CONSTITUTION - RENCONTRE DE LA SOCIETE CIVILE

L’ATH organise un forum de discussion sur la nouvelle constitution

Publié le 2021-03-31 | lenouvelliste.com

Après la session du vendredi 19 mars, l’Association touristique d’Haïti (ATH) a organisé, vendredi 26 mars 2021, une deuxième session du « forum, petit déjeuner » autour du projet de la nouvelle constitution et ses enjeux. Les mêmes intervenants : Me Chantal Hudicourt et Joseph Domingue Orgella, coordinateur du Conseil national de la société civile haïtienne, ont animé les discussions avec les participants dans le but de s’approprier l’avant-projet de constitution et faire des recommandations. Les discussions entre les participants se sont déroulées sur une base comparative entre l’actuelle Constitution et celle qui sera soumise au référendum pour identifier les nuances, les différences, les complémentarités, et surtout les articles qui poseront problème à l’avenir.

Pour Raina Forbin, présidente de l'Association touristique d'Haïti, il y a consensus sur le fait que le pays doit changer de constitution, car l’actuelle Constitution, selon elle, freine en quelque sorte l’avancement du pays. Toutefois, ajoute-t-elle, le pays peine à trouver la meilleure façon de procéder à ce changement en évitant de violer les principes démocratiques. « Avec ces deux experts, nous voulions examiner cet avant-projet de constitution pour déceler les dispositions qui devraient être sources de conflits ou représenter une anomalie à l’avenir. S’il faut changer la Constitution, nous nous devons de faire un travail correct afin de permettre au pays de grandir démocratiquement », a-t-elle expliqué.

Cette deuxième session d'information sur le sujet a réuni plusieurs dizaines de membres et non-membres de l’Association touristique d’Haïti pour échanger sur ce sujet d’actualité qui concerne tous les nationaux et les Haïtiens de la diaspora et prendre connaissance de ces enjeux. Pour les responsables de l’ATH et du Conseil national de la société civile haïtienne, il s’agit d’une nécessité de veiller à ce que la nouvelle constitution mette en place un vrai projet de société. Car celui-ci « déterminera certainement notre futur en tant que peuple ». Mais pour le moment le texte présenté ne répond pas à ces exigences.  

A la question que peut faire la société civile pour forcer les autorités ou le comité consultatif à se pencher sur leurs recommandations au lieu de les rejeter d’un revers de main, Joseph Domingue Orgella affirme que tant qu’il s’agit d’un projet, des modifications peuvent encore être apportées au texte de la nouvelle Constitution. Selon lui, les diverses organisations de la société civile ainsi que l'ATH doivent coordonner leurs efforts pour proposer leurs recommandations. Leur vœu est de rencontrer le comité consultatif chargé d’élaborer la nouvelle constitution pour discuter des conclusions de leur discussion sur l’avant-projet de constitution en vue d'ajuster ou modifier certains articles.



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