Dans l'esprit de «Haïti, le Printemps de l'Art»

Publié le 2021-01-13 | Le Nouvelliste

Après le livre, la musique, le cinéma, l’artisanat, la cuisine, les cerfs-volants, Le Nouvelliste se lance dans une nouvelle aventure. Le journal va aider à réveiller une belle endormie: le monde des arts plastiques en Haïti.

« Toute création haïtienne nous intéresse », répète souvent Max Chauvet, directeur du Nouvelliste. « Cette fois, c’est l’art contemporain, demain qui sait par quel bout le journal essayera de se mettre au service des créateurs haïtiens ».

Idée en projet depuis 2011, « Haïti, le Printemps de l’Art », festival d’art contemporain sera lancé officiellement ce jeudi à la Galerie d’Art Nader, l’une des plus anciennes institutions du genre en Haïti. La rétrospective que les Nader proposent va si bien avec un réveil : une exposition qui part des années 40 du siècle passé pour aboutir à nos jours. L’École moderne en est le titre.

Le lendemain, c’est l’acteur historique, le père de l’art haïtien qui propose ce que le pays a de plus moderne ces derniers temps. Le Centre d’Art, là où tout a commencé en 1944 de manière formelle avec DeWitt Peters, met en valeur les peintres du Bel-Air et de la Grand-Rue, les maîtres de la récupération, les orfèvres d’un genre nouveau qui marient si bien les déchets et la beauté extraient la  beauté des déchets.

Tout au cours de la période, du 14 au 31 janvier, dans les galeries, musées, et espaces culturels, des expositions seront organisées. Plus d’une vingtaine de manifestations sont prévues. Cela ira de conférences à l’Université Quisqueya, à des projections. 16 documentaires d’Arnold Antonin sur l’univers des arts et les artistes haïtiens seront projetés, la librairie La Pléiade met en vitrine tous les ouvrages disponibles sur les plasticiens et autres créateurs haïtiens tout en les reliant à l’art universel.

Comme la création s’accompagne de droits qui sont souvent ignorés en Haïti, le Bureau haïtien du droit d’auteur organise une journée portes ouvertes pour offrir consultations et conseils aux créateurs.

La liste des activités s’allonge encore au moment où ces lignes sont écrites. Des photographes, des graffeurs, des sculpteurs et des forgerons s’invitent à la fête et les peintres de rue ne seront pas oubliés. 

L’art haïtien aura sa fête comme l’artisanat ou le livre ont la leur et leurs jours de folie.

L’esprit du festival «Haïti, le Printemps de l’Art » s’inscrit dans une augmentation de l’offre culturel et dans le défi permanent que Le journal se lance d’amener de nouveaux publics a la culture.

Comme pour toutes les activités du Nouvelliste, on commence lentement pour aller le plus loin et pendant le plus longtemps.

Livres en folie, la plus importante manifestation privée pour grand public, ne continue-t-elle pas son chemin depuis 1995?

Longue vie à «Haïti, le Printemps de l’Art», aux institutions cultuelles qui lui donnent vie et aux créateurs, faiseurs de printemps.

Frantz Duval
Auteur
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