold Cup 2019, sont en train de mener une vaste campagne, de quoi convaincre la Concacaf d'empêcher Haïti de recevoir au stade Sylvio Cator. Pour y arriver, ils participent à des émissions télévisées pour présenter à nu la situation chaotique d'Haïti. Ils ont pris comme bouc émissaire, ce qui était arrivé à la délégation du Belize lors de son match à Port-au-Prince contre les Grenadiers.

" Il serait insensé de demander à une équipe nationale de se rendre à Port-au-Prince pour affronter Haïti, a laissé entendre John Herdman, le technicien anglais qui entraîne le Canada. Si le Belize était en grand danger, qu'en est-il de nous ? La Concacaf doit forcer Haïti à recevoir ses matches dans un autre pays ", a plaidé le sélectionneur du Canada.

Entre-temps, en Haïti, le Comité de normalisation de la FHF, visiblement pris entre l'enclume et le marteau, tarde encore à résoudre les problèmes les plus simples. Rien n'est certain pour ce qui est du déplacement des Grenadiers à Cuckburn Town (Turcs-&-Caicos) avant de recevoir le Nicaragua (on ne sait jusque-là où ni la date). Qu'en est-il du dossier de nouveaux joueurs, billets d'avion, stage de préparation, entre autres. Une pléiade d'incertitudes qui laissent planer pas mal de doutes.

Tout compte fait, les observateurs les plus avisés du football croient savoir qu'Haïti, pour conserver une chance de qualification pour le troisième tour des éliminatoires de la Coupe du monde de la FIFA, Qatar 2022, doit sortir de son silence, prendre à contre-pied les démarches du Canada et donner de solides garanties à la Concacaf qu'elle pourra organiser ses matches à Port-au-Prince, de quoi apporter un démenti formel et couper court aux campagnes de dénigrement qu'avaient manigancées les autorités cadadiennes.



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