Pour réduire les risques dans la ville des Baradères

Accompagné du délégué départemental des Nippes, Morel Espérance Bernard, et de plusieurs hauts cadres du ministère de l’Agriculture, dont le directeur départemental agricole des Nippes, Bruno Edmond et le directeur des infrastructures agricoles Marc-Edouard Dieu-Juste, le ministre de l’Agriculture, des Ressources naturelles et du Développement rural, Patrix Sévère, a lancé le 11 janvier dernier les travaux de déviation de la grande rivière des Baradères. Ces travaux contribueront, soutiennent les responsables, à réduire les risques d’inondation aux Baradères au cours des saisons pluvieuses.

Publié le 2021-01-13 | Le Nouvelliste

Après plusieurs années, les autorités gouvernementales trouvent enfin un moyen de protéger la ville des Baradères contre les inondations. Plusieurs études ont été commanditées et plusieurs propositions ont été faites. Les responsables optent pour la déviation de la grande rivière qui représente le principal obstacle à la population de cette commune  lors des grandes crues. Quelques minutes de pluie, déplorent certains riverains, suffisent pour inonder complètement la ville.

Au grand maux, des grands remèdes, croient les responsables. Voilà pourquoi le ministère a opté pour des travaux durables. Est-ce pourquoi, au lieu d’endiguer uniquement ce  cours d’eau, il a été décidé, entre autres, de le dévier. Le travail parait délicat, mais toutes les dispositions sont prises pour briser une montagne de 26 mètres et aménager un lit de 14 mètres afin de recueillir le surplus d’eau et de renforcer les berges du nouveau lit à environ un kilomètre. Ce qui, selon le ministre de l’Agriculture, Patrix Sévère, contribuera à endiguer définitivement ce mal.

La partie la plus importante d’eau que charrie la rivière sera contournée vers la cinquième section, Nicolas. Les bulldozers sont déjà à l’œuvre. Les techniciens aussi. Les responsables veulent profiter de la saison sèche pour terminer les travaux. Si l’on croit les propos du responsable des infrastructures agricoles du ministère de l’Agriculture, Marc-Édouard Dieu-Juste, l’on va mobiliser une flotte importante de matériel afin de terminer dans les quatre prochains mois. De l’avis du ministre, la sécurité des vies et des biens de la population dépend en grande partie de cet ouvrage.

Le travail, selon le directeur des infrastructures agricoles, concerne trois kilomètres. Les remblais obtenus à partir de la démolition de la montagne seront utilisés pour endiguer le prochain lit de la rivière afin de continuer à protéger la population. Il est également question de construire un ouvrage pour faciliter le passage vers la cinquième section et le débarcadère qui est situé à quelques kilomètres de la ville.

Parallèlement, selon les précisions apportées par M. Dieu-Juste, le ministère va renforcer les berges de l’ancien lit de la rivière. L’on ne va pas éliminer complètement l’ancienne rive. La déviation, poursuit l’ingénieur, consiste à diriger le surplus d’eau mais la rivière gardera son lit initial, selon ses dires.

Dans ce cas, promet le ministre, des dispositions ont été prises non seulement pour dédommager les propriétaires, ceux dont les parcelles ont été utilisées pour ériger la nouvelle rive, mais aussi ceux dont les maisons ont été détruites à cause de ce travail. Aussi importante que soient ces travaux, le ministère ne compte pas faire cavalier seul. « Le travail sera effectué avec et pour la population des Baradères incluant toutes les sections communales »,  précise M. Sévère. Chaque cas, rappelle le ministre, sera traité singulièrement afin que personne ne se sente lésée.

Jose Flecher
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