Insécurité : la Fédération protestante interpelle le Premier ministre Joseph Jouthe

Publié le 2021-04-09 | lenouvelliste.com

La Fédération protestante d’Haïti (FPH) a adressé une lettre ouverte au Premier ministre Joseph Jouthe, chef du  Conseil supérieur du pouvoir judiciaire (CSPN). Dans cette correspondance, les signataires ont évoqué la récente attaque armée à Bel-Air et l’enlèvement de 4 fidèles à l’église adventiste Galaad de Diquini. La FPH s’est dit consternée de constater ces deux événements survenus le 1er avril. « La fédération a du mal à tenir le langage qu’il faut pour exprimer la profondeur de la blessure qui ravage son âme face aux derniers actes de cruauté enregistrés tant à Bel-Air (commune de Port-au-Prince), qu’à Diquini (commune de Carrefour). La FPH se sent profondément indignée par cet énième cas d’atrocité contre la dignité humaine et la paix sociale enregistré à Bel-Air où la population a été assaillie par des bandits sous les yeux des forces de l’ordre localisées tout autour. Malgré les cris, la population n’a pas été secourue, ce qui s’apparente à un complot contre les plus faibles. La FPH réclame justice pour ces sans voix », exige la fédération.

La FPH a évoqué l’enlèvement, à Diquini, du pasteur Audalus Estimé, du maestro Welmyr Jean Pierre, de Francisco Dérival et Steven Jérôme. Elle a souligné prendre acte de leur libération dans la nuit du 4 au 5 avril 2021. « Néanmoins, le problème de la sécurité de la population demeure entier », tranche la FPH.

Par conséquent, la Fédération protestante demande au Premier ministre Jouthe de « faire cesser cette souffrance infligée au peuple haïtien ». Dans cette correspondance, la FPH paraphrasant Edmund Burke, eut à déclarer : «Pour triompher, le mal n’a besoin que de l’inaction des gens de bien. « En ce sens, la FPH dénonce l’inaction, l’absence de plan et l’inconstance de votre administration face à la dynamique du mal qui dépasse les limites. Sachant que vous avez été élevé au grade de Premier ministre pour faire du bien à la population haïtienne, la FPH vous exhorte, monsieur le Premier ministre, à agir vite, sinon la nation sombrera. Et l’histoire ne vous pardonnera jamais », conclut la lettre, portant la signature entre autres des pasteurs Calixte Fleuridor, Jean Kisomair Duré, Jonathan Joseph, de madame Sabine Morpeau.



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