La police nationale essaie de finir l’année avec de meilleures notes

Publié le 2020-12-28 | Le Nouvelliste

Opérations à Village-de-Dieu, présence visible dans les rues pendant les fêtes, opération dans le fief du gang 400 Mawozo, la PNH essaie de finir 2020 sur des notes différentes qu’elle ne l’avait commencée.

Pour nos policiers, l’année 2020 avait débuté avec les manifestations de ce qui deviendra plus tard le syndicat de la PNH (SPNH). Très vite, il y a eu les opérations coup de poing de la Fantom 509 qui n’hésita pas à bloquer des rues, à brûler des véhicules, à attaquer des ministères.

Les points culminants en février 2020 ont été la razzia contre les stands de carnaval qui emporta dans les flammes le peu d’organisation de l’édition 2020 de la grande fête populaire à la capitale et l’affrontement fratricide entre policiers et militaires en plein Champ de Mars, le dimanche gras.

Les autres mois, avec plus ou moins de violence, allaient se ressembler pour la PNH. Des revendications, des annonces ponctuelles d’amélioration du sort des policiers, de nouvelles revendications. SPNH et 509 ont alterné sur le béton. A chaque fois la police n’a pas pu rétablir l’ordre ni stopper les dérapages des policiers récalcitrants. Il faut dire que les revendications étaient en faveur de tous les policiers. Jamais des demandes politiques.

Les secousses diverses et le peu de résultats contre les bandits finirent pas emporter le directeur général de la PNH qui avait commencé 2020. Pour finir l’année, la PNH a un nouveau directeur.

Si Léon Charles a meilleure presse que Normil Rameau, le nouveau DG doit encore faire ses preuves tant les attentes de la population sont grandes.

La discipline est-elle revenue au sein du corps ? Les policiers sont-ils satisfaits de leur sort ? Les unités sont-elles bien équipées ? La politique a-t-elle déserté les rangs de la PNH? Les moyens sont-ils mis à la disposition de la troupe pour lui permettre d’atteindre les objectifs attendus ? Les objectifs sont-ils clairement définis ?

La population veut pouvoir vaquer à ses occupations et circuler librement. Elle ne souhaite ni la violence dans les rues ni les kidnappings incessants. Elle veut vivre dans la paix et la police doit pouvoir lui garantir le minimum vivere.

L’année 2020 s’achève sur une police plus apaisée mais on ignore si 2021 s’annonce meilleur pour la principale force armée du pays quand on sait que les politiques jouent avec le feu avec le BSAP qui augmente de façon incontrôlée ses effectifs et toutes les tâches que les nouveaux décrets veulent assigner à la PNH en l’année électorale qui nous attend.

La Police Nationale d’Haïti a souffert en 2020, elle ne s’est pas effondrée. Saura-t-elle se redresser, se relever en 2021?

Frantz Duval
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